Le Passeur (d'idées)

31 mars 2020

Trooz : et maintenant ?

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 (contact : troozinfo@gmail.com)

Numéro 0
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Et si on commençait par bien faire les choses simples ?

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L’orage est passé, continuons comme avant…

Ce serait une grave erreur car les 10 sujets traités depuis le 26 janvier montrent que

la gestion politique de la Commune de Trooz

par ses élus du Collège

n’est pas du tout satisfaisante.

Dans certain cas, elle est indigente !

Si l’opposition MR n’a jamais été évoquée dans ces articles, ce n’est pas pour l’épargner mais en raison de sa transparance, sans grand espoir qu’elle prenne jamais un peu de consistance et qu’elle joue son rôle, pourtant indispensable, et fasse vivre la démocratie locale. C’est en partie en raison de son manque de consistance et d’engagement qu’en tant que citoyen cette fois, je me suis manifesté pour informer et dénoncer certaines situations.

Je sais de la Commune de Trooz et de sa gestion ce que peut savoir tout Troosbergeois attentif et intéressé, ni plus, ni moins. Et comme ses 8.700 habitants, je dispose de l’engagement de la majorité communale pour la législature 2018-2024 : la Déclaration de Politique Générale présentée par le Bourgmestre Fabien Beltran au nom de la majorité PS lors de l’installation du Conseil communal le 3 décembre 2018, pleine d’ambitions et d’engagements, comme il se doit.
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Une DPG de 12 pages

Trois pages pour autant d’objectifs fondamentaux (participation citoyenne, accent sur des valeurs essentielles, volonté de faire de Trooz une commune attractive pour tous). Douze pages pour autant d’axes concrets ! Ca ne s’invente pas. dpg___2018_2024

Après seize mois, le citoyen que je suis ne peut que constater qu’

aucune véritable dynamique n’anime l’équipe au pouvoir

que des domaines importants de la gestion communale sont délaissés et qu’aucune vision claire ne la guide. Ce n’est pas normal. Ce n’est pas ce que l’on attend d’une majorité au pouvoir. Ce n’est donc pas ce que l’on attend de Fabien Beltran, Eric Nori, Isabelle Juprelle, Sébastien Marcq et Joëlle Deglin.

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Vous le savez mais je tiens à le rappeler : cela a des

conséquences réelles pour les Troosbergeois

qu’ils vivent dans les quartiers aérés ou dans de petites masures des plus anciens, qu’il y ait minimum deux voitures dans le garage ou… le bus comme unique moyen de transport, qu’ils disposent de revenus confortables ou qu’ils soient des allocataires sociaux. Les seconds paient le prix le plus lourd, évidemment. Alors, quand on est socialiste – fut-ce via sa participation à une liste d’un Bourgmestre socialiste et même sans carte du parti – et que l’on s’enorgueillit de l’histoire d’un parti qui a tant fait pour la liberté et l’émancipation des Wallons, le moins que l’on puisse faire est d’exécuter un bon travail et de respecter son propre engagement. On ne peut pas avoir toutes les compétences, mais on ne peut pas se passer de ceux qui les ont !

L’écosocialisme, dont on attend qu’il prenne lui aussi de la consistance, devrait aussi se traduire via une réelle prise en compte des enjeux qui impacteront les générations à venir, déjà celle de vos enfants, fussent-ils adolescents.

Il y a d’autres difficultés à Trooz, importantes, mais dont la Commune et les élus ne sont pas responsables. Je n’en ai pas dit un mot car si mon jugement est sévère et exposé sans ménagement, il se veut juste et honnête.

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Non, critiquer n’est ni facile ni gratuit. Je préfèrerais vivre dans une commune bien gérée mais il se fait que ce n’est pas le cas.

Comme on le sait, les finances de la Commune ne se portent pas bien ; cette situation ne minimise en rien les constats négatifs étayés dans les 10 articles qui, tous, reposent avant tout sur des carences et des négligences en matière d’implication et d’engagement. Au contraire, l’impécuniosité commande une reprise en mains immédiate de la gestion communale dans plusieurs domaines.
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La situation est plus mauvaise aujourd’hui qu’elle ne l’était de 2012 à 2018.

Oui, il y a un vrai problème de gestion politique à Trooz ; la piètre ambiance dans les services communaux en est une traduction – grave – parmi d’autres. Il ne sera pas réglé avec des haussements d’épaules ou un changement d’intonation. Le mal est bien trop sérieux. C’est dans la manière de fonctionner, l’organisation et le partage des responsabilités qu’une réforme est nécessaire. Quant à la participation citoyenne, il est urgent de passer des mots aux actes.

Les élus en feront de toute manière ce qu’ils veulent. Oui, mais avec quelles conséquences ?

Après avoir exposé 10 domaines d’activités, voici 10 propositions constructives pour sortir du trou :

  1. doter la Commune d’un Schéma de Développement Communal (l’ancien « schéma de structure communal ») et d’un Guide Communal d'Urbanisme (l’ancien « règlement communal d'urbanisme ») ;
  2. proposer et suivre 5 familles engagées dans une année « zéro déchet » et en faire un compte-rendu détaillé et pédagogique tous les 15 jours tout en invitant les Troosbergeois à adopter des comportements concrets de réduction de production des déchets ;
  3. doter un échevin dynamique et actif de la compétence de « transition écologique » pour en faire une matière transversale, le doter d’un budget de 50.000 € par an ;
  4. consacrer la première demi-heure de chaque conseil communal à un débat public dont il sera fait une large publicité, traitant de deux sujets annoncés à l’avance, et modéré par une personne neutre et aguerrie à l’exercice ;
  5. finaliser l’étude et concrétiser le remplacement de la station d’épuration abandonnée du Bois Lemoine (Péry) ;
  6. récupérer les droits de passage sur les chemins publics et les servitudes partout où les riverains se le sont accaparés illégalement ;
  7. prévenir activement les infractions urbanistiques sinon exiger une remise en état immédiate de la situation lorsque c’est matériellement possible, traiter le passif en la matière ;
  8. reprendre en mains le PCDR (Développement Rural) et rendre aux citoyens la place qui est la leur dans ce projet ;
  9. rendre conviviale pour les riverains et la vie de quartier la Place Texeira de La Brouck, la Place Emile Vandervelde de Fraipont et la Place Winston Churchill de Trasenster, en faisant appel à un bureau d’études compétents ;
  10. mettre à disposition sur le site internet communal les procès-verbaux approuvés des conseils communaux et respecter ainsi la règlementation en la matière.

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Et puis, pourquoi ne pas recouvrir 2 ou 3 pignons aveugles parmi les dizaines à Trooz d’une fresque Street Art ? 

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Juste pour pouvoir un peu rêver.


 

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24 mars 2020

Trooz et ses places publiques

 (contact : troozinfo@gmail.com)

Numéro 1

Les réhabiliter, mais avant tout les respecter

Que dit la Déclaration de Politique Générale pour la législature 2018 – 2024 ? Rien, malheureusement.

Dans l’introduction du chapitre 7 consacré au logement et à l’aménagement du territoire, deux questions sont posées :

  1. Quels espaces de convivialité promouvoir ?
  2. Comment conserver le caractère rural de nos villages ?

Ces questions, on se les pose depuis longtemps. Ce dont nous avons urgemment besoin, ce sont des réponses ! Surtout que la DPG parle de « définir une vision à long terme de l’aménagement du territoire ». Comme en 2012.
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Soyons concrets :

Beaucoup de nos places publiques ont vu leur histoire ensevelie sous l’asphalte et les voitures. En 2018 encore, la Commune de Trooz a cru bon d’en remettre une couche !

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Place Winston Churchill à Trasenster

Réaménagement de la Place Wiston Churchill à Trasenster en mai 2018, soit quelques mois avant les élections, les élus étant manifestement persuadés que cela plairait aux riverains.

Faut-il s'étonner ? Les riverains de cette Place Wiston Churchill à Trasenster sont ravis ! Pourquoi ? Parce qu’eux-mêmes ont oublié combien un espace public peut offrir en matière de convivialité, d’harmonie, de calme, de contemplation… et d’histoire locale quand on lui conserve les stigmates de son passé.

