Le Passeur (d'idées)

17 septembre 2022

Conseil communal du 19 septembre 2022

(contact : troozinfo@gmail.com)

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19h00

SALLE DES MARIAGES
Rue de l'Eglise 22 à Prayon

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11 POINTS à mettre en évidence :

CONVOCATION : https://www.calameo.com/read/00716916855a7c637bcd9  
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1. et 2.     Désignation de 3 fonctionnaires sanctionnateurs

5.     Financement alternatif des infrastructures touristiques - convention relative à l'octroi d'un prêt CRAC

6., 7. et 8.     Missions de responsable PEB et d'auditeur énergétique, d'étude de stabilité et d'étude des techniques spéciales pour la construction d'une salle de gymnastique à l'école de Fraipont - Approbation des conditions et des modes de passation

9.     Projet d'acte de cession de la chapelle de Trooz à l'AC par la Fabrique d'Eglise Saint-Laurent de Prayon

12.     Comptes communaux - Exercice 2021

13.     Modification budgétaire n°1 pour l'exercice 2022 - Services ordinaire et extraordinaire

14.     Octroi d'une subvention en numéraire au Syndicat d'Initiative de Trooz - 2022

15.     Octroi d'une subvention exceptionnelle en numéraire aux clubs sportifs impactés par les inondations

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1


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18 juillet 2022

Bords de routes non fauchés et... fleuris

  (contact : troozinfo@gmail.com)
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Espaces pour la nature

 

fauchage tardif

De nombreux bords de route sont fauchés tardivement afin de permettre aux plantes à fleurs de produire des graines et de se ressemer, ce qui est favorable à la diversité floristique et donc également utile pour quantité d'insectes notamment.

A Trooz comme dans d'autres communes fortement touchées par les inondations de mi-juillet 2021, la fauche des bords de route n'est actuellement - et de manière compréhensible - plus assurée partout, ce qui laisse d'autant plus d'espaces et de temps à la nature pour s'épanouir.

C'est d'autant plus important cette année frappée par une forte canicule.

 

 

 

Ces quelques clichés montrent la situation en quelques endroits : séneçon jacobée, liseron, origan, achillée millefeuille, ronce, campanule, centaurée jacée...

Les lianes sont également présentes : houblon, clématite...

 

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bord de route

glycine

Herman

talus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Molène noire

 

 

Capture - centaurée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centaurée jacée

 

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14 juillet 2022

Inondations de juillet 2021

 (contact : troozinfo@gmail.com)

Indignation.

Au nom des victimes. Au nom des bénévoles.

Et au nom de la nature aussi.

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Céline Tellier

Ministre de l'Environnement, de la Nature, de la Forêt,
de la Ruralité et du Bien-Être animal

Rue d'Harscamp 22

5000   Namur

 

Madame la Ministre,

Vous aurez lu l’article de Michel De Muelenaere dans Le Soir de ce mardi 12 juillet consacré aux inondations de la mi-juillet 2021 et aux travaux dans et aux abords de la Vesdre qui ont suivis (https://www.lesoir.be/453602/article/2022-07-12/inondations-dans-lurgence-la-nature-est-passee-au-second-plan). Vous aurez lu la chronique d’Anne-Laure Geboes et d’Hélène Ancion d’IEW dans La Libre de ce jeudi 14 juillet sur le même sujet (https://www.lalibre.be/economie/decideurs-chroniqueurs/2022/07/14/inondations-quand-on-fait-le-lit-de-la-prochaine-catastrophe-XFVUQXWTB5B5LNUPBWYQPC6LXI/).   

J’habite dans la vallée – sans avoir été impacté par la catastrophe – et j’ai été aux premières loges pour observer la réponse brutale et sans concession que « les autorités compétentes » ont mise en œuvre au niveau de la rivière.

« Indignez-vous ! ». Donc je m’indigne, encore une fois. Au nom des victimes. Au nom des bénévoles aussi, venus par milliers pour aider de toutes les manières. Après les inondations, certains ont incriminé la Vesdre et les forces de la nature ; d’autres ont compris que cette rivière qui a tant apporté à la région était elle aussi victime de la désaffection qu’on lui porte depuis si longtemps. C’est ainsi que 600 bénévoles – parmi lesquels des personnes ayant dû quitter leurs logements inondés – ont œuvré des semaines et des mois durant dans la réserve naturelle domaniale de Goffontaine transformée en un dépotoir géant.  

Les articles du Soir et de La Libre, je les ai lus et même relus et je peux vous dire qu’effectivement, l’administration des cours d’eau non navigables (DCENN) a fait « vite et pas dans la dentelle » ; c’est peu dire que la nature est passée au second plan. Pendant la phase d’urgence mais aussi bien après, les pelles mécaniques et autres engins de chantier s’en sont donné à cœur joie dans le lit de la rivière et sur ses berges, transformant un cours d’eau déjà très artificialisé en un canal voué à évacuer les débits le plus rapidement possible. Certains affluents ont dégusté eux aussi. Tout le contraire de ce que recommandent les environnementalistes et les spécialistes des rivières et de leur « fonctionnement ».

Même dans des zones qui ne présentent aucun danger pour les personnes et les biens, aucun espace n'a été rendu à la Vesdre pourtant totalement corsetée de Verviers à Chênée, aucune place n'a été laissée à la nature, aucune chance n'a été laissée à l'évolution naturelle des milieux nouvellement créés. Tous les discours en faveur de la biodiversité, des habitats, des rivières... sonnent terriblement creux. « Faites ce que je dis, pas ce que je fais » : voilà une réalité tirée du terrain. A-t-on appris quelque chose ? A-t-on remis en question quoi que ce soit au niveau des actions sur le terrain ? Souvent, on s'autorise à détruire beaucoup sous prétexte que l'on protège un peu ; dans le cas de la Vesdre post-inondations 2021, on n'a jusqu'à présent fait que de détruire. Cela va-t-il continuer ?

Oui, il fallait intervenir et réaliser de gros travaux mais pas au détriment d’un écosystème par définition mouvant dont la dynamique, qu’on le veuille ou non, doit être respectée et non pas vainement contrée. C’est une évidence, la vallée de la Vesdre est moins résiliente qu’il y a un an. En d’autres mots, si par malheur un nouvel événement pluvieux de très forte intensité - comme le prédisent les météorologues d’ici 2050 - devait subvenir aujourd’hui dans le bassin de la cette rivière suivi d’une crue sur l’ensemble de son lit majeur, le danger pour les personnes et les biens serait supérieur à ce qu’il était voici un an !

C’est incroyable et c’est en bonne partie à la DCENN qu’on le doit ! Comment expliquer que l’anse d’érosion créée dans un méandre à Goffontaine ait été comblée alors qu’il s’agit d’un attribut indispensable des cours d’eau ? Comment expliquer que des tronçons de rivières aient été enrochés là où strictement aucun risque n’était présent, comme en rive droite à hauteur de la cité de Fraipont ? Comment expliquer que l’on ait aménagé partout des talus à 45° ? Comment expliquer que les derniers paysages attrayants de la vallée aient été balafrés ?

La nature ne s’en sort pas mieux. Même s’il est invisible aux premiers abords, l’impact des travaux de curage et de reconstruction sur l’écosystème et la biodiversité est gigantesque et largement irréversible. Un aménagement d’ampleur a été réalisé en faveur de la nature : la « noue » qui a remplacé la canalisation qui emprisonnait le ruisseau du Songnon dans la réserve naturelle domaniale de Goffontaine. Malheureusement, du fait du mauvais niveau du plancher, elle n’est écologiquement pas fonctionnelle ! On a aussi pas mal reboisé les berges, régulièrement après l’enrochement de leur base puis leur talutage et… en partie avec des petits fruitiers. Où est l’ « excellence » vantée par la Région wallonne ?

Dans le hors-série d’Imagine sorti en juin au niveau du risque climatique et social, Christine Mahy explique qu’on est en plein dans la prévention « réparation », que l’on applique quand tout va déjà (trop) mal. Elle pose la question de la vision d’avenir proposée par le Politique et la manière dont elle est ensuite traduite sur le terrain, avec quelle permanence et comment les populations locales sont impliquées. Dans le domaine des cours d’eau, de leur état physique et de leurs fonctions écologiques, on n’en est manifestement même pas encore là. L’appel à projet « Résilience Biodiversité - Climat » va dans le bon sens ; après avoir vu la DCENN à l’œuvre, je comprends mieux pourquoi vous invitez les acteurs locaux publics et privés à proposer des projets de mise en place la reméandration de cours d'eau et de création de zones d'immersion temporaire pour lutter contre les inondations. Vu la technicité et la complexité du sujet et la nécessité d’une vue transversale et globale, ce devrait pourtant être une tâche avant tout exécutée par l’Administration. La DCENN ? Surtout pas, d’autant plus qu’elle n’a manifestement que faire des avis qui lui sont remis !

Madame la Ministre, allez-vous, dans le cadre de cet appel, faire recreuser l’anse d’érosion de Goffontaine, exproprier et aménager les 4 hectares de terrains agricoles du méandre – occupés par des chevaux jusqu’en juillet 2021 – en une zone de grande valeur biologique, répondant ainsi à la double crise climatique et de la biodiversité ? Va-t-on pouvoir y éradiquer la centaine de stations de renouées du Japon réapparues sur le site malgré l’étrépage de début d’année ?

Très rapidement après les inondations, des autorités compétentes et des naturalistes ont averti de la nécessité de composer avec la rivière, sans jamais remettre en cause l’urgence des interventions requises après la catastrophe. Qu’en a-t-on réellement fait ?

Pourquoi les avis du Département de l'Etude du Milieu Naturel et de l'Environnement, pôle scientifique de la Région wallonne, n’ont-ils jamais été pris en considération ? Pourquoi l’avis d’initiative de la "Section Nature" du "Pôle Ruralité" du 10 décembre 2021 sur « l’importance de renforcer la naturalité et la résilience des cours d’eau wallons suite aux inondations de juillet 2021 », dont vous avez accusé réception, n’a-t-il pas été pris en considération ?