Que les habitants aient oublié cela est assez compréhensible, habitués que nous sommes tous à confondre les places publiques avec des parkings.

Mais que les autorités communales de Trooz perdurent dans l’anéantissement de l’âme de ces places publiques qui sont notre propriété à tous, c’est faire montre d’ignorance, d’une conception erronée du bien commun, d’un mépris pour le passé autant que pour le futur.

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Place du Marché à Prayon

L’intérêt de la Commune ne doit pas être confondu avec celui d’un fabriquant de béton, de tarmac ou de pavés.

L’espace public de la rue Large à Nessonvaux, la Place Teixeira de La Brouck, la Place Emile Vandervelde à Fraipont méritent une vraie réhabilitation. Elle doit donc être étudiée par un Bureau d’Etudes compétent et avec les citoyens.

Les 11 règles d’or pour concevoir un bon espace public : https://bit.ly/2y37c9v

Des dizaines d’articles parlent de ces questions sur mon blog www.Infotrooz.be, desquels apprendre quelques principes de base et s’inspirer pour une bonne conception des espaces publics.

Parce que notre commune, les Troosbergeois, Churchill et Vandervelde méritent mieux.
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La Place Emile Vandervelde à Fraipont et la Place Teixeira à La Brouck : à réhabiliter d'urgence (mais bien). 



ETAT des PLACES PUBLIQUES de TROOZ

 

 


   ESPACES

   PUBLICS

 

Bâti

 

coexistence avec les voitures

 

            Etat     des plantations

 

   Projet de     restauration

 

    particularités

 

Etat général actuel

 

 

 

 

 

 

 

  Les +

 

 

 

 

 

 

  Espace vert

  Cité duThier

Cité     
--> cohérence 
du bâti

 

Très bien

 

Entretien soigné de la pelouse

Petite infrastructure en très bon état

Très bien

  Parc communal

  Prayon

Écrin de la
Maison communale

Bonne

Terrain de basket utilisé comme parking

Très bien

 

Entretien soigné des plantations

Très bien

  Place du  
 11 novembre

  « gare de Trooz »

Ancienne gare restaurée

Monument aux Morts

Moyenne

(parking SNCB voisin sous utilisé)

            Bien

          Arbres 
     remarquables

    (végétation de 
       buissons à  
         rénover
      entièrement)

 

      Propriété d'Infrabel
        
   Organisation régulière
          d’événements

Bien

  Place de   
 Forêt Village

 Bâti ancien

Eglise Ste-Catherine

Moyenne

Parking sauvage sur la place

            Bien

          Arbres
     remarquables

     Petits arbres
       inadaptés

 

        Place classée

              Eglise 
        Ste-Catherine

Très bien

  Espace
 Julie et  Mélissa

  La Brouck

Cité    
--> cohérence 
du bâti

 

            Haie de    
       Ligustrum
       restaurée

Fiche PCDR

           Monument 
       Julie et Mélissa

Très bien

  Espace vert

  côté est de la rue 
  La Brouck Cité

Cité    
--> cohérence 
du bâti

 

            Bien

    Nouvelle haie
  Nouveaux jeux
    pour enfants

         Buissons
        inadaptés
       contre talus

Fiche PCDR

 

Très bien

  Ancien terrain   de basket 

  Fonds-de-Forêt

Agora space aménagé
Environnement bâti réhabilité

Très bonne

(espace séparé en 2)

Nouvelle haie

Restauré

Seul véritable espace public du village

Bien

 

  Cité 

  Fraipont

Cité    
--> cohérence 
du bâti

Agora space

Bonne

Bien

Restauré

 

Très bien

 Travaux d’aménagement prévus   
    (court, moyen et long termes) 
   

 

 

 

 

  La Fenderie

  Espace devant
  le château

Projet de rénovation du   bâtiment du maka

Mauvaise

Jardin nature admise

CGTourisme 

Subside octroyé en automne 2018

Site classé

Grand potentiel

Moyen

  Les -

 

 

 

 

 

 

  Place du  Marché

  Prayon-village

 Bâti ancien

Mauvaise car les voitures occupent tout l’espace

Rénovation complète début 2018
« Restauré »

Résultat mauvais puisqu’à part le revêtement changé et le parking distribué, la Place n’a rien gagné en convivialité

Prime restauration façades

Cœur historique

Moyen

 

  Place Teixeira 

  La Brouck

Cité    
--> cohérence 
du bâti

Mauvaise

Mauvais

Fiche PCDR

Espace complètement négligé

Forte densité de population

      Ecole fondamentale

Mauvais

  Place Emile 
 Vandervelde

  Fraipont

 Bâti ancien

        Mauvaise

 Moyen  
(marronnier classé)

Fiche PCDR

 

Cœur historique

En bord de Vesdre

Mauvais

  Place de 
 
Nessonvaux

 Bâti ancien

        Mauvaise

  Bon    
(hêtre classé)

Fiche PCDR

(centre de Ness.)

Forte densité de population

Petite place en bordure d’une route régionale

Difficultés de parking

Petite infrastructure dégradée

Moyen

  Place 
 Wiston Churchill

  Trasenster

 Bâti ancien

Place asphaltée fin 2018

        Mauvaise

        Absente

 Saccagée

 

Mauvais

  Place 
 François Piscart

  Forêt

 Bâti ancien

        Mauvaise

       Liée au monument

 

Monument de Forêt


Bien

 Cour Monville

  Nessonvaux

 Bâti ancien

        Mauvaise

          Absente

Fiche PCDR

(centre de Ness.)

Espace restreint entouré de maisons en pierres

Difficultés de parking

Moyen

  Espace vert

  fond de la cité de 
  La Fenderie

 

 

    Grands arbres

 

En bord de Vesdre

Petite infrastructure dégradée (banc…)

Mauvais

 Cas particulier
 

 

 

 

 

 

 

  Drève Patureau

  Fraipont 

 

 

 Très bien

Plantation de nouveaux châtaigniers en 2016

Mélange et répartition des essences incohérent

 

proximité de la nouvelle école El No 
Participation des élèves

Absence d'harmonie en raison de la répartition aléatoire des essences d'arbres 

Bien

 

  PCDR = Plan Communal de Développement Rural

 

   case vide = sans objet

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17 mars 2020

Quel est le point commun…

 (contact : troozinfo@gmail.com)

Numéro 2

…entre ces photos ?
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Particularités : elles sont archi-connues, certaines très anciennes (> 10 ans) et d'autres récentes, parfois ont-elles même fait l'objet d'un PV, plusieurs ont été signalées et resignalées aux élus et à des administratifs...

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Posté par infotrooz à 14:41 - - Permalien [#]

14 mars 2020

Trooz

 (contact : troozinfo@gmail.com)

Renouvellement de la CCATM

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COMMISSION CONSULTATIVE D’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA MOBILITÉ 

https://bit.ly/2U9aRJV

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Oui, mais pour quoi faire ?

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Ces matières sont fondamentales
en ce sens qu'elles conditionnent bien d'autres choses : l'équilibre entre les divers modes de transport, les relations de voisinage, les paysages, la protection de la nature, la sécurité, la préservation des terres agricoles...
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Une série de photos illustrent quelques enjeux liés à l'urbanisme et à l'aménagement du territoire.

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Le plan de secteur : un document planificateur qui date des années 80'.

 

plan de secteur

 

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La densité de l'habitat, son accessibilité en transport en commun, la proximité des services de base... conditionnent énormément d'éléments : la mobilité, la sécurité, la vie sociale, l'approvisionnement en énergies, l'épuration des eaux, la préservation des paysages, la biodiversité... Le coût pour la collectivité peut aussi être très élevé.

 

L'espace est rare ; il faut l'utiliser avec parcimonie.

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Les prescriptions urbanistiques : pour éviter la cacophonie. Pour cadrer les équipements aussi.

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La Grand'Rue porte encore les stigmates des anciennes activités industrielles de la vallée.
Le parc d'activités économiques à Prayon: quelque chose à faire de toute urgence.

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Localisés à des endroits stratégiques, plusieurs vastes espaces vont être rebâtis : une chance à saisir pour améliorer l'attrait de la Grand'Rue et offrir un habitat de qualité. 

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Les haies vives : pour intégrer le bâti dans son environnement, pour le cacher ou pour le dénaturer ?

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L'isolation des bâtiments : une nécessité.

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Les infractions urbanistiques sont nombreuses et diverses : prévenir, sanctionner et guérir.

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Le bâti ancien dans la vallée : de nombreuses maisons sont modestes, parfois vétustes et inconfortables.

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Deux exemples remarquables de rénovation et de modernisation.

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Les paysages : 
une thématique généralement peu prise en compte.

02 bis - Tendance à promouvoir –intégration et mise en valeur02 - Tendance actuelle – perte des qualités par mauvaise intégration

 

 

 

 

 

 

 

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Un paysage est facilement abîmé, caché ou détruit. Pourtant, des solutions de bon sens existent.

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Le paysage n'est pas que naturel, il peut aussi être bâti, industriel, archéologique...

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Les espaces publics : très divers mais souvent peu accueillants

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12 mars 2020

« la cldr fait un travail de qualité »

 (contact : troozinfo@gmail.com)

Numéro 3 bis

Ah bon ?

Echanges avec l’échevin Sébastien Marcq

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Pour ceux qui ne sont pas branchés (sur les) réseaux sociaux

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Capture Seb Marcq

Sébastien Marcq 

En effet, il y a un peu plus d’un an, j’ai eu dans mes attributions la CLDR.
Je pense avoir pris à cœur la tâche qui m’a été donnée.
Malgré mes lacunes, je me suis informé, documenté, instruit sur les différents sujets.
Les différentes personnes avec qui je collabore et travaille pourront te le confirmer.
En ce qui concerne la CLDR, nous sommes dans la concrétisation du PCDR (Programme Communal du Développement Rural) j’y ai passé énormément de temps, notamment à l’élaboration de plan, de métré estimatif, ...
Des rencontres avec les riverains ont été faites. (Pour le projet de l’aménagement de la salle de Forêt)
Des visites de terrain et un travail avec le bureau d’étude COSETECH a été fait afin d’aménager différents endroits de la commune (La salle Floréal de Fraipont, La place Teixeira, La Fenderie,...)
Aux dernières réunions de la CLDR, nous avons proposé de travailler sur les eaux de ruissellement, sur le réaménagement de certains Chemin. (Je suis actuellement sur le projet de faire le tour de Trooz dans Trooz. Ce qui fait environ 32Km.) Des démarches ont été faites pour réouvrir des chemins qui sont en fait des anciens sentiers.
Mais revenons à la CLDR...
Nous devrions passer devant la CRAT( Commission Régionale d’ Aménagement du Territoire) cette année. Ce qui nous permettra d’avoir jusqu’à 80% de subsides pour certains projets.
Je fais tout mon possible pour faire avancer notre commune et je suis quelqu’un de moteur.
Je suis aussi dans d’autres projets d’Urbanisme, de Mobilité, de concertation, ...
J’ai aussi une vie de famille, une vie privée et une vie professionnelle en dehors de mon échevinat.
Je m’investis et soutiens différentes associations et ASBL.
J’arrive à faire la part des choses...
mais à lire tes idées et tes jugements qui je pense sont inadéquats envers mon travail d’échevin.
Je ne peux que te conseiller cette petite astuce avant d’écrire ou de dire quelques chose « PENSE »

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est-ce...
Positif,
Exact,
Nécessaire,
Sage,
Enrichissant.

Merci de me comprendre.

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Capture Ol Baltus

 

Olivier Baltus Salut Sébastien,
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Elle en fait des choses la CLDR !
La dernière réunion plénière remonte au 9 octobre 2019… ; il y a 5 mois ! Je n’y étais pas, la date ayant été fixée par la Commune et le GREOVA puis imposée aux membres sans concertation. Pas de PV sur le site dédicacé du GREOVA ! https://bit.ly/38Chhqb Précédemment, une visite de terrain a eu lieu à Forêt et La Brouck, à laquelle j’ai préféré ne pas participer vu mes nombreux articles sur ces sujets.
Celle d’avant a eu lieu le 12 juin 2019 et a concerné le projet de rénovation de la Place Emile Vandervelde de Fraipont… que tu nous as présenté sous la forme d’une description statique des éléments : La Vesdre, la place, l’église, la voie d’accès à l’école… Rien concernant son « fonctionnement » par contre, soit la logique derrière les diverses options d’aménagement qui ont été traduites dans la maquette. On avait pourtant demandé que ça soit l’architecte communale qui présente… son projet de rénovation. Idem pour les étapes et la ligne du temps quant à la réalisation du projet, tant les explications étaient éparses. J’ai fait remarquer tout cela dès le lendemain dans un mail (constructif) à tous les membres et participants. Rappelons que ce projet est repris dans le lot 1, « à réaliser idéalement dans les 3 premières années du PCDR ». Mais c’est vrai : vieux vaut prendre 10 ans que de concrétiser un mauvais projet d’aménagement d’espace public, comme on doit le déplorer Place du Marché à Prayon (par exemple).
Et enfin la première réunion après l’entrée en fonction de la nouvelle majorité PS en décembre 2018 a eu lieu le 22 mai 2019 à l’occasion de laquelle a – notamment - été présentée la CLDR renouvelée. Aucun élu présent n’a pu nous dire quels membres étaient effectifs et quels autres étaient suppléants, quels étaient les binômes et qui avait le droit de vote ! Tout le monde était heureux qu’après… plus d’un semestre blanc, les travaux puissent enfin reprendre via le récapitulatif de toutes les fiches-projets mais la situation d’entrée de jeu était franchement pathétique.
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Elle en fait des choses la CLDR !
Ce serait bien d’informer la CLDR et les citoyens de Trooz, sauf si de participatif le projet n’a que le nom.
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Elle en fait des choses la CLDR !
Depuis la décision de 2010 de s’engager dans une Opération de développement rural et la création de la CLDR le 27 janvier 2014, l’eau a coulé sous les ponts et au vu de la liste des 25 fiches-actions (https://bit.ly/2TRXmys) priorisées par le Conseil communal le 11 décembre 2017, force est de constater que concrètement les projets du lot 1, prioritaires, ne sont pas près de se réaliser. Surtout si on retire la voie lente et le bâtiment du Maka à La fenderie qui seront subsidiés par ailleurs.
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La Communication de la Commune sur ses projets et leurs interactions avec la population demeure totalement insuffisante, comme si les autorités avaient peur que les citoyens participent, s’investissent. C’est pourtant un engagement de la déclaration de politique communale ! Et cela renforcerait pourtant la légitimité des élus.
Je passe sur ton habitude de ne pas t’exprimer sur les réseaux sociaux. Je passe aussi sur ta vie privée ; ce n’est pas le sujet et on en sait assez avec ce que tu en dis sur FB.
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Est-il exact que tu te formes et t’instruis ? Je te conseille alors le « Carrefour des Ruralités » le 28 mars à Rochefort : https://bit.ly/2vXWNLr
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Est-il sage que tu utilises… FB pour exprimer des positions politiques en plein cœur de procédures légales de concertation de la population comme tu l’as fait lors de l’enquête publique sur le projet de lotissement Lamy à Nessonvaux ?
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Est-il nécessaire de divertir la population et d’entretenir ta popularité sur… FB a longueur de semaines alors que le fossé abyssal entre les citoyens et leurs représentants vient avant tout d’une gestion peu rigoureuse (on peut aussi parler de l’ambiance au sein du personnel communal) et de la mise de côté d’enjeux pourtant essentiels, comme le démontrent 7 de mes 8 articles publiés depuis le 26 janvier ?
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Dans certains contextes, faire ce que l’on peut n’est pas une excuse. Bref, on peut en parler quand tu veux ; ça me semble même bien nécessaire. Pourquoi pas une réunion citoyenne d’information et d’échanges ? Et au plaisir de te voir lors d’une réunion de la CLDR.