Vous rétorquerez, comme la DCENN, que les actions favorables à la nature arrivent maintenant. On ne peut qu’être très inquiet lorsque l’on apprend qu’un peu moins de la moitié des 1.000 sites nécessitant des travaux ont été sécurisés et que le reste viendra d’ici la fin de l’année. Va-t-on continuer à travailler de la même manière, en reléguant à plus tard l’intérêt porté à la rivière elle-même ? La voie cyclable qui doit être construite dans les prochaines années entre Trooz et Verviers, de 4 m de large, va-t-elle détruire les derniers espaces où subsiste un peu de « nature » ? Va-t-on continuer à tout décider à huis clos et à négliger les avis et les appels des scientifiques et des naturalistes ? Va-t-on vraiment pouvoir déconstruire des infrastructures telles que des enrochements de berge qui ont coûté des fortunes ? Va-t-on simplement rendre de l’espace et de la liberté à la Vesdre, ce dont elle a le plus besoin ? Ou la « gestion naturelle des cours d'eau » restera-t-elle de la sémantique ?

Vous savez, Madame la Ministre, c’est pénible de s’engager en faveur de la protection de la nature et de l’environnement en Région wallonne. On a bon être altruiste et s’investir dans un but que l’on pense être d’intérêt général, on doit constamment défendre tout en reculant, ce qui finalement équivaut à retarder une échéance qui nous parait de plus en plus inéluctable : un appauvrissement écologique généralisé de notre territoire, et avec lui la dégradation des services écosystémiques et des conditions de vie des populations.

J’ai assisté le 28 juin à Chaudfontaine à la présentation – remarquable – du prédiagnostic réalisé par le Studio Paola Viganò et le Team Vesdre ULiège dans la perspective de la réalisation du schéma stratégique du bassin versant de la Vesdre. « Réfléchir... afin de ne plus subir la situation de juillet 2021 et d’inscrire ce territoire dans les transitions écologique et socio-économique. » Une nouvelle fois, il est fait appel à des gens de grande compétence pour établir un plan pour l’avenir. Puisse leur travail être reconnu et traduit en actions. Deux jours plus tard, en tant que membre de la CLDR, je participe à Trooz à la permanence au cours de laquelle des scientifiques de l’ULiège nous présentent le même diagnostic. Quelque peu excédé par la propension des communes à se poser en victimes et à se disculper de toute responsabilité dans la gestion du territoire, je fais part de… mon indignation face à leur inertie et à l’absence de démocratie citoyenne ; le Directeur général de Trooz répond en affirmant que la gestion participative est un concept politique qui ne fonctionne pas… Les deux échevins présents s’abstiendront de rappeler que ce point occupe pourtant une place dans la déclaration de politique générale. Le mieux et le pire se côtoient souvent et cela n’aide ni à impliquer la population, ni à la rapprocher du Politique.

Il est heureusement une autre initiative qui émane du monde universitaire et qui mérite tous les égards : pendant une année, 150 étudiants de 3 universités (ateliers d’architecture et d’urbanisme) ont travaillé sur l’adaptation du bassin de la Vesdre et ont proposé des projets pour différents points du territoire. Ces travaux sont rassemblés au sein de la Task Force Vesdre et exposés à la gare SNCB de Verviers-Central jusqu'au 15 juillet. Voilà qui annonce une génération de « gestionnaires » certainement bien mieux à même que nous de concevoir un monde en harmonie avec la nature et les rivières.


Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, mes meilleures salutations.

 

Olivier Baltus

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06 juillet 2022

Cimetières de Trooz

 (contact : troozinfo@gmail.com)
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Plus de nature pour plus de vie

Les herbicides sont proscrits dans les espaces publics et donc aussi les cimetières depuis 2019 (y compris les allées lorsqu’elles sont reliées à un réseau de collecte des eaux pluviales ou directement aux eaux de surface).

On y applique une gestion différenciée * qui combine au mieux l'entretien et la nature.       

Si cette gestion a été décriée par certains lorsqu'elle a fait son apparition, elle est aujourd'hui acceptée par le plus grand nombre au point qu'un retour en arrière n'est même plus souhaité !

Quelques photos dient mieux que les mots.
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Cimetière du Batty (Trasenster)
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Cimetière de Prayon
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Au bas du cimetière de Prayon, la vieille haie de résineux serait utilement supprimée et remplacée par une haie d'essences feuillues indigènes. Cela serait non seulement bien plus beau mais aussi plus cohérent et efficace.

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La gestion différenciée

Cette nouvelle approche de la gestion des espaces verts est résumée par la maxime :

"Entretenir autant que nécessaire et aussi peu que possible"

La gestion différenciée fait le pari d’une gestion plus respectueuse de l’environnement sans perte de qualité. Elle remet en question le tout horticole, sans toutefois le bannir.

Chaque espace a ses propres spécificités ; le principe est d'appliquer à chacun d’eux le mode de gestion le plus adapté, tenant compte de son utilisation, sa situation... Pour certains on choisira de maintenir une gestion assez intensive, tandis que pour d'autres, on optera pour une gestion plus extensive.

Bref, appliquer la bonne gestion au bon endroit.

A l'échelle d'une commune, ce mode de gestion permet de diversifier les types d'espaces verts, de favoriser la biodiversité et de réduire l'utilisation de produits chimiques (pesticides). Et aussi, dans une certaine mesure, de réduire la charge de travail des ouvriers !

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Quelques pratiques de gestion différenciée :

  • favoriser la biodiversité en certains endroits, par exemple en ne coupant l’herbe qu’une ou deux fois par an, en plantant des espèces adaptées aux conditions locales (plutôt que des espèces horticoles)… ;
  • appliquer des alternatives aux pesticides pour soigner les plantes, en faisant appel aux connaissances… ou en acceptant la présence de quelques « mauvaises herbes » ;
  • aménager les espaces verts de façon réfléchie, pour éviter les problèmes d'entretien par la suite (arbres plantés trop près d’un bâtiment ou d’une ligne électrique…) ;
  • réserver une partie des espaces pour des prés fleuris ou des prairies fauchées après le 15 ou le 30 juin pour permettre aux plantes de fleurir et fructifier ;
  • délimiter des zones de tonte différenciée ;
  • favoriser les plantations de vivaces indigènes, les haies diversifiées.

Des partenaires au service des communes :

  • Le Pôle Gestion Différenciée… au service des services publics

www.gestiondifferenciee.be

  • L'asbl Adalia pour des pratiques sans pesticides

www.adalia.be

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29 juin 2022

Déchets ménagers en 2021

(contact : troozinfo@gmail.com)
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Une année pas comme les autres

Les déchets ménagers récoltés en 2021 à Trooz ont baissé à 200 kg / habitant. Le taux de recyclage a lui aussi baissé, passant de 54 à 51%. Trooz s’éloigne donc de l’objectif du « plan wallon des déchets-ressources » qui prévoit des taux de réemploi et de recyclage s’élevant au minimum à 55, 60 et 65% en 2025, 2030 et 2035. Y compris des déchets produits par les commerçants, qui ne sont actuellement pas compris.

Les chiffres de 2021 ne peuvent néanmoins être interprétés comme ils l’ont été les années précédentes puisque les inondations de la vallée de la Vesdre les 14 et 15 juillet ont généré des montagnes de déchets de toutes sortes, comptabilisés à part, suivies du départ de nombreuses familles hors commune.

On peut par contre regretter que pendant les semaines qui ont suivi les inondations, il n’y a pas eu de messages clairs et audibles par la population pour qu’elle mette au moins de côté les déchets chimiques en vue de leur ramassage et de leur élimination sécurisée.

 

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Inondations de la vallée de la Vesdre

(contact : troozinfo@gmail.com)
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Liste des articles (et associés)

accès au tableau : tab_articles_Vesdre___inondations

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date titre articulet  
     
28-juin-22 Réserve naturelle domaniale de Goffontaine (3c / 3) Bénévoles vs Autorités. Pour quels résultats ?
28-juin-22 Réserve naturelle domaniale de Goffontaine (3b / 3) Bénévoles vs Autorités. Pour quels résultats ?
28-juin-22 Réserve naturelle domaniale de Goffontaine (3a / 3) Bénévoles vs Autorités. Pour quels résultats ?
25-juin-22 Renouée du Japon : le retour Le méandre de Goffontaine toujours infesté.
24-juin-22 Résilience de la vallée de la Vesdre Faites ce que je dis, pas ce que je fais.
22-juin-22 Inondations - et maintenant ? Agir, s'il n'est pas trop tard...
  article : La vallée de la Vesdre sera-t-elle doublement meurtrie ?
14-févr-22 La vallée de la Vesdre doublement meurtrie ! Anse d'érosion : un attribut indispensable à la dynamique naturelle de la Vesdre
10-févr-22 Interpellation communale Notre territoire n'est pas à vendre
10-nov-21 CCATM de Trooz Pas d'aménagement du territoire... !
6-nov-21 Inondations des 14 et 15 juillet Se réconcilier avec la Vesdre !
5-oct-21 Inondations - Renouée du Japon  L'envahissement !
3-oct-21 Réserve naturelle de Goffontaine Où en est-on ?
15-sept-21 Inondations Vesdre : avec des affluents dénaturés, aucune résilience n’est possible !
9-sept-21 Inondations Confier la Vesdre aux pelleteuses : une bonne idée ?
6-sept-21 Inondations - Renouée du Japon  Une catastrophe écologique en cours
10-juil-20 45 millions dégagés pour la Vesdrienne Le vélo va enfin bénéficier d'investissements conséquents
12-mars-20 « la cldr fait un travail de qualité » Ah bon ? Echanges avec l’échevin Sébastien Marcq
10-mars-20 « la CLDR fait un travail de qualité »  Ah bon ? Voyons ça.
11-févr-20 Trooz : démocratie locale et participation citoyenne Le dire c’est bien, le faire c’est (bcp) mieux
4-févr-20 Réchauffement climatique Trooz passe son tour
2-janv-20 Voie lente entre Chaudfontaine et Trooz Le Chemin de la Nole "épargné"
30-oct-19 Voie lente entre Chaudfontaine et Trooz Faudra-t-il choisir entre le vélo et la nature ?
27-janv-19 Développer notre territoire ? Et si on tentait une vision d'avenir ? 
25-janv-19 Trooz : Déclaration de politique générale Des engagements politiques à la hauteur ?
6-oct-18 Inondations de Prayon et Fonds-de-Forêt le 1er juin 2018 il y a comme une incohérence
25-août-18 Conseil communal du 31 août 2018  
13-juil-18 La Place Emile Vandervelde de Fraipont aura-t-elle droit à un bon projet de rénovation ? Ou subira-t-elle le même sort que la Place du Marché ?
5-juin-18 Inondation : la Magne sortira-t-elle de son lit en 2028 ?  Ou en 2020 ? 
3-mai-18 Urbanisme et aménagement du territoire Le verre a fini par déborder
22-avr-18 Les espaces publics du néant à ce que la Commune voudra bien en faire
22-déc-17 Grand’Rue de Nessonvaux Un renouveau qui se fait attendre.
3-oct-17 La démocratie participative… …c’est la voie pour un meilleur exercice de la citoyenneté et pour une rénovation du fonctionnement de nos démocraties modernes.
28-sept-17 Charges d'urbanisme : les demander c'est bien... ... les mettre en œuvre c'est mieux.
26-juin-17 Le passage des Longtraz Faut-il réfléchir dès-à-présent à la future réhabilitation de la dépendance de carrière des Longtraz ?
12-juin-17 Epuration des eaux usées (III) La Région wallonne au secours de notre Commune.
11-juin-17 Epuration des eaux usées (II) La Région wallonne au secours de notre Commune.
10-juin-17 Epuration des eaux usées (I) La Région wallonne au secours de notre Commune.
24-mai-17 La démocratie participative (IV) Et à Trooz, que fait-on ?
22-mai-17 La démocratie participative (III) Et à Trooz, que fait-on ?
19-mai-17 La démocratie participative (II) Et à Trooz, fait-on quelque chose ?
16-mai-17 La démocratie participative (I) Et nous, et nous, et nous ?
11-avr-17 Nos espaces publics et places de village Une vue générale de leur état
1-avr-17 La Vesdre   
15-janv-17 Les places de village (III) Mais que fait la Commune ?
14-janv-17 Les places de village (II) Pourquoi tant d'espaces publics dégradés ?
13-janv-17 Les places de village (I) ...lieux d'échanges et de convivialité ?
20-juin-16 Subir l’urbanisation de son territoire : le pire scénario pour Trooz !
10-juin-16 STOP à la disparition des ZONES HUMIDES Il coûte 5 fois moins cher de protéger les zones humides que…
1-mai-16 Hydronymie  Comment se nomme la Vesdre ?
28-avr-16 Hydronymie - rendre leurs noms aux cours d'eau !  
10-déc-15 URBANISME : la CCATM apporte-t-elle une plus-value ? Absolument aucune ! Mais pourquoi ?
11-oct-15 Le ruisseau de Péry - 50.000 € de perdus ? Retour sur le terrain…
2-oct-15 Une vraie liberté pour le ruisseau de Péry ! Un projet à revoir ?
10-sept-15 L'urbanisation : un devoir de maîtrise ! Ca y est ; les projets d'urbanisation importants arrivent.
Leur qualité sera déterminante pour Trooz… et ses habitants !
27-avr-15 Nettoyage de la Vesdre : il faut agir !  
27-avr-15 La Vesdre : une compagne fidèle   
1-avr-15 Le réseau d'égouts de la Commune / la Rue au Thier EGOUTTER rime-t-il avec EPURER ?
8-août-14 La DPR 2014 - 2019 : l'environnement … Quelques éléments qui peuvent intéresser les mandataires locaux
La Déclaration de Politique Régionale 2014-2019
« OSER, INNOVER, RASSEMBLER »
3-août-14 La DPR 2014 - 2019 : le développement territorial … Quelques éléments qui peuvent intéresser les mandataires locaux
La Déclaration de Politique Régionale 2014-2019
« OSER, INNOVER, RASSEMBLER »
31-juil-14 La DPR 2014 - 2019 : la mobilité … Quelques éléments qui peuvent intéresser les mandataires locaux
La Déclaration de Politique Régionale 2014-2019
« OSER, INNOVER, RASSEMBLER »
28-déc-13 La Vesdre : une histoire tumultueuse, comme son cours…  
27-déc-13 Fiche d’identité de la Vesdre  

PCDR (onglet "patrimoine, développement rural") :

  • https://bit.ly/3crAldY
  • https://bit.ly/2PP3VAu
  • https://bit.ly/2TELboz
  • https://bit.ly/2TDesQk
  • https://bit.ly/3aB8qXv
  • https://bit.ly/2PQ6YIA
  • https://bit.ly/2PRtpx0
  • https://bit.ly/39rN12G
  • https://bit.ly/38w2hKN
  • https://bit.ly/2vJCAbY
  • https://bit.ly/2VIxEyS
  • https://bit.ly/3auEvQr
  • https://bit.ly/3awjWDu
  • https://bit.ly/39oUa3S
  • https://bit.ly/2wA0Vkw
  • https://bit.ly/32R6dVb
  • https://bit.ly/39mFIcu
  • https://bit.ly/2VLLVuH
  • https://bit.ly/38poLwI

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28 juin 2022

Réserve naturelle domaniale de Goffontaine (3c / 3)

 

(contact : troozinfo@gmail.com)
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Bénévoles vs Autorités. Pour quels résultats ?
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partie 3c / 3
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La RND a été totalement inondée lors de la crue de la mi-juillet 2021. Une fois libérée des eaux, la réserve a laissé voir un spectacle hallucinant : des dizaines de tonnes de déchets et de bois, berges arrachées, dépôt de milliers de galets en plages, aubépines transformées en épouvantails...
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Le nettoyage du site a-t-il effacé toutes les traces des inondations ? Cet événement "naturel", dramatique pour les humains et amplifié par leurs activités, a-t-il amélioré les capacités d'accueil de la biodiversité du site ou les a-t-elles altérées ?
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Les bénévoles sont intervenus. Ensuite ce fut au tour des autorités. Quid ?

Images et commentaires.
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Les bénévoles ont fait un super boulot !

http://www.infotrooz.be/archives/2022/06/28/39534010.html

Mais qu'en est-il des travaux de restauration réalisés

ensuite... par les autorités ?

  •   AVANT, FIN JUILLET et FIN SEPTEMBRE

http://www.infotrooz.be/archives/2022/06/28/39536692.html

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Et...

  •   AUJOURD'HUI

 

Parcelle amont (rive gauche de la Vesdre) :

Remise à l'air libre du Songnon.

Il est très rare qu'on libère un ruisseau canalisé. Il faut dire qu'il est rare qu'un ruisseau soit canalisé dans une réserve naturelle...

Le Songnon est donc libre : plutôt que de le laisser divaguer et recreuser lui même son lit jusqu'à la Vesdre, "on" lui a creusé un très large chenal. Le but est que les eaux de la Vesdre puissent y rentrer lorsque les eaux montent.

Le problème est que la configuration et le niveau plancher du chenal ne permettent pas aux eaux de la Vesdre d'y rester en permanence et de constituer une zone de nurserie pour les alevins. En plus, les aménageurs et les grutiers ont oublié quelques gros cailloux dans le chenal. Y a-t-il eu une étude et la réalisation d'un cahier des charges avant la réalisation de travaux de reconfiguration hydraulique aussi complexes ?

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Confluence avec la Vesdre.

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2 tas de matérieux assez fins subsistent à proximité du chenal.

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Le talus de la route.

Les bénévoles avaient enlevé un maximum de déchets du talus partiellement boisé après quoi la protection civile avait utilisé une machine pour chargr et emporter les gros débris. Aujourd'hui, les arbres ont été enlevés et le talus a été recouvert d'une épaisse couche de terre provenant du creusement... du chenal. 

En bord de route, de gros rochers ont été disposés. On imagine que le talus sera replanté à l'automne. Tous ces aménagements de type "parcs et jardins" ne sont pas souhaitables dans une réserve naturelle où la dynamique devrait avant tout être... naturelle. bien sûr, le talus sera reboisé, naturellement ou après replantation, mais pourquoi avoir supprimé les grands arbres qui étaient en place et formaient un écran ?

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Anse d'érosion.

Les annexes hydrauliques sont essentielles au bon fonctionnement de l'écosystème de la rivière et le support d'une grande biodiversité ; elles ont malheureusement pratiquement toutes disparues de la vallée de la Vesdre. La rivière s'est donc chargée d'en aménager une lors des inondations en y dissipant une énorme énergie érosive... derrière la haute digue de béton ; quel meilleur endroit qu'une réserve naturelle pour ce faire ?

Lors de sa réunion du 25 octobre 2021 sur le terrain, la Commission consultative de gestion des RND de Liège avait demandé que la digue en béton soit supprimée pour que l'anse retrouve une configuration la plus naturelle possible. Elle avait également préconisé le maintien de la connexion de l'anse avec la rivière. Pourquoi les aménagistes n'ont-ils pas respecté ces dispositions ? Pourquoi avoir enlevé la plage naturelle de galets et modifié le niveau du terrain ? Pourquoi avoir isolé une "mare" ? Des matériaux de l'extérieur ont aussi, semble-t-il, été apportés (terres rougeâtres sur la digue et tas localisé de matériaux fin noirâtres près d'une fosse presque totalement rebouchée).

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"Terres" rougeâtres et débris de l'ancienne digue de béton, ces derniers certainement laissés sur place en raison du coût de l'évacuation. 

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"Mare" aménagée dans l'anse d'érosion.

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"Terres" rougeâtres.

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Tas de matérieux fins noirâtres.

Renouée du Japon.

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Malgré les efforts des bénévoles, la Renouée du Japon s'est implantée en divers endroits de la prairie amont, contre le fossé épousant l'ancien cours de la Vesdre et sur la plage de galets nouvellement formée. L'éradication de ces nouvelles stations est toujours possible.

Par contre, au niveau des abords de l'anse d'érosion, en bordure de Vesdre, la plante va certainement progressivement coloniser une grande partie des espaces. Il sera utile de conserver la belle paroi verticale argileuse et son accès pour le martin-pêcheur notamment. 


 

Parcelle intermédiaire (rive gauche de la Vesdre)

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Comme le pâturage a été abandonné, la question de la gestion de la prairie se pose.