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Posté par infotrooz à 18:54 - - Permalien [#]

10 mars 2020

« la CLDR fait un travail de qualité »

 (contact : troozinfo@gmail.com)

Numéro 3

Ah bon ??? Voyons ça…

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CLDR
pour Commission Locale pour le Développement Rural.

Depuis 2014, j’ai écrit 19 articulets sur ce projet participatif. « parti quoi » ?

Vous voulez savoir ce qu’est une ODR, un PCDR, une CLDR… Et mon point de vue quant à la conduite communale du projet ?
Cliquez ici https://bit.ly/3crAldY ou ici https://bit.ly/2PP3VAu ou ici https://bit.ly/2TELboz ou ici https://bit.ly/2TDesQk ou ici https://bit.ly/3aB8qXv ou ici https://bit.ly/2PQ6YIA ou ici https://bit.ly/2PRtpx0 ou ici https://bit.ly/39rN12G ou ici https://bit.ly/38w2hKN ou ici https://bit.ly/2vJCAbY ou ici https://bit.ly/2VIxEyS ou ici https://bit.ly/3auEvQr ou ici https://bit.ly/3awjWDu ou ici https://bit.ly/39oUa3S ou ici https://bit.ly/2wA0Vkw ou ici https://bit.ly/32R6dVb ou ici https://bit.ly/39mFIcu ou ici https://bit.ly/2VLLVuH ou ici https://bit.ly/38poLwI

En deux mots : une possibilité de voir subventionner par la Région des projets utiles pour le cadre et le bien-être de la population. Mais qu’en fait-on ?

Quelques titres valent mieux que de longues lectures…

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Un projet mal géré, une vraie Nakba

Rarement, on aura vu une gestion aussi calamiteuse, un suivi aussi catastrophique. Je le sais, je m’investis / j’essaie de m’investir dans ce projet depuis 2014.

Les « errances » dans la gestion de ce dossier, aussi nombreuses que les stations d’un chemin de croix, ont notamment été dénoncées via un courrier au Bourgmestre du 30 septembre 2017 https://bit.ly/2Q4FUFC. J’y écrivais notamment ceci : « Puisque vous, Monsieur le Bourgmestre, avez pris l’habitude de répondre à tout et de vous exonérer de tout manquement, je vous demande de reprendre personnellement le projet en mains et de le conduire rapidement à bien. »

Le 2 décembre, le Bourgmestre a bien entendu répondu : https://bit.ly/39HkmGP
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Un mépris total pour l’engagement citoyen…

Un PCDR est un projet citoyen, participatif. Sans ce fondement, il ne peut emporter l’adhésion de la population et passe totalement à côté de son objectif.

Après le tohu-bohu du départ, les participants ont participé à de nombreuses réunions pendant des années en scrutant l’horizon et une terre à rejoindre, accompagné par le remarquable travail - tout au long du processus - des chargées de mission du GREOVA*, l’organisme accompagnateur. Mais avec le temps, ne voyant que l’océan à perte de vue, les enthousiasmes se sont dissipés et les gens ont fini par partir. Rappelez-vous le « lot zéro », ces petites actions non financées et qui devaient entretenir la dynamique citoyenne… Et bien les citoyens se sont investis, ont rédigé des textes, parcouru le terrain… mais voyant les lots 1, 2 et 3 végéter, cela n’a pas suffi.

Fin 2018, on a changé d’Echevin en charge de cette matière et Sébastien Marcq a pris la place de Christophe Marck. Passer d’un Marc à l’autre n’a rien amélioré jusqu’ici. Faut-il rappeler que les Echevins reçoivent – logiquement – un revenu pour leur travail d’élu ? Sans modulation suivant les performances. Non, les poujadistes ne sont pas ceux qui dénoncent mais ceux qui promettent sans assurer ensuite.

Quelle meilleure démonstration que la suite des événements depuis la décision communale de lancer une Opération de Développement Rural le 10 mai… 2010.

  • 2012 et 2013 : réalisation d'un diagnostic communal et d'un inventaire des besoins et projets par le GREOVA* ;
  • février 2012 : deux réunions d'information du personnel et du Conseil Communal ;
  • mars 2012 : trois réunions d'information citoyenne dans les villages afin d’identifier les atouts, les faiblesses et les besoins de la Commune dans différents domaines de la vie communale ;
  • avril 2012 : une réunion d'information de la CCATM ;
  • 2013 : les agents de développement du GREOA* rencontrent des personnes ressources (associations, Maison du Tourisme…) pour affiner le diagnosticcommunal et établir un inventaire des besoins et projets à développer dans la commune ;
  • 27 janvier 2014 : le Conseil Communal désigne les membres de la Commission Locale de Développement Rural (CLDR) ;
  • des dizaines de réunions plénières et de groupes de travail, des sorties sur le terrain... auxquelles ont participé des dizaines de citoyens en 2015, 2016 (stand-by tout le second semestre 2016) et jusqu’au 4 mai 2017, réunion au cours de laquelle la CLDR a  accordé un niveau de priorité à chacune des 25 fiches-actions du Plan ;
    • Lot 1 : projets à réaliser dans les trois premières années du PCDR ;
    • Lot 2 : actions à mettre en place entre la 4è et 6è année du PCDR ;
    • Lot 3 : autres actions moins prioritaires.
  • 23 janvier et 9 mars 2017 : passage en revue par les groupes de travail des textes de synthèse pour chacun des projets rédigés par la nouvelle équipe du GREOVA* ;
  • 24 mars 2017 : Conseil communal au cours duquel je fais part du temps anormalement long depuis le lancement de l’ODR et de la qualité insatisfaisante de la transcription des projets dans les fiches actions ;
  • 13 novembre 2017 : le Collège modifie quelque peu l’épreuve en formalisant un lot 0 (fiches-actions non subsidiées à réaliser dans l’immédiat par les citoyens) et en adaptant le niveau de priorité de quelques autres fiches-actions des lots 1, 2 et 3 ;
  • 29 novembre 2017 : réunion du GT « promenades » et reprise en main par l’Echevin du Tourisme du projet de renouvellement de la carte des 6 promenades touristiques de Trooz là où on l'avait laissé... le 21 juin ;
  • 11 décembre 2017 : Conseil communal qui approuve l’ordre de priorité des fiches-actions et, partant, du Plan Communal de Développement Rural !

Sept années donc pour aboutir à un plan d’actions, le PCDR !

Vous voulez voir les 25 fiches projets ? Elles sont ici : https://bit.ly/2TRXmys

Regardez où nous en sommes… 2 ans plus tard !

(pour info : le projet de réaménagement du site du Maka à La Fenderie est sorti du PCDR puisqu’il a été pris en charge par le CGT – Commissariat Général au Tourisme)

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Et puis quoi ? Désignation d’un prestataire pour étudier les 10 fiches disposant d’une composante technique et nécessitant un investissement important et estimation du coût de leur réalisation… Où en est-on aujourd’hui ? Aucune idée. Quelqu’un sait-il m’aider ?

Depuis 2 ans, il y a eu 3 ou 4 réunions. Je manque de précisions ? Evidemment, les PV ne sont même pas sur le site dédicacé du GREOVA* ! https://bit.ly/38Chhqb

Des événements prévus ? Non. Des réunions prévues de la CLDR ? Non. Et en plus, les dates sont imposées aux membres qui, évidemment, n’ont alors pas toujours la possibilité de participer.
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Gâchis, impéritie

Le renouvellement complet de l'équipe des agents de développement du GREOVA* fin 2016, eux aussi lassés (oui oui, eux aussi), avec des retards et des difficultés techniques sérieuses à la clef, a créé un vide qu’il aura fallu un an pour combler. Non pas à cause de l’organisme accompagnateur mais de la Commune dont on s’est demandé bien des fois pourquoi elle ne s’impliquait pas sérieusement dans le projet !

Et, logiquement, le report de réunions en raison du désistement des citoyens (les 31 janvier et 16 février 2017 du fait de la présence d'un seul citoyen), lassés par une procédure interminable, des cafouillages divers et quelques interventions déloyales de la Commune dans les coulisses du projet (rappelez-vous : le PCDN – Plan communal de protection de la nature – et l’opération « commune zéro déchet », sortis de nulle part).
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Trois CONCLUSIONS s’imposent :

-       oui, la CLDR fait un travail de qualité ;

-       les élus en charge du dossier – et le Bourgmestre – doivent s’impliquer réellement dans le PCDR et,
        dans ce cadre, rendre aux citoyens la place qui est la leur ;

-       il est plus que temps de faire le point, de communiquer et d’engager les premières réalisations !

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Aller revoir ces 25 fiches !  https://bit.ly/2TRXmys

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* GREOVA : Gro
upement Régional Economique des vallées de l'Ourthe, de la Vesdre et de l'Amblève (GREOVA) = organisme accompagnateur

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Mobilité, espaces publics, patrimoine, Fenderie, biodiversité, chemins... En matière de "développement rural", il y a pourtant de quoi faire 

 


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Posté par infotrooz à 14:54 - - Permalien [#]

03 mars 2020

Trooz : Propreté publique

 (contact : troozinfo@gmail.com)

Numéro 4

Faut-il apprendre à vivre avec… la saleté ?

Non, la saleté n’est pas une fatalité. Ni en ville ni ailleurs.

D’ailleurs, dans de nombreux pays et régions d’Europe, l’environnement urbain et rural n’est nullement souillé de détritus comme on l’observe chez nous ! Question de culture dirons certains, de politique dirons d’autres. Probablement des deux.

Toujours est-il que rien ne justifie la saleté des espaces publics, des chemins, des bords de routes, des berges de rivières. Face à cette problématique - difficile à résoudre -, les autorités politiques doivent user de mesures préventives et coercitives dans le cadre d’un plan d’actions cohérant sur le long terme.

Tiens, on dirait la définition même de l’action politique…

Problème : en Wallonie, la norme sociale est quelque peu défaillante. Tout comme certains continuent de se vanter de rouler vite, d’autres se débarrassent toujours de leurs déchets en rue ou dans le ruisseau en fond de jardin sans trop de gêne et… sans que quiconque ne dise grand chose.

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Détritus à La Brouck, ramassés par un citoyen moins de 2 heures après mon passage !

La Grand'Rue, dans un général bon état de propreté.

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Déverser ses déchets verts et autres sur la berge : le meilleur moyen pour la déstabiliser !

Déposer ses déchets ménagers dans ou au pied d'une poubelle publique : un grand classique.

Le comportement d’une petite minorité de gens affecte le cadre de vie de tous, entend-on souvent. Quelle minorité ? Elle n’est peut-être pas si petite la minorité, vu tous ceux qui n’ont pas encore intégré la nécessité d’éteindre la lumière de leur bureau en partant, porter un pull plutôt que de vivre dans une pièce où il fait 24 degrés ou déposer leur canette dans un sac bleu à la sortie de la cantine. On est par contre tous émus face à cette tortue des Caraïbes qui grignote un morceau de plastique...  
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Et à Trooz ?

La Grand’Rue présente un aspect bien éloigné de celui – quelque peu "surréaliste" – décrit en octobre 2016, lorsque des déchets nombreux jonchaient les accotements et trottoirs. Peut-être l’effet du Glouton… Toujours des avaloirs mangeurs de canettes par contre. Non, dans l’état actuel du réseau d’égouttage et vu le nombre de chaînons manquants, elles ne finissent pas dans un conteneur de la station d’épuration de La Brouck mais dans la Mer du Nord !

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Impliquer le citoyen dans des actions concrètes de nettoyage est une très bonne chose.
Les « grands nettoyages » de printemps par exemple.

Nous espérons une large et longue participation des élus le 28 marshttps://bit.ly/2I61i9h 

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Les berges de la Vesdre n'ont jamais été aussi propres !

Quelques idées :

  • continuer à inviter les jeunes de Trooz et leurs éducateurs ainsi que les groupements de jeunes à participer ;
  • convier aussi les riverains de la Vesdre (dont ceux de la cité de la Fenderie) ;
  • rappeler les droits et les devoirs, le civisme nécessaire ;
  • associer chaque événement organisé par la Commune à une action « zéro déchet » (jogging la Troozbergeoise, brocantes, Carnaval de Nessonvaux, marché de Noël...) ;
  • supprimer les canettes au niveau de toutes les infrastructures communales (salles sportives et autres, écoles…) ;
    (pas d’indignation inutile : que sais-je s’il y a des canettes dans les écoles ou au Centre sportif de Trooz ? Et ce n’est pas parce que je ne les fréquente pas que je ne peux pas m’y intéresser. Je sais ce que la Commune veut bien communiquer. Tant mieux s’il n’y en a pas – et dans ce cas pourquoi ne pas le faire savoir ? – mais ce serait bien triste qu’il y en ait)
  • développer un compost de quartier ;
  • faire appel à Intradel bien plus souvent que lors de l’événement annuel réservé à une quinzaine de personnes;
  • … 

Qu’attend-on pour être proactifs et quelque peu « innovants » ? Qu’attend-on, par exemple, pour lancer et ACCOMPAGNER une action à destination des familles de Trooz en vue d’une réduction de la production des déchets et faire la promotion du SUIVI ? Ce serait une manière de travailler sur 2 tableaux : la prévention des déchets et la propreté.

Tiens, que dit la DPG, lue par le Bourgmestre le 3 décembre 2018 à l’occasion de l’installation de la majorité PS ?

  • Renforcer l’actions des agents de propreté dans chacun des quartiers ;
  • Lutter efficacement contre les dépôts clandestins par l’éducation, la prévention et la répression.
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Quant au nombre de poubelles…

Non, les multiplier ne résout pas tout ; ce serait trop simple.

Au contraire : cela laisse penser qu’où elle se trouve, la personne doit pouvoir se débarrasser de son déchet : à chaque croisement d’un chemin de randonnée ou d’une voie lente, à proximité de chaque banc public, à l’entrée de chaque implantation communale… Non : les chemins, aires de stationnement, aires de pique-nique... sont utilisés de manière temporaire et celui qui y passe retourne chez lui avec ce qu'il a emporté !

Pour le dire autrement : multiplier le nombre de poubelles ne fait pas une politique… comment déjà ? : « cohérente et sur le long terme ».

Et ça marche : suite à l'expérience concluante de Virton, les communes gaumaises se sont engagées dans une même démarche !
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Et Bridget dans l’affaire ?

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Pas besoin d’aller le chercher le 28 mars ; je m’en suis chargé pour le déposer au Service des Travaux. 

 


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Posté par infotrooz à 16:17 - - Permalien [#]

25 février 2020

Trooz : ses chemins pédestres sont

 un vrai patrimoine commun…

 (contact : troozinfo@gmail.com)

Numéro 5

…qui doit le rester !

S’il est une priorité sur laquelle tout le monde s’accorde, c’est bien celle-là !

Combien de fois ais-je été abordé pour des chemins obturés, accaparés par des riverains, embroussaillés, mal balisés ou… souillés par des déchets ?

Combien de fois à la CLDR (Commission du Développement Rural), ce sujet n’a-t-il pas été abordé (et reporté…) ? 

Les autorités politiques sont bien conscientes de cet intérêt de la population, tout autant que de l’atout que constitue ce dense réseau de chemins dans une commune vallonnée qui offre un nouveau regard à chaque passage de crête ou de ruisseau. Trooz n’a pas de cathédrales, de musées ni de châteaux (et encore) mais de biens beaux chemins. Un vrai « produit d’appel » touristique.

Malheureusement, au cours de la mandature 2012 – 2018, seul deux petites jonctions ont été rouvertes, auxquelles il faut ajouter un passage discret mais utile entre la Maison Médicale et la Rue de l’Eglise, à proximité de la Maison Communale. Faible bilan au regard du nombre de situations qui restent problématiques.