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Ici aussi, des blocs ont été déposés dont on peut craindre qu'ils ne disparaissent jamais.

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Les 5 fruitiers pliés survivent, dont un plein de pommes.

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Un jeune chêne montre une belle vigueur. 


 

Parcelle aval (entre le bois et la ligne de chemin de fer)

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Une double clôture d'Ursus a été posée en vue de protéger une haie... qui n'a pas été plantée. Pourquoi de l'Ursus alors que le pâturage est abandonné ?

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Le DNF a planté une seconde ligne de fruitiers, non protégés par de l'Ursus, transformant la prairie en verger. Si on ne pâture pas, ce ne sera pas non plus facile de faucher sans, à nouveau, accrocher les arbres.

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Les fruitiers attendent d'être attachés à leur tuteur.

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Une céréale non identifiée à colonisé certaines zones de la prairie.

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Dans le fond, les 2 mares les plus polluées par les déchets ont été recreusées et remises sous eau. La troisième se recolonise petit à petit.

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Une quatrième mare a été creusée.

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 De petites mégaphorbiaies à reine-des-prés et à cypéracées se sont reconstituées. 


 

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Réserve naturelle domaniale de Goffontaine (3b / 3)

(contact : troozinfo@gmail.com)
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Bénévoles vs Autorités. Pour quels résultats ?
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partie 3b / 3
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La RND a été totalement inondée lors de la crue de la mi-juillet 2021. Une fois libérée des eaux, la réserve a laissé voir un spectacle hallucinant : des dizaines de tonnes de déchets et de bois, berges arrachées, dépôt de milliers de galets en plages, aubépines transformées en épouvantails...
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Le nettoyage du site a-t-il effacé toutes les traces des inondations ? Cet événement "naturel", dramatique pour les humains et amplifié par leurs activités, a-t-il amélioré les capacités d'accueil de la biodiversité du site ou les a-t-elles altérées ?
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Les bénévoles sont intervenus. Ensuite ce fut au tour des autorités. Quid ?

Images et commentaires.
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Les bénévoles ont fait un super boulot !

http://www.infotrooz.be/archives/2022/06/28/39534010.html 

Mais qu'en est-il des travaux de restauration réalisés

ensuite... par les autorités ?

Le DNF et les administrations en charge de la gestion des cours d'eau et des interventions post-inondations ont ensuite pris le relais pour de gros travaux sur le terrain.

Analyse en images et commentaires... avant, juste après et aujourd'hui.
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AVANT

Parcelle amont (rive gauche de la Vesdre) : vue générale (les jeunes aulnes plantés en rang en 2019 le long de la Vesdre étaient rapidement morts), aubépines en fleurs, anse hydraulique très modeste créée par l'érosion derrière la digue en béton où les déchets charriés s'accumulaient, ruisseau du Songnon canalisé.

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 Anse d'érosion (avril 2009).

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Le Songnon canalisé dans la réserve.


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Parcelle intermédiaire (rive gauche de la Vesdre) : 5 fruitiers plantés en novembre 2016.

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Parcelle aval (entre le bois et la ligne de chemin de fer) : 15 fruitiers plantés en novembre 2016, 2 mares au fond du site dont une recreusée en 2012.

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FIN JUILLET ou FIN SEPTEMBRE 2021

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Parcelle amont (rive gauche de la Vesdre)
: la dévastation avant un long travail de nettoyage par les bénévoles.

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Anse d'érosion : aval vers amont (après nettoyage)

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 Anse d'érosion : amont vers aval (après nettoyage)

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Parcelle intermédiaire (rive gauche de la Vesdre) : idem

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Parcelle aval (entre le bois et la ligne de chemin de fer) : idem

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Et AUJOURD'HUI

http://www.infotrooz.be/archives/2022/06/28/39536690.html

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Réserve naturelle domaniale de Goffontaine (3a / 3)

(contact : troozinfo@gmail.com)
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Bénévoles vs Autorités. Pour quels résultats ?
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partie 3a / 3
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La RND a été totalement inondée lors de la crue de la mi-juillet 2021. Une fois libérée des eaux, la réserve a laissé voir un spectacle hallucinant : des dizaines de tonnes de déchets et de bois, berges arrachées, dépôt de milliers de galets en plages, aubépines transformées en épouvantails...
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Le nettoyage du site a-t-il effacé toutes les traces des inondations ? Cet événement "naturel", dramatique pour les humains et amplifié par leurs activités, a-t-il amélioré les capacités d'accueil de la biodiversité du site ou les a-t-elles altérées ?
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Les bénévoles sont intervenus. Ensuite ce fut au tour des autorités. Quid ?

Images et commentaires.
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Les bénévoles ont fait un super boulot !
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"Meurtrie mais sauvée de justesse par une armada de volontaires" : tel était l'entame de mon article du 14 novembre 2021.

Les bénévoles, plus de 600, en partie secondés par des agents du DNF, du Contrat de Rivière, de Natagora/Natuurpunt et de River Cleanup notamment, ont fait un travail incroyable.

Six cents fois merci !
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Arrachage renouée mains

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déchets Goffontaine 8.
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Mais qu'en est-il des travaux de restauration réalisés

ensuite... par les autorités ?

http://www.infotrooz.be/archives/2022/06/28/39534010.html 

http://www.infotrooz.be/archives/2022/06/28/39536690.html

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Posté par infotrooz à 11:45 - - Permalien [#]

26 juin 2022

Maka à La Fenderie

(contact : troozinfo@gmail.com)
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Reprise des travaux

Ca y est, les travaux ont enfin repris... avant les congés du bâtiment de juillet.

Peu importe : nous attendrons le temps qu'il faudra mais la lumière est au bout du chemin pour ce vieux bâtiment sauvé in extremis.

La réhabilitation du maka va offrir un écrin à la petite place au bas du château qui symbolise la Commune de Trooz, site déjà très vivant grâce notamment à la Maison de la Laïcité qui, elle aussi, panse ses plaies.

http://www.infotrooz.be/archives/2020/12/10/38699481.html 

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Posté par infotrooz à 10:12 - - Permalien [#]

Ecole communale El Nô à Fraipont

 (contact : troozinfo@gmail.com)

La nouvelle salle de gymnastique bénéficiera-t-elle aussi...

...à l'école libre voisine ?

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Bonne nouvelle pour Trooz : l’école communale El Nô a été reprise dans la liste des 149 dossiers qui vont bénéficier d’importants investissements de rénovation des bâtiments scolaires, avec une attention particulière aux économies d’énergie.

Privilège pour notre commune : il s’agit de la construction d’un nouveau bâtiment : une salle de gymnastique !

Journal Le Soir : https://bit.ly/3OoLvTu

Sur un montant TVAC de 1.640.562 €, la subvention est de 1.066.365 €. Le solde sera emprunté au taux zéro.

BBB

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écoles Trooz


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La logique des réseaux sera-t-elle dépassée ?

Pour sélectionner les écoles lauréates, les architectes de la Communauté française ont classé les dossiers suivant leur impact énergétique potentiel, le niveau d’insalubrité du bâtiment existant, la connectivité, la rapidité de mise en œuvre… et l’éventuelle mutualisation de moyens entre réseaux.

Question : l’école libre située à 150 mètres pourra-t-elle bénéficier de cette nouvelle salle ?

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Posté par infotrooz à 09:42 - - Permalien [#]

25 juin 2022

Renouée du Japon : le retour

(contact : troozinfo@gmail.com)
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Le méandre de Goffontaine toujours infesté.

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partie 2 / 3

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La Renouée du Japon * a largement envahi le méandre de Goffontaine après la dispersion de fragments de plantes lors des inondations de la mi-juillet 2021.

Alertée (http://www.infotrooz.be/archives/2021/10/05/39165228.html) du risque de perte de la terre agricole, la Région wallonne a dépêché un expert qui a constaté la gravité de la situation et préconisé un test d’arrachage afin de juger l’effort nécessaire à consentir avant qu’il ne soit trop tard.

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14 octobre 2021 : un massif de Renouée du Japon, et quelques autres plantes apparues dont le tournesol, occupent de vastes zones du méandre. 

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14 octobre 2021 : ailleurs, ce sont les galets qui occupent le terrain.
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Finalement, fin 2021, des machines ont « étrépé » tout le méandre afin de retirer les plages de galets qui s’étaient formées ainsi que toutes les plantes adventices qui s’étaient installées sur le terrain, dont les fameuses renouées.

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12 février 2022 : le terrain a été débarrassé des galets et des plantes.
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L’hiver est passé et, oh surprise, des renouées sont réapparues au printemps. Le nombre de stations, certaines encore constituées d’une seule plante, est estimé entre 100 et 200. Certes, la Renouée du Japon est appétée par le bétail mais son implantation va tôt ou tard entrer en concurrence avec les espèces fourragères ou cultivées et poser des problèmes à l’agriculteur. Si le terrain est repris par la Région en vue d’en faire une zone d’ « impulsion biologique » (comme disent les aménageurs), la renouée va aussi concurrencer les espèces sauvages.

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Bonne chance aux 4 chargé(e)s de projet engagés par les Contrats de Rivière Amblève-Rour, Lesse, Ourthe et Vesdre pour coordonner des campagnes d’arrachage précoce des boutures de renouées !

 

 

 

 

 

 

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Quelques autres observations étonnantes...

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Que faire ?

Proposition : consacrer le méandre à la nature et à l'épanchement des eaux de la Vesdre.

Et les Renouées ?

Les déraciner pendant qu'il en est encore temps, à la machine si nécessaire, et entreposer les terres contaminées sur le site, contre le talus routier.

Les Renouées qui, depuis de nombreuses années, forment un massif continu en bord de Vesdre ne peuvent évidemment plus être éradiquées.

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* La Renouée du Japon est une peste. Exotique, elle est très envahissante et occupe de vastes espaces au détriment de nos espèces autochtones, notamment les bords de rivières envahis sur des milliers de kilomètres en Europe. La Vesdre est totalement infestée sur tout son parcours en aval de Verviers. Une fois implantée, il est pratiquement impossible de supprimer la Renouée du Japon.   