Heureusement, pendant cette même période, un réel investissement a été consenti au niveau de la cartographie des promenades et de leur balisage. A Trooz, les chemins sont aussi bien entretenus dans l’ensemble et la Commune et ses ouvriers répondent toujours présents avant l’organisation d’une marche. Notons aussi le fait que petit à petit, tous les bancs publics jalonnant plusieurs chemins ont été restaurés ; il faut dire que certains menaçaient ruine !

Mais malgré cela…
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Il est plus que temps que LES élus en charge de cette matière se bougent

La DPG (déclaration de politique générale) qui porte le projet de la majorité PS pour la législature 2018 – 2024 s’engage à :

« Continuer la rénovation du balisage et entretenir régulièrement le très beau réseau de balades de notre commune, notamment en faisant converger certains chemins structurant vers la future voie lente » (qui relira les gares de Trooz et Chaudfontaine en longeant la Vesdre, cqfd).

Un gros travail reste à faire au vu du nombre de chemins qui mériteraient d’être réhabilités où dont l’usage est entravé d’une manière ou d’une autre.

Oui, il est plus que temps que LES élus en charge de cette matière se bougent ! Au sens propre en allant marcher (et pas seulement skier) et au sens figuré en engageant les démarches concrètes pour rendre tous les chemins pédestres… à leurs usagers, habitants et visiteurs.

Quels élus, et quelles compétences touchant aux chemins ? Découvrez-les vous-mêmes ici : https://bit.ly/2HNKlQL

Quelques situations de terrain parmi bien d’autres… via quelques photos.

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Des réalisations heureuses...

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Et d'autres qui le sont beaucoup moins, surtout quand la Commune elle-même confond les arbres avec des panneaux d'affichage. Les affichettes bleues sont celles d'une organisation privée.

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Le chemin de la spinette, dangereux après l'enlèvement des escaliers.

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De beaux paysages...

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Et des situations anormales comme cet ancien chemin déplacé en limite de propriété et devenu inaccessible car très dangereux, cet autre chemin déplacé en bordure de champ sans enquête commodo incommodo... ou celui-ci qui est carrément barré !

 

Que cela ne vous empêche pas de fréquenter les chemins, c’est la meilleure manière de les préserver !

Plein d’infos pour celles et ceux pour qui la marche et les chemins égayent la vie et qui veulent valoriser la pratique : https://www.tousapied.be/ (anciennement sentiers.be).

 


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Posté par infotrooz à 15:46 - - Permalien [#]

18 février 2020

Trooz : le lotissement du Bois Lemoine...

...n’épure plus ses eaux depuis 10 ans 

 (contact : troozinfo@gmail.com)
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Numéro 6
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Mais que fait la Commune ?

Rétroactes

  • lors de la construction du lotissement de 24 maisons dans les années 70 est installée une station d’épuration, copropriété que les habitants ont l’obligation d’entretenir et faire fonctionner en vue du respect des normes de rejet ;
  • dans les années 2000, l’AIDE (Association Intercommunale de Démergement et d’Epuration des 84 communes de la Province de Liège) est sollicitée à plusieurs reprises par la copropriété et la Commune de Trooz afin que la SPGE (Société Publique de Gestion de l’Eau) et l’AIDE reprennent respectivement la propriété et l’exploitation de la station ; pour ce faire, le réseau d’égouttage doit être remis en état (ce qui sera fait). 
    Problème : la station est vétuste, ce que tout le monde feint d’ignorer.
  • début des années 2010, la Commune de Trooz conduite par une majorité PS-MR dirigée par la Bourgmestre PS Denise Laurent, en fin de quatrième et dernier mandat, reprend la propriété et l’exploitation - vaille que vaille - de la station.
    Objectif : la refiler à la SPGE.
  • un peu plus tard, la station délabrée est arrêtée définitivement ;
  • en 2013, une nouvelle expertise de l’AIDE conclut à l’impossibilité de rénover l’ouvrage d’épuration qui doit donc être remplacé… pas son propriétaire, la Commune ;
  • 12 décembre 2016 : la majorité PS-MR-EcoVa vote le budget communal - exercice 2017 - incluant l’investissement à l'extraordinaire de 120.000 € nécessaire pour le remplacement de la station d’épuration du Bois Lemoine ;
  • 17 mai 2018 : la majorité vote le projet de modification du PASH (plan d’assainissement) du quartier de Péry et du Bois Lemoine afin de les faire passer de l’assainissement autonome privé (appelé aussi « individuel ») vers le collectif public. Projet qui sera ensuite validé par la SPGE.
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Une erreur fondamentale

La majorité PS-MR de la législature 2006 – 2012 a évidemment commis une erreur fondamentale en reprenant cette station privée et… non fonctionnelle ! C’est maintenant la collectivité qui doit payer l’installation d’une nouvelle station d’épuration publique d’une capacité de traitement des eaux de 100 équivalent-habitants (EH), soit les 24 familles du lotissement Bois Lemoine ! 120.000 € au bas mot.

Mais bon, l’intérêt de quelques particuliers au détriment de l’intérêt général, on le dénonçait déjà en décembre 2016 !

Vu son impécuniosité, la Commune n’a toujours pas remplacé cette station mise à l’arrêt début des années 2000. Depuis, les effluents pollués sont directement rejetés dans le ruisseau du Bois Lemoine, affluent du ruisseau de Sainry puis de la Vesdre.

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Posté par infotrooz à 18:51 - - Permalien [#]

11 février 2020

Trooz : démocratie locale et participation citoyenne

 (contact : troozinfo@gmail.com)

Numéro 7
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Le dire c’est bien, le faire c’est (bcp) mieux

« Ensemble avec le Bourgmestre * » est aux affaires à Trooz depuis décembre 2018 ; le PS poursuit donc son occupation du mayorat depuis des décennies, avec quelques quémandeurs de gauche, de droite ou du centre, paraît-il.

Ainsi va la démocratie locale à Trooz, sclérosée par le manque de réalisations concrètes à l’intention des citoyens dont on vente pourtant la responsabilité et dont on assure qu’on va les faire activement participer.

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Il faut dire que le fossé entre élus et citoyens est abyssal, et que les premiers continuent de l’approfondir... Pas seulement aux niveaux régional et fédéral où des partis extrémistes captent de plus en plus de suffrages, ce dont ne manquent pas de se désoler les démocrates. Ils sont où les démocrates qui, par définition, offrent aux gens de participer aux décisions qui les concernent ? Exagéré ? Malheureusement non.

La DPG (déclaration de politique générale) qui porte le projet de la majorité PS pour la législature 2018 – 2024 fait de la « participation citoyenne » un de ses trois objectifs fondamentaux. Et elle n’est pas avare de bonnes intentions :

  • débat citoyen autour de projets de quartiers et en proposant des budgets participatifs afin de réaliser des projets de proximité sélectionnés selon les modes démocratiques ;
  • réunions de quartiers ;
  • conseils participatifs des jeunes et des aînés ;
  • population invitée à formuler des propositions directement auprès du conseil communal ;
  • politique d’information et de communication multicanale objective et efficace ;
  • baromètre périodique des attentes et de la satisfaction des usagers des services communaux ;
  • actions mobilisatrices ;

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Et dans les faits ? Les façades et jardins fleuris et le nettoyage de printemps, c’est sympa, mais ça ne sort pas la population de son rôle d’assistée politique.

C'est vrai : on ne peut pas tout faire en un jour. Mais qu'attend la majorité pour engager ce qui peut l'être à court terme et informer quant à ce qui suivra ? Vous connaissez des cabinets ministériels, par exemple, qui ne communiquent pas sur les propositions qu'ils se sont engagés à réaliser ? 

Que valent encore les engagements du politique du début de la législature ? Doit-on déjà les considérer comme de vaines promesses ?

Vu ce constat plutôt affligeant, que symbolise tristement l’assistance famélique du public aux conseils communaux, on est franchement en droit de se demander quelle motivation anime encore les 19 élus communaux, tous partis confondus. Dont 11 siègent depuis (au moins) 7 ans, parmi lesquels 5 des 6 membres du Collège ! Qui assume la responsabilité de cet état de fait ? 

Courage, encore 5 ans à tenir pour vous et 5 ans à subir pour nous !

D’autres choses participeraient à rendre un peu de crédit… aux élus communaux de Trooz, comme par exemple :

  • diffuser les conseils communaux sur internet (le Bourgmestre n’y est pas favorable car il pense que les élus ne se comporteraient alors pas normalement et feraient plutôt du show ; je pense au contraire que cela forcerait un débat quelque peu argumenté, comme le montrent les expériences dans d’autres communes de toutes tailles) ;
  • consacrer les 20 premières minutes des conseils communaux (10 par an) à un échange « public admis » sur des points d’intérêt communal déterminés à l’avance, en présence éventuellement d’un animateur ;
  • réserver un espace du bulletin communal pour l’expression de l’opposition ;
  • instituer et – contrairement la mandature précédente – faire fonctionner un comité de monitoring de la DPG, chargé auprès du Collège du suivi régulier des engagements et en débattre au Conseil communal.

Si ce sont les individus qui doivent défendre la démocratie, aux élus à la faire vivre.

Les autorités de proximité ont un rôle clé à jouer pour faire émerger des projets de nature à revivifier la démocratie.

* le Bourgmestre de Trooz est Fabien Beltran

 

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Posté par infotrooz à 17:59 - - Permalien [#]

04 février 2020

Réchauffement climatique

 (contact : troozinfo@gmail.com)

Numéro 8

Trooz passe son tour

Personne n’y échappera, pas même ceux qui détournent le regard.

Le réchauffement climatique est une réalité et ses premières manifestations ne sont rien par rapport à ce qui nous attend.

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Avec une moyenne des températures sur terre égale à celle d’il y a 3 millions d’années, à une époque où les mers étaient 20 mètres au-dessus du niveau actuel, et au vu de la l’accélération et de l’ampleur des catastrophes naturelles,  il y a de quoi envier les naïfs et les insouciants.

On peut y voir des mécanismes d'autodéfense qui pourraient (devraient) bientôt balayer une partie de l'humanité. Après une perturbation, les écosystèmes tendent vers un nouvel équilibre, qu’il s’agisse d’une rivière polluée par des effluents, d’une forêt ravagée par un parasite, ou d’une planète en surchauffe.

Difficile d’imaginer que nos modes de vie de demain seront bien différents de ce que l’on vit aujourd’hui. Plus on tarde à s’engager volontairement dans la transition écologique, plus les conséquences du réchauffement climatique seront impactantes et graves.

Le climatoréalisme fait des ravages, comme avant lui les climatosceptiques qui ont fait perdre 20 ans à la prise de conscience des phénomènes en cours. Les responsables politiques et économiques qui défendent obstinément notre modèle de développement consumériste sans la moindre véritable remise en question et sans en tirer les enseignements sont dangereux. L’histoire les condamnera mais il sera trop tard pour réparer le mal. L’Australie qui brûle n’est que le dernier méfait de cette caste, le plus spectaculaire aussi. 

Car, en soi, réduire nos déplacements motorisés, consommer de manière plus sobre, favoriser les circuits courts et interdire l’obsolescence programmée – ainsi que mille et une autres choses – ne sont pas des régressions. Cela pourrait même améliorer notre confort de vie !

Faut-il craindre un retour au Moyen-Age ? Mais on y est toujours au Moyen-Age, et il est plus que temps qu’on en sorte et qu’advienne la Renaissance et avec elle une vie digne et sereine pour tous, générations futures comprises !
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C’est pas moi, c’est eux !

Le défi est colossal, le succès franchement incertain. On ne s’en sortira pas en bannissant les pailles en plastique, les voitures du centre des villes, en bétonnant des pistes cyclables et en compensant les milliards de km parcourus chaque année en avion. Ni en remplaçant les voitures par… des voitures !

Tout le monde, citoyens, politiques, acteurs sociaux et économiques…, nous sommes tous concernés. Et donc évidemment aussi les 262 communes wallonnes.

Certaines se bougent, d’autres non. J’habite dans une entité qui appartient à la seconde catégorie : Trooz

Cela m’attriste, cela me motive.

Dès après les élections communales d’octobre 2018, partout en Wallonie, des nouvelles majorités ont confié la « transition écologique » à un échevin : Mons, Sombreffe, Virton, Jemeppe-sur-Sambre, Gembloux, Namur... A Ottignies-Louvain-la-Neuve, c’est la Bourgmestre qui est chargée de la transition ! Il faut dire qu’Ecolo est dans la majorité (et détient le mayorat).

Rien n’est acquis, bien entendu. Ces élus vont devoir convaincre leurs collègues de faire de l’écologie et du réchauffement climatique des sujets transversaux, pris en compte dans chacune des politiques. Mais le message vis-à-vis du public est très fort et crédibilise le pouvoir politique dans sa volonté d’assumer ses responsabilités et de supporter concrètement des initiatives citoyennes. Car c’est d’actions dont nous avons besoin, de comportements, de choix et de décisions.

Les citoyens, une fois encore, ont une longueur d’avance sur les politiques. Craindre que toute initiative allant dans le sens de la transition écologique sera pénalisante, incomprise et rejetée, c’est non seulement renoncer à ce pour quoi les candidats ont été élus (protéger la population et travailler sur le long terme, dans le cadre d’une vision d’avenir) mais aussi prendre les gens pour des cons. L’un comme l’autre sont inacceptables.
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Et à Trooz ?

La DPG (déclaration de politique générale) qui porte le projet de la majorité pour la législature 2018 – 2024 parle du climat. C’est même une valeur essentielle !

« Notre équipe (la majorité PS) veut maintenir un service public communal de qualité qui pourra répondre aux besoins de la population et, ce, dans l’intérêt général en soutenant le personnel communal et en leur offrant un bon climat de travail et des propositions adaptées de formations ».

Est-ce là qu’il faut chercher la volonté de « réduire l’empreinte écologique de la commune dans la mesure des possibilités » ? Oserais-je rappeler que le principal besoin de la population, c’est que nos enfants aient un avenir ? L’écosocialisme, du greenwashing ?

La Commune de Trooz peut-elle encore rattraper le coup ? Qu’attend-t-elle pour engager un processus citoyen en vue d’aboutir à une motion de déclaration d'urgence climatique qu’elle voterait ensuite au Conseil communal, point de départ d’un programme d’actions concrètes sur notre territoire ?

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Pour ceux qui l’ignorent :

  • en 2018, la Belgique a émis 118,3 millions de tonnes « d’équivalent CO2 » de dioxyde de carbone, de méthane, de protoxyde d’azote et de gaz fluorés ;
  • à cela, il faut ajouter les émissions « importées » (les produits achetés à l’étranger) et les émissions du transport aérien, du transport maritime ;
  • les émissions des avions et maritimes ont respectivement augmenté de 64,5% et de 127% depuis 1990 ;
  • depuis 1990, la capacité d’absorption des « puits » de carbone que sont les forêts, les prairies et les autres espaces verts a baissé de 72%, notamment en raison de l’urbanisation de notre territoire.
     
  • la Belgique doit réduire ses émissions de 35% en 2030 dans les secteurs non industriels ;
  • l'effort devra être accru ensuite pour arriver à la neutralité carbone en 2050 ;
  • depuis 2015, les émissions stagnent en Belgique.

Mais pour limiter le réchauffement de la planète à 2°C, il faudrait réduire de… 70% les émissions de gaz à effet de serre partout dans le monde d’ici 2030.

Je vous laisse en tirer les conclusions.

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Posté par infotrooz à 12:36 - - Permalien [#]

30 janvier 2020

Déchets ménagers à Trooz

(contact : troozinfo@gmail.com)

Numéro 9

Aucune amélioration depuis 2011 !