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24 juin 2022

Résilience de la vallée de la Vesdre

(contact : troozinfo@gmail.com)
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Faites ce que je dis, pas ce que je fais.
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partie 1 / 3

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Le SPW (Service Public de Wallonie) aura été au bout de sa logique en refermant l’anse d’érosion que la Vesdre avait créée dans un méandre agricole de Goffontaine lors des inondations des 14 et 15 juillet 2021. Aujourd’hui, une berge constituée de blocs de pierre… dénature un des derniers sites paysagers remarquables de la vallée.

Pendant ce temps, les autorités – politiques et administrations – convient scientifiques, associations et citoyens à échanger sur la question de la résilience (www.vallee-vesdre.be).

« Faites ce que je dis, pas ce que je fais » : telle est la devise de la Région wallonne. On détruit un nouvel habitat puis on paie pour en reconstruire. C’est aussi un vrai manque d’humilité que de croire que l'Homme pourra aussi bien faire que la nature ; ce n’est pas pour rien que le patrimoine naturel de Wallonie est autant dégradé.

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La séquence depuis le 15 juillet 2021 jusqu'à aujourd'hui.

 

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Anse d’érosion créée dans un méandre de la Vesdre à Goffontaine que l'on s'est empressé de combler !

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Fin de parcours : la nature a été remise à sa place, les gestionnaires on maîtrisé la Vesdre sommée de rester dans son lit. Quant à la biodiversité qui se serait réinstallée dans l'anse d'érosion, elle n'a qu'à aller voir ailleurs. Oui, en 2022, la Wallonie en est toujours là.

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Même dans des zones qui ne présentent aucun danger pour les personnes et les biens, aucun espace n'a été rendu à la Vesdre pourtant totalement corsetée de Verviers à Chênée, aucune place n'a été laissée à la nature, aucune chance n'a été laissée à l'évolution naturelle des milieux nouvellement créés. Malgré tous ces discours en faveur de la biodiversité, des habitats, des rivières, de la résilience nécessaire...
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Depuis près d'un an, le SPW n'a fait que de détruire et artificialiser davantage la Vesdre et ses affluents. Et ce ne sont certainement pas les travaux de "restauration" dans la réserve naturelle domaniale de Goffontaine qui diront le contraire. On y reviendra.
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Appel à projets « Résilience Biodiversité - Climat » 2022
https://bit.ly/3zQTPaa
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"Renforcer la résilience et les fonctions écosystémiques des espaces naturels"
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13 septembre 2021 : canalisation du Ry des Chenaux à Trooz.
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Le Ry des Chenaux, petit affluent de la Vesdre qui conflue à hauteur de La Fenderie (Trooz) : une réponse radicale et destructrice de la Province de Liège et de la Commune de Trooz aux inondations de juillet 2021.
Prétexte : risque de glissement du talus (merlon de la carrière des Longtraz).
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Une exception ? Bien sûr que non !
Au niveau de leur état physique (lit, berges, tracé), 5 des 8 cours d’eau de 2ème (gérés par la Province de Liège) et de 3ème catégorie (gérés par la Commune) qui se jettent dans la Vesdre au niveau de Trooz sont dans un TRES MAUVAIS ou un MAUVAIS ETAT.
http://www.infotrooz.be/archives/2021/09/15/39135650.html
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Et pour la Vesdre, que faire ?

C'est simple : il suffit de revenir à la situation post-inondation sur le méandre de Goffontaine, 4 hectares agricoles idéalement situés qui constituent une parfaite zone "d'immersion temporaire" et qui, si le politique veut être cohérent avec ses affirmations, devrait être aménagé pour voir ses capacités d'accueil de la nature restaurées.
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Il est temps pour la Région wallonne de prouver qu'elle a les compétences et la volonté car jusqu'à présent, tous ses actes vont dans le sens de la destruction du peu de résilience qui subsiste dans la vallée.
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Exproprier le site pour cause d’utilité publique se justifie totalement, d'autant plus que l'espace n'est pas consacré à l'agriculture mais accueille des chevaux d'agrément. La première chose à faire est de supprimer le mur de blocs et recréer l’anse d’érosion au même endroit ! Ensuite, de nouvelles dépressions seraient aménagées où les fortes eaux pourront s’épancher tout en restaurant l'attrait écologique du méandre.

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Il faut savoir ce que l'on veut : soit on apprend de la catastrophe de l'été 2021 et on agit en conséquence, soit on continue de tergiverser et de proposer des demi-mesures coûteuses et inefficaces et on s'expose à de nouvelles catastrophes.

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Grève de galets créée dans un méandre agricole de la Vesdre à Goffontaine (8 septembre 2021) et terrain réhabilité (12 février 2022).

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22 juin 2022 : même endroit après "remise en état" du terrain.

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Posté par infotrooz à 08:40 - - Permalien [#]

22 juin 2022

Aménagement du territoire

(contact : troozinfo@gmail.com)
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La cacophonie se poursuit, encore et encore 

La Commune de Trooz n’a pas de politique en matière d’aménagement du territoire. C’est connu, reconnu, documenté de longue date… et très dommageable. Il suffit pour s'en rendre compte de parcourir les articles y consacrés sur ce blog. 

Pourquoi ? Je ne sais pas !

Au carrefour de Prayon, à l’emplacement de l’ancien café Broadway, un nouveau bloc à appartements et commerces au RdCh sort de terre. Il suffit de voir la taille de la grue pour savoir que le bâtiment sera totalement hors gabarit.

Le site est en plus situé en un endroit stratégique de la Commune, comme les autorités communales le savent mieux que quiconque.

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Posté par infotrooz à 23:07 - - Permalien [#]

Inondations - et maintenant ?

(contact : troozinfo@gmail.com)

Agir, s'il n'est pas trop tard...

Presqu'un an après les inondations, les stigmates de la catastrophe sont partout, y compris dans les têtes. Et pourtant, bien du chemin a été parcouru. 

Parmi les leçons... non tirées des inondations, la nécessité de vivre avec la rivière plutôt que de la cornaquer comme un vulgaire canal. Les machines ont des mois durant gabionné, enroché, curé... Oui, il fallait reconstruire mais en desserrant le corset d'une rivière malmenée depuis 2 siècles, pas en l'avilissant encore davantage. 

Maintenant que les plus gros travaux de reconstruction des berges ont été effectués, 2 projets sont initiés par les pouvoirs publics qui intéressent directement les citoyens et la société civile :

  • www.vallee-vesdre.be  -->  Schéma stratégique pour le bassin versant de la Vesdre

    Objectif : Envisager le futur du bassin versant pour faire face aux inondations et aux défis que le changement climatique nous impose

    La Région wallonne a mandaté une équipe de prestataires composée de l’association entre bureau d’études et université. Elle est en train de conclure le diagnostic. C’est alors l’occasion de le partager avec l’ensemble des acteurs et habitants des communes du bassin versant de la Vesdre.

    Une série de présentations du diagnostic et de permanences sont prévues dans les communes du bassin versant afin de pouvoir discuter ensemble du diagnostic et de l’enrichir par notre connaissance du territoire mais aussi de notre expérience d’habitant, de travailleur…

    Oui, il y a des choses à dire !

    Quelques dates (parmi d'autres)

  • https://inondations.wallonie.be/home/actualites/actualites/appel-a-projets--resilience-biodiversite---climat--2022.html 
    -->  Appel à projets « Résilience Biodiversité - Climat » 2022

    Objectif : Renforcement de la résilience et des fonctions écosystémiques des espaces naturels : renaturation, reméandration, restauration de zones humides dans le lit majeur des cours d'eau, zones d'immersion temporaire… pour lutter contre les inondations et les risques de pénurie d'eau.


    Ce projet s'inscrit dans le Plan de Relance de la Wallonie.

    Oui, il y a des choses à dire !

    Wallonie 
    Inondations en Wallonie

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Mais avant cela, voici une version mise à jour et raccourcie de l'article paru sur le site d'Urbagora (https://bit.ly/3HQxLyj) le 29 octobre 2021 

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La vallée de la Vesdre sera-t-elle doublement meurtrie ?

Les inondations des 14 et 15 juillet, exceptionnelles par leur ampleur et leur puissance destructrice, ont été largement amplifiées par les aménagements humains, l’artificialisation des paysages et le réchauffement climatique. Dans le bassin de la Vesdre, les importants travaux de sécurisation et de reconfiguration engagés dans l’urgence et qui se sont poursuivis pendant plusieurs mois dans et aux abords de la rivière et de ses affluents pour protéger des bâtiments et des infrastructures ont encore artificialisé davantage le territoire et la vallée et donc accru le risque d’une nouvelle catastrophe. Ils doivent être compensés par des aménagements en faveur de la renaturalisation de la Vesdre et de sa plaine alluviale dans le cadre d’une approche beaucoup plus transversale et concertée.

Une catastrophe humaine mais aussi environnementale et écologique 

Si le bilan humain et matériel de la catastrophe est très important, le bilan environnemental et écologique est lourd lui aussi. Dans le cas du bassin de la Vesdre, le plus touché de Wallonie, l’écosystème de la rivière et de ses affluents a été gravement affecté. Une vague de pollution par le mazout et les nombreux déchets chimiques emportés par le courant a été suivie par une pollution organique permanente générée par les effluents domestiques de près de 200.000 habitants qui ne peuvent plus être traités dans quatre stations d’épuration collectives désormais hors d’usage. Les habitats aquatiques et rivulaires mais aussi des mares, des prairies humides et des mégaphorbiaies, ont été durement touchés, voire localement détruits.

 

Des inondations catastrophiques, d’une ampleur jamais vue.

Des quantités énormes de déchets inertes et de débris végétaux, des bois et des pneus, des emballages plastique et des bidons de produits en tous genres se sont accumulés sur les berges et dans toute la plaine alluviale, y compris dans la réserve naturelle domaniale de Goffontaine dont certaines parties ont été littéralement ensevelies. Des millions de petites billes de plastique provenant d’une usine située en amont de Pepinster ont pollué les sols et les eaux. Plus grave encore, des dizaines de milliers de fragments de rhizomes de l’envahissante et exotique renouée du Japon ont été dispersés dans les prairies, les jardins et les espaces verts ainsi qu’en bord de chemins, donnant naissance à de nouvelles plantules qui sont autant d’implantations potentielles de nouvelles stations.

Certains phénomènes spectaculaires, comme la constitution de plages de galets dans la plaine alluviale, le creusement d’anses d’érosion en contact direct avec la rivière (annexes hydrauliques) ou la formation d’îlots sont par contre favorables à la diversification des écosystèmes et donc à la biodiversité.

 

Anse d’érosion creusée dans la réserve naturelle domaniale de Goffontaine.

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22 juin 2022 : même endroit après destruction de l'ancienne berge en béton et "reconfiguration des lieux".

La Vesdre, une rivière dénaturée

L’histoire industrielle et économique de la Vesdre est longue et riche, mais elle s’est largement écrite au détriment de la rivière. Depuis Verviers jusqu’à sa confluence avec l’Ourthe à Chênée, la Vesdre, fortement dénaturée, a été réduite à un écoulement fluide et nauséabond cantonné, en maints endroits, dans un étroit chenal bordé de murs et parsemé de seuils et de déversoirs.

 

La Vesdre à Verviers

La plupart des affluents ont aussi été physiquement contraints, comme les cours aval de la Hoëgne à Pepinster ou de la Magne à Fonds-de-Forêt (Prayon-Trooz). Plusieurs affluents ont été partiellement canalisés et enterrés, parfois sur des centaines de mètres. Les espaces naturels en bord de rivière se sont réduits drastiquement : en cause, le passage des routes et du chemin de fer, l’aménagement de sentiers, l’urbanisation, l’intensification de l’agriculture, les remblaiements… Concomitamment, la rivière a servi d’exutoire aux effluents et aux déchets industriels et domestiques des entreprises et des communautés humaines riveraines. La plaine alluviale a également évolué dans le sens d’une banalisation des paysages.

 

La Magne à Fonds-de-Forêt (Trooz).

En aval de Verviers, tout particulièrement, la grave dénaturation de l’état physique de la rivière limitée à son lit mineur redessiné par l’homme et la pollution généralisée de ses eaux ont conduit à la quasi disparition de la vie aquatique. La diversité biologique des habitats associés (ripisylve, zones humides…) dans tout le lit majeur de la rivière s’est aussi gravement appauvrie, tant qualitativement que quantitativement. En somme, ce sont tous les services écosystémiques de la Vesdre et de la plaine alluviale qui ont été drastiquement réduits, notamment les services de régulation.

 

La plaine de la Vesdre à Prayon (Trooz) : des capacités d’accueil de la vie sauvage drastiquement déprimées.

Depuis une trentaine d’années, la disparition des entreprises les plus polluantes ou leur mise aux normes ainsi que l’entrée en service des nouvelles stations d’épuration publiques avaient permis un retour progressif de la Vesdre à la vie, à partir notamment de ses affluents en bon état, la Hoëgne en particulier. Si au début des années 2010, une quinzaine d’espèces de poissons y étaient dénombrées, l’état physique de la rivière est demeuré très dégradé. L’urbanisation de ses abords immédiats s’est quant à elle poursuivie en périphérie de tous les villages qu’elle traverse, sous couvert des plans de secteur et de leurs affectations.

Dans un contexte de réchauffement climatique et d’accroissement de l’intensité des précipitations estivales, les risques de graves dommages encourus par la population installée dans la vallée de la Vesdre en cas d’inondations étaient donc accrus.

Des travaux dans l’urgence, pour réparer

Dès les jours qui ont suivi les inondations, des travaux indispensables de dégagement et de reconstruction de berges ont été réalisés essentiellement par des entreprises de génie civil mandatées par la Région wallonne afin de sécuriser des bâtiments et des infrastructures directement menacés. Ces travaux se sont ensuite poursuivis et ont été étendus à des zones de moins en moins critiques. Des dizaines de pelles mécaniques se sont ainsi mises au travail dans et aux abords de la Vesdre et de ses affluents pour réparer ce qui avait été détruit, mais aussi pour créer de nouveaux enrochements et aménager de nouvelles berges en talus. D’Eupen à Chênée, sur de longs segments totalisant de nombreux kilomètres, le lit de la rivière mais aussi ses berges sont devenus des voies de circulation empruntées en tous sens par des engins chenillés lourds qui ont réalisés des aménagements de très grande ampleur sans que personne ne questionne l’impact écologique de toutes ces perturbations sur les milieux naturels et leur fonctionnement.  

Le cadre juridique des cours d'eau récemment réformé offre de grands principes mais manque manifestement de balises bien ancrées. Le décret relatif aux cours d’eau non navigables du 4 octobre 2018 a pour ambition d’assurer une « gestion intégrée, équilibrée et durable des cours d'eau wallons, conciliant leurs fonctions hydraulique, écologique, économique et socio-culturelle ». Parmi les 4 axes du décret, le premier relatif à la gestion intégrée et l'hydromorphologie reconnaît les menaces qui pèsent sur les rivières et leur écosystème et prévoit une concertation avec l'ensemble des gestionnaires. Le deuxième axe consacré à la continuité écologique met l’accent sur la libre circulation des poissons et les obstacles physiques qui la contraignent mais omet toute la fonction de liaison écologique du réseau hydrographique (eau, berge et ripisylve), pourtant une des principales trames du réseau Natura 2000.   

 

Nouvel enrochement sur la Vesdre à Prayon (Trooz).

Les travaux de « curage et de nettoyage » de la Vesdre sont aujourd’hui en cours, de l’amont (Eupen) vers l’aval (Chênée). Des dizaines de milliers de mètres cubes de matériaux seront retirés pour faciliter l’écoulement des eaux ; une partie devrait contribuer à la « restauration » des berges. Même si ce curage ne se fait pas « à fond vif » et ne dépouille pas le cours d’eau de sa charge solide, indispensable pour la dissipation de la force des courants, il fragilise encore davantage l’écologie de la rivière et de ses écosystèmes. Il est par exemple évident qu’une grande majorité des îlots seront enlevés, derniers vestiges d’une dynamique naturelle que la rivière n’a cessé de perdre depuis 150 ans.

Même si la sécurité des personnes et des biens prime, et peut-être avant tout pour cela, il importe d’inscrire cette opération d’envergure dans le cadre d’une approche plurifonctionnelle, au-delà donc de la seule question hydraulique. La Ministre de l’Environnement et de la Nature Céline Tellier a ainsi invité son administration à intégrer une analyse hydromorphologique dans l’opérationnalisation des travaux de curage et de nettoyage des berges et de leur sécurisation dont les marchés publics se poursuivent.

Mais il faut bien reconnaître que depuis les inondations de la mi-juillet, le phasage des interventions relègue la dimension écologique au second plan… et à plus tard. Ce n’est qu’au terme d’une première phase de travaux de sécurisation de trois mois – et des dizaines de chantiers dans le lit et sur les berges de la Vesdre et de ses affluents – qu’une vraie concertation entre toutes les parties concernées s'est enfin amorcée, censée prendre en compte l’ensemble des enjeux, le rééquilibrage des interventions et l’analyse de leur rapport coûts-bénéfices. La seconde phase de six mois a débuté en novembre 2021 par une étude de l’état de tous les ouvrages en bord de rivières, avant la réalisation de dix lots de travaux de réparation dans le seul bassin de la Vesdre. Dans le journal communal Infos Trooz de janvier, on peut lire que "Des bureaux d'étude réalisent un état des lieux précis des points problématiques, parfois en naviguant sur le cours d'eau. Et ces bureaux définiront les points prioritaires pour les interventions". Mais ce n’est qu’après, dans une troisième phase « en 2022 ou en 2023 » axée sur la reconstruction que d’éventuelles mesures favorables à l’écologie et à la résilience de la Vesdre et de sa vallée face au risque d’inondation seront réalisées dans le bassin. Mais que pourra-t-on encore faire ?

La Direction des Cours d’eau non navigables (DCENN) précise que la plupart des enrochements, qui totalisent plusieurs kilomètres sur la Vesdre, n’ont pas été bétonnés et pourraient donc théoriquement être déconstruits s’il apparaît qu’ils ne sont pas nécessaires au terme de l’étude qui débute la phase 2. Dans les faits, il sera évidemment très difficile pour une autorité ou un gestionnaire d’aller dans ce sens. Comment envisager par exemple le remplacement de certains enrochements et talutages par des aménagements beaucoup mieux intégrés et compatibles avec le développement d’une certaine biodiversité (caissons végétalisés, fascines, épis végétaux, etc.) lorsque les contraintes budgétaires ne permettront plus que les seules interventions « vraiment utiles » ? Même si la configuration des lieux le permet, comment imaginer aplanir et « naturaliser » des hauts talus de berge à 45°, totalement artificiels et composés de matériaux hétéroclites, qui ont d’ores et déjà été replantés (par ou avec des bénévoles) ? Comment imaginer recréer des annexes hydrauliques dans la plaine alors que l’anse d’érosion recréée naturellement par la Vesdre dans un champ à Goffontaine a été comblée et que des dizaines d’îlots auront été enlevés ? Réparer est toujours plus compliqué – et plus coûteux – que de conserver et de préserver. Il faut arrêter de s'autoriser à détruire beaucoup sous prétexte que l'on protège ou que l’on répare un peu, d’autant plus que les meurtrissures qu’infligent à la Vesdre les travaux de sécurisation et de reconstruction ne pourront jamais être effacées.

Dans son avis d’initiative du 10 décembre 2021 sur « l’importance de renforcer la naturalité et la résilience des cours d’eau wallons suite aux inondations de juillet 2021 », la "Section Nature" du "Pôle Ruralité" conclut en invitant les autorités et les pouvoirs publics à multiplier autant que possible les sites où la Vesdre (ou tout autre cours d’eau sujet à inondations) pourra s’étendre dans son lit majeur afin de réduire potentiellement les risques tout en impactant très positivement la biodiversité. L’instance consultative formule ensuite 8 recommandations concrètes parmi lesquelles l’inventaire des annexes hydrauliques, leur étude et leur protection partout où c’est possible. La Ministre et le District de Liège de la DCENN ont accusé bonne réception de l’avis.

 

Le Ry de Chenal, petit affluent de la Vesdre géré par la Province de Liège, canalisé sur 300 mètres.