De plus en plus de citoyens réduisent volontairement leur production de déchets ménagers. Sans la moindre politique incitative en la matière, la Commune de Trooz n’a jamais joué son rôle, arguant que c’est l’intercommunale Intradel qui est à la manœuvre. Ou comment se défausser à bon compte.

Sous prétexte qu’elle est modeste en taille avec ses 8.000 habitants et n’a pas les compétences nécessaires, la Commune peut-elle se dispenser de prendre ses responsabilités à son niveau ?
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Qui s’en étonnera ?

Dans la DPG (déclaration de politique générale) qui porte le projet de la majorité PS pour la législature 2018 - 2024, il est bien écrit la volonté de « soutenir l’association des commerçants en matière de gestion des déchets ».

Parmi ses « valeurs essentielles », et au travers de cette même déclaration, la majorité annonce vouloir « réduire l’empreinte écologique de la commune dans la mesure des possibilités ». Quelles possibilités ? Ne faut-il pas se les donner ?

Dans les faits, et sur le terrain, c'est le néant. 

Une attitude inacceptable de la part du niveau de pouvoir le plus proche du terrain, et un mépris envers la population. Les chiffres ne mentent pas.

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L’entrée du système de conteneurs à puce en 2011 a réduit significativement la production des ordures ménagères. Sans que les spécialistes des déchets aient jamais pu expliquer ce phénomène qui s'est produit partout. 
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Dans 3 mois, les chiffres de 2019 pour Trooz ne pourront que confirmer le statu quo depuis 2011, avec un tonnage annuel de plus de 200 kg / an.hab.


Et ce ne sont pas les articulets dans le magazine communal, le travail des enseignants et l’atelier organisé annuellement par Intradel pour une quinzaine de personnes qui y changeront quelque chose.

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A quand une politique structurelle et volontariste à l’attention de tous les citoyens et des commerçants ?

 

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Prévention des déchets ménagers et propreté publiques : 2 sujets - bien différents - à gérer spécifiquement.  

 

Obligations européennes

Le « plan wallon des déchets-ressources » prévoit des taux de réemploi et de recyclage (y compris des déchets produits par les commerçants) de minimum 55, 60 et 65% en 2025, 2030 et 2035. Pour y parvenir, tous les acteurs doivent participer et les citoyens être incités à le faire.

Les édiles communaux troosbergeois ne se sentent manifestement pas vraiment concernés. 

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pomme de terre emballée

 

 

 

 

 

 

 

Quand le système consumériste... consume les ressources de la planète et génère une montagne de déchets... dont la gestion (quand ils sont gérés) incombe à la communauté ! 

 

 

 

 

 

 


 

 

Posté par infotrooz à 06:08 - - Permalien [#]

26 janvier 2020

La Grand’Rue à Prayon change de visage

  (contact : troozinfo@gmail.com)

Numéro 10

Vraiment ?

La Grand’Rue à Prayon n’est pas l’espace le plus convivial de la Commune de Trooz. Par contre, c’est ce qu’en connait la plupart des habitants des communes voisines qui ne font que la traverser en voiture. Et l’endroit où est concentrée la majorité des commerces et où travaille le plus grand nombre d’indépendants, sans compter la population qui y habite.

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Les guirlandes qui vous souhaitent de Bonnes Fêtes ne peuvent rien y faire : même si on y a droit toute l’année (elles sont même allumées en décembre), la Grand’Rue reste un endroit triste peu accueillant pour tous ceux qui y passent, et parfois s’y arrêtent.

N’y a-t-il donc rien à faire pour améliorer cette situation ?

La pose prévue d’un collecteur d’assainissement et le réaménagement de la voirie régionale entre le pont de la Vesdre et l’entrée du parc artisanal (le « zoning ») amélioreront la situation mais cela ne suffira pas, comme le prouve… cette même opération réalisée il y a 10 ans sur l’autre moitié de la Grand’Rue, de la Vesdre au pont du chemin de fer ! Si elle a bien permis de réaménager les trottoirs, de planter 11 arbres et de remplacer les poteaux d’éclairage gris en « tête de girafe » par des lampadaires rouges d’un design mieux adapté aux zones d’habitat, l’endroit manque toujours de convivialité. Notons que sur ce tronçon, la Commune a aussi rénové l’Ecole du Centre dont la façade à rue est aujourd’hui couverte d’un nouveau bardage en partie coloré.

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Deux éléments viennent aggraver ce constat :

  • l’absence à Trooz d’un Schéma de Développement Communal (l’ancien « schéma de structure communal » du CoDT). Sans ce document d'orientation et de programmation du développement durable de l'ensemble du territoire de l’entité, impossible de définir une politique d'aménagement et de structuration du territoire !
  • l’absence d’un Guide Communal d'Urbanisme (l’ancien « règlement communal d'urbanisme » du CoDT) qui traduit la ligne de conduite - et donc les prescriptions - que s'est fixée la commune dans cette matière : manières de construire les bâtiments, les voiries et les espaces publics, aménagement de leurs abords respectifs…

Il y a bien une CCATM (Commission communale d’aménagement du territoire et de la mobilité) mais comme un joueur de tennis sans raquette, que peut-elle ? Et quelles sont encore sa légitimité et sa motivation : plus d’un an après l’entrée en fonction de la nouvelle majorité PS fin 2018, il est plus que temps de la renouveler !

La porte ouverte à une gestion au cas par cas, sans vision, au gré des humeurs, des sensibilités et des connaissances de ceux qui, in fine, décident du sort des projets privés en attente d’un permis d’urbanisme.

Paradoxe : voici deux ans, la Commune de Trooz s’est exprimée sur le schéma de développement de l’Arrondissement de Liège proposé par Liège Métropole, et aussi sur celui couvrant les 84 communes de la Province, mais elle ne dispose pas des outils pour la gestion de son propre territoire.
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Et forcément, il n’y a pas que des réussites ! Une photo vaut mieux que tous les discours.

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Vous avez remarqué : les promoteurs demandent toujours un, sinon deux étages de plus que les bâtiments voisins… Peut-importe la cohérence du bâti et l’harmonie de l’ensemble, c’est le plus gros gain possible qui importe. C’est dommage car plusieurs bâtiments anciens de la Grand’Rue de Prayon ont belle allure et d’autres doivent être restaurés, comme l’ancienne… maison communale où est aujourd’hui installée la Maison Médicale.

Alors que l’immeuble à appartements « les Roches Noires » se termine en face de la gare de Trooz, de gros projets s’annoncent inéluctablement :

  • au carrefour avec la rue Noirivaux vers Fonds-de-Forêt et Fléron : friche à l’endroit du « Broadway » incendié en avril 2015 ;
  • friche à l’endroit de l’ancien garage Delhez où le permis a été accordé pour la construction d’appartements ;
  • ancien garage Kairis (en face de l’Ecole du Centre).

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"Les Roches Noires"                                                                                                                La Maison Médicale

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Friche à l'emplacement de l'ancien garage Delhez                                                       Friche au carrefour de Prayon

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Un pignon aveugle donnant sur le parking du magasin Carrefour                                           Ancien garage Kairis
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Pourtant, avec un peu d’imagination, bien des choses pourraient être réalisées pour améliorer l’attrait de la Grand’Rue à Prayon :

  • aménager un espace vert, même modeste, en contact direct avec la Grand’Rue, soit sur le petit espacé dégagé jouxtant la Maison Médicale, sinon en l’imposant sur le terrain d’un promoteur ;
  • réaliser des fresques sur les pignons aveugles, sachant que plusieurs propriétaires contactés en 2017 s’étaient montrés intéressés ;
  • créer des fresques sur les vitrines vides des magasins inoccupés ;
  • recréer officiellement un chemin permettant aux passants de rejoindre directement la maison communale rue de l’Eglise et son parc à partir de cette Maison Médicale ;
  • réserver certains courts tronçons d’accotement pour de la verdurisation ;
  • accompagner davantage les commerçants en vue d’une meilleure coordination (éclairage des vitrines