 

Travaux dans le lit de la Vesdre à Goffontaine (Pepinster)

  

Se réconcilier avec la Vesdre et renaturaliser sa vallée

Toute crise peut être l’occasion d’imaginer un futur qui ne soit pas la continuation du présent. Ceci devrait être spécialement le cas lorsque c’est tout un aménagement du territoire, de la plaine alluviale et des bords de rivières, qui est très durement sanctionné, montrant par là même qu’il accentuait les risques et ignorait les conséquences pourtant attendues du réchauffement climatique. Avec l’accroissement concomitant de l’humidité de l’air, d’importants orages et d’autres phénomènes météorologiques dans le contexte d’un climat de plus en plus instable, la probabilité de la survenance d’un nouvel épisode pluvieux extrême et de nouvelles fortes inondations est donc réelle.

La capacité des sinistrés des sinistrés à dépasser le traumatisme des inondations, et plus largement de la population, et celle de la Vesdre, de sa vallée et de son bassin, apparaissent comme étroitement liées dès lors que l’on s’inscrit dans l’optique d’une relation apaisée et bienveillante avec l’eau et la nature. Se réconcilier avec la Vesdre, c’est accepter sa présence, ses mouvements, ses sautes d’humeur, c’est la voir en tant qu’écosystème composé d’une multitude de formes de vie en interactions entre elles et avec leur milieu. C’est donc aussi, là où c’est possible, la libérer de l’étroit carcan dans lequel on l’a confinée et lui rendre l’espace où pourra s’exprimer sa dynamique propre. L’information et la sensibilisation des riverains, usagers et gestionnaires font partie intégrante des mesures à mettre en œuvre. Mais, bien plus que cela, il s’agit aujourd’hui de nous reconnecter avec la Vesdre.

À l’échelle planimétrique, la carte des aléas d’inondations, mais aussi les plans de secteur, doivent être revus afin d’y intégrer les débordements des cours d’eau de la mi-juillet. Il est plus que nécessaire de penser autrement et d’agir différemment pour limiter notre impact et les pressions qui pèsent sur nos territoires et leurs ressources.

Rendre de l’espace et de la vie à la Vesdre est indispensable. Plutôt que de seulement considérer le risque d’inondations, il est préférable de poursuivre aussi un objectif de renaturalisation, en ville, mais plus facilement et préférentiellement à la campagne, où existent les espaces nécessaires. Les crises climatiques et de la biodiversité sont liées et les solutions apportées doivent répondre à ces deux problèmes. Il est évident que certains espaces ouverts de la plaine alluviale de la Vesdre et de ses affluents, tels que des prairies et des champs, seraient utilement reconvertis. Dans des vallées où ne subsistent pratiquement aucun espace dévolu à la nature, on ne peut se limiter à sanctuariser quelques terrains marginaux : les surfaces nécessaires sont de l’ordre des dizaines d’hectares au minimum. Toute une série de mesures peuvent améliorer la biodiversité, restaurer la santé des écosystèmes et accroître la résilience de notre environnement : reméandrer certains affluents, renaturaliser les zones riveraines, recréer des zones humides, améliorer l’indice de qualité hydromorphologique des rivières, rétablir la continuité écologique des cours d’eau, mettre en œuvre des techniques végétales pour la stabilisation des berges, travailler dans le sens du rétablissement d’un bon état physique des masses d’eau… En d’autres mots, il faut reconstruire du vivant.

Détaillons quelques-unes de ces mesures

  • Les annexes hydrauliques

Lors de ses débordements, la Vesdre a charrié d’énormes quantités de matériaux arrachés au lit et aux berges de la rivière, érodé des terrains rivulaires et recréé des annexes hydrauliques telles que des anses d’érosion, des îlots, des bancs alluviaux, des zones humides, des embâcles, etc. La rivière a en fait recréé « naturellement » ce que l’homme s’est évertué à éliminer pendant 150 ans ! Or ces formations font partie intégrante de la rivière et sont indispensables à sa dynamique naturelle. Au niveau écologique, elles sont autant de nouveaux habitats pour la flore et la faune. Avec l’habitat qui se complexifie, les niches écologiques se multiplient, ce qui bénéficie au développement de la biodiversité.

 

 

Grève de galets créée dans un méandre agricole de la Vesdre à Goffontaine et terrain réhabilité.

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22 juin 2022 : même endroit après "remise en état" du terrain.

Au niveau hydraulique, les atterrissements, les îlots, les méandres et les diverses zones annexes de la rivière sont utiles pour dissiper l’énergie érosive du courant via le charriage de sédiments et autres matériaux solides, ce qui ralentit la vitesse d’écoulement des eaux et donc sa puissance destructrice. Partout où le débordement des eaux est possible sans réels dommages, ces matériaux peuvent rester en place. De la même manière, les nouveaux îlots méritent d’être conservés partout où ils n’accroissent pas réellement le risque de dégâts.

Une belle anse d’érosion s’est ainsi formée dans la réserve domaniale de Goffontaine après l’affaissement d’un tronçon d’une haute berge en béton dont une partie avait déjà basculé, construite au début des années ’70 pour contraindre la Vesdre à rester dans son nouveau lit. Une anse s’est également formée dans un vaste méandre agricole situé en amont du village de Goffontaine, juste en aval d’un pont. Cette annexe hydraulique a malheureusement été totalement comblée alors qu’à cet endroit, la rivière et ses débordements ne menaçaient ni populations, ni constructions, ni infrastructures.

 

 

 

 

Anse d’érosion créée dans un méandre de la Vesdre à Goffontaine avant comblement.

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22 juin 2022 : même endroit après "reconfiguration des lieux"

Conserver les annexes hydrauliques aurait le même effet que de reméandrer un cours d’eau ou le remettre dans son lit originel, ce qui serait difficile sinon impossible, et aussi très coûteux, dans le cas de la Vesdre. Lorsqu’elles se sont formées dans une zone agricole, le rachat du terrain devrait être réalisé.

  • Des zones d’immersion temporaire à haute valeur biologique

L’espace est la ressource la plus rare et pourtant la plus indispensable pour prévenir les conséquences destructrices de nouvelles inondations. En amont mais aussi en aval de Verviers, la Vesdre a conservé quelques méandres parfois assez vastes qui sont consacrés à l’agriculture, la prairie le plus souvent, mais aussi la culture du maïs. Plutôt que d’y permettre uniquement l’épanchement des eaux en cas d’inondations, certains de ces espaces – partiellement couverts de plages de galets et colonisés par la renouée du Japon suite aux inondations – mériteraient d’être livrés à la nature afin d’y recréer des réservoirs de biodiversité selon une logique de réseau écologique. Ces aménagements sont en quelque sorte des compensations aux « travaux de sécurisation » par enrochement, au curage et à la perte de naturalité de la rivière et de la vallée qu’ils engendrent.

Tel est le cas de cette boucle de la Vesdre située sur le territoire de Pepinster, en amont du village de Goffontaine, dans laquelle s’est recreusée une anse d’érosion aujourd’hui comblée et dont les plages de galets ont été enlevées (cf. supra). Malgré l’étrépage localisé du terrain, la renouée du Japon risque fort de s’implanter en bien des endroits desquels il sera rapidement impossible de l’extraire. Sur le territoire de Chaudfontaine, la friche voisine de la station d’épuration de La Brouck, zone d’activité économique récemment assainie par SPAQuE et traversée par un ancien bief emmuré, est un autre exemple d’un espace qui pourrait être reconfiguré et consacré à la nature. La Hoëgne est par contre bien moins lotie en zones susceptibles d’être renaturées, la plaine alluviale de Pepinster à Spa étant majoritairement urbanisée sinon reprise en zone d’habitat à caractère rural.

  • La remise à ciel ouvert des affluents

Plusieurs ruisseaux de divers gabarits ont été partiellement canalisés au cours du temps, parfois de très longue date, afin de construire de l’habitat et des usines, aménager des espaces publics ou faciliter l’exploitation agricole. Il serait tout à fait possible de remettre en lumière certains tronçons et ainsi restaurer leurs fonctions hydrauliques et écologiques, ce qui participerait aussi à la reconnexion des habitants avec leurs cours d’eau.

 

Le Songnon, canalisé dans la réserve naturelle domaniale de Goffontaine.

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22 juin 2022 : même endroit après remise en lumière du ruisseau et "reconfiguration des lieux"

  • Réhabiliter la Vesdre et se reconnecter à la rivière

Mais, pour se réconcilier avec la rivière, il faut aussi la réinviter dans notre imaginaire et ressusciter les récits qui y sont liés. Il est surtout nécessaire de s’en rapprocher physiquement : des emmarchements, des plateformes, des accès piétons à certaines berges, etc. doivent permettre à la population locale de se tourner à nouveau vers la Vesdre, la Magne, la Hoëgne… Les biefs qui subsistent au cœur de l’habitat méritent aussi d’être réhabilités. Des panneaux d’informations doivent être installés, les panneaux hydronymes remplacés. Les opérations de nettoyage des cours d’eau et des rives, malheureusement nécessaires, doivent être poursuivies, en y associant davantage les populations riveraines, les écoles et les mouvements de jeunesse. Conserver une zone tampon en bordure de la Vesdre

Les derniers espaces rivulaires qui ont pu conserver un intérêt pour la nature doivent échapper à leur artificialisation et les ripisylves reconstituées. Le projet d’aménagement d’une voie lente sous la forme d’un ruban de béton entre le Casino de Chaudfontaine et l’ancienne gare de Trooz, puis son prolongement jusqu’à Pepinster puis Verviers d’une part, Spa d’autre part, aura un impact réellement destructeur ; il doit donc être revu afin d’intégrer la dimension écologique, tant au niveau du tracé que du revêtement et des aménagements connexes (comme l’éclairage).

Les projets de lotissements en bord de Vesdre doivent aussi être adaptés pour tenir compte du caractère inondable et de la nécessité de conserver une zone tampon ; sinon ils doivent être abandonnés.

Quelles perspectives d’avenir ?

Les 14 et 15 juillet, une inondation d’une ampleur exceptionnelle a très gravement touché le bassin de la Vesdre et sinistré tout un territoire et des dizaines de milliers de personnes. La probabilité existe que se reproduise un jour un tel événement. 

Les spécialistes des disciplines liées à l’environnement, l’écologie, l’aménagement du territoire et le climat rappellent sans cesse la nécessité impérieuse de rendre de l’espace et de la liberté aux rivières, repenser les implantations qui les bordent, restaurer les zones humides, stopper l’urbanisation galopante, la périurbanisation et l’artificialisation des sols, mettre un terme au mitage de l’habitat, renaturer l’agriculture et la rendre plus durable, intégrer la gestion de l’eau en amont, améliorer notre relation à l’eau et à la nature, etc. Le cadre juridique ne suffit pas à mener une politique d’aménagement du territoire et de gestion des risques si on n’agit pas de manière concertée et transversale en privilégiant l’intérêt général dans une perspective de long terme. Plus qu’une transition, c’est d’une mutation dont nous avons besoin.

La création par l’Université de Liège d’une TaskForce Vesdre qui réunit 150 étudiants en architecture, sciences et sciences appliquées issus de l’ULiège, l’ULB et KU Leuven mérite d’être soulignée. Au contact des experts, tous ces futurs diplômés réfléchissent à la manière d’organiser la transition de la vallée de la Vesdre vers un modèle territorial plus résilient et remettront une boîte à idées aux pouvoirs publics dans les domaines conjoints de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire. 

La bonne nouvelle est peut-être que la nouvelle génération de techniciens, de gestionnaires et de décideurs qui s’annonce comprendra mieux l’impérieuse nécessité de se réconcilier avec notre environnement et nos rivières.

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Posté par infotrooz à 19:18 - - Permalien [#]

09 mars 2022

Conseil communal du 14 mars 2022

(contact : troozinfo@gmail.com)

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19h00

SALLE DES MARIAGES
Rue de l'Eglise 22 à Prayon
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4 POINTS à mettre en évidence :

CONVOCATION : 2022_03_14_oj_cc_signe
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2.     AIDE - Réfection et égouttage rues du Bex, Grand Ventail,
        Bourgmestre A.
Meunier et Cul du Bief - Etude, direction et surveillance -
        Conventions
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3.     Don de deux véhicules Toyota Hiace - Zone Police Herstal
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4.     Convention relative aux chèques-commerces - Plan de relance
        post COVID-19 et inondations
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6.     Développement rural - Conventions de faisabilité 2022A & 2022B

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Posté par infotrooz à 12:40 - - Permalien [#]

22 février 2022

Conseil communal du 21 février 2022

(contact : troozinfo@gmail.com)

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Focus sur le point additionnel n°54

Durée : 40 minutes

Présences : 13 sur 19
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Convention Croix Rouge

Joëlle DEGLIN expose le point.

Une partie des moyens collectés par la Croix Rouge auprès du public suite aux inondations est transférée aux communes sinistrées via des conventions afin de venir en aide aux victimes.

La première convention adoptée en septembre 2021 portait sur un "droit de tirage" d' un million d'euros au bénéfice de la commune et du CPAS. Toute une série de projets d'aide aux personnes ont été mis en oeuvre dont certains se poursuivent aujourd'hui :

  • soutien aux sinistrés pour le paiement de factures liées à l'achat de systèmes de chauffage d'appoint, de déshumidificateurs...
  • location de matériel (déshumidificateurs...) ;
  • engagement de personnel pour le traitement de certains dossiers ;
  • paiement de repas aux sinistrés ;
  • installation de conteneurs bureaux et de points d'informations et de services ;
  • enquête en porte à porte pour mieux cerner les besoins des sinistrés ;
  • ...

La Croix Rouge offre à la Commune de Trooz et au CPAS un second droit de tirage de 606.000 €.

Les mêmes thématiques seront portées par cet important apport financier : aide de première nécessité, alimentation, hébergement collectif, aide au relogement, aide psychosociale. Les besoins doivent être collectifs. La commune pourra aussi financer du personnel et des besoins personnels aux sinistrés en respectant l'équité.

La Croix Rouge a félicité la Commune de Trooz pour les actions qu'elle a menées.

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https://bit.ly/3h3OykK

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Posté par infotrooz à 06:10 - - Permalien [#]

17 février 2022

Conseil communal du 21 février 2022

(contact : troozinfo@gmail.com)

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19h00 par visioconférence

le lien se trouvera sur le site internet https://www.trooz.be dès que le conseil prendra place
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6 POINTS à mettre en évidence :

CONVOCATION : 2022_02_21_oj_cc
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2.     Zone de police SECOVA - Budget 2021
       - Dotations ordinaire et extraordinaire

3.     Zone de secours VESDRE-HOEGNE & PLATEAU - Budget 2022

4.     Centre Public d'Action Sociale (CPAS) - Budget 2022

5.     Coût-vérité - Budget 2022

7.     Taxe sur l'enlèvement, le traitement et la mise en décharge des immondices
       - Exercice
2022

8.     Budget communal 2022 - Douzième provisoire

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Les déchets, une préoccupation d'actualité à Trooz.

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Posté par infotrooz à 13:46 - - Permalien [#]

14 février 2022

La vallée de la Vesdre doublement meurtrie !

(contact : troozinfo@gmail.com)

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Anse d'érosion :
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un attribut indispensable à la dynamique naturelle de la Vesdre
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Voici la triste évolution de cette anse d'érosion et des plages de galets dans le méandre de Goffontaine.
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On ne peut que constater que même dans des zones qui ne présentent aucun danger pour les personnes et les biens, aucun espace n'a été rendu à la Vesdre pourtant totalement corsetée de Verviers à Chênée, aucune place n'a été laissée à la nature, aucune chance n'a été laissée à l'évolution naturelle des milieux nouvellement créés. Tous les discours en faveur de la biodiversité, des habitats, des rivières... sonnent terriblement creux. A-t-on appris quelque chose ? A-t-on remis en question quoi que ce soit au niveau des actions sur le terrain ? Souvent, on s'autorise à détruire beaucoup sous prétexte que l'on protège un peu ; dans le cas de la Vesdre post-inondations 2021, on n'a jusqu'à présent fait que de détruire et je crains qu'il n'y ait plus rien à protéger. Cela mérite d'être dit.
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On aura du blé, du boeuf et même plus certainement des chevaux, mais on n'aura pas la sérénité.

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La Région wallonne est à la manoeuvre, via des contrats passés avec des entreprises privées. Pourquoi un tel déni des lois de la nature ?
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  • Il y a pourtant un Ministre de l'aménagement du territoire et de l'agriculture Willy Borsus, dont on connaît la philosophie libérale sans réelle concession pour le patrimoine naturel et la préservation des ressources foncières, qui croit peut-être que l'économie et le génie humain sont une solution à tout.
  • Il y a pourtant une Ministre de la nature et de la ruralité Céline Tellier qui a annoncé que des budgets étaient disponibles pour des reméandrations et l'aménagement de zones inondables.
  • Il y a pourtant une task force à l'administration de la Région wallonne qui, on le comprend aisément, est certainement avant tout attentive aux aspects de la protection de la population et des infrastructures, mais qui est aussi composée des directeurs des matières environnementales et naturelles.
  • Il y a pourtant le DEMNA, le Département de l'Etude du Milieu Naturel et de l'Environnement (pôle scientifiques de la Région wallonne),enfin autorisé à passer en revue les cahiers des charges pour une meilleure prise en compte des dimensions nature et biodiversité.
  • Il y a pourtant le Pôle Ruralité dont la "Section Nature" a remis un avis d'initiative le 10 décembre demandant à la Région wallonne d'inventorier les anses d'érosion en vue de les conserver au maximum afin de permettre aux cours d'eau de divaguer plus naturellement en cas de crue.
    https://bit.ly/3GIi7mp
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Que s'est-il passé ? A mon simple avis, les entrepreneurs et leurs mandataires ont vu un grand trou et, "tout naturellement", ont saisi l'opportunité de le reboucher avec leurs terres excédentaires, certainement celles provenant du décapage de la vaste prairie voisine. Sans rien savoir de l'intérêt écologique et hydraulique de ces espaces associés aux rivières et qui ont été tous détruits dans le bassin de la Vesdre au cours des 100 dernières années.
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Dans l'Infos Trooz de janvier, le bulletin communal, il est écrit que "le nettoyage et le curage du lit de la rivière est en cours et des travaux d'urgence de sécurisation des berges de la Vesdre sont effectués (...). Des bureaux d'étude réalisent un état des lieux précis des points problématiques, parfois en naviguant sur le cours d'eau. Et ces bureaux définiront les points prioritaires pour les interventions".
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On n'a pas attendu le retour de ces bureaux d'études manifestement.
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10 février 2022

Interpellation communale

(contact : troozinfo@gmail.com)

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Notre territoire n'est pas à vendre

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Chaudfontaine : ses eaux thermales, son casino, son fort et… ses nombreux lotissements.
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Le groupement CHB, qui s’oppose à la liaison autoroutière Cerexhe-Heuseux Beaufays depuis plus de 40 ans et milite pour un aménagement responsable et durable de notre territoire, interpelle la Commune de Chaudfontaine. https://bit.ly/3B8zfkd
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Une initiative citoyenne qui mérite notre soutien.
En diffusant et en signant la pétition en ligne: https://chng.it/7xBmm8kSp8
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L’urbanisation massive et galopante, notamment des ZACC (zone d’aménagement communal concerté), artificialise définitivement les paysages, imperméabilise les sols, accroit la pression automobile, détruit les habitats naturels et… ne règle en rien les questions de la mixité sociale et de l’accès au logement des moins nantis.
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Non, on ne peut pas détruire beaucoup sous prétexte que l’on protège un peu.
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Cette interpellation mériterait d’être faite à SPRIMONT où les lotissements « à l’ancienne » se développent depuis 40 ans, AYWAILLE où le bourgmestre actuel a affirmé que les inondations des 14 et 15 juillet ne devaient pas empêcher de poursuivre l’urbanisation des zone urbanisables dans la vallée de l’Amblève, ESNEUX où un promoteur hollandais propose de développer un projet touristique en lieu et place d’un camping résidentiel en bordure de l’Ourthe et démantelé après les inondations, TROOZ où plusieurs projets étaient prévus dans la plaine de la Vesdre avant la catastrophe de l’été dernier…
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Cela ne tient qu'à nous.
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Inondations 2018 - 2


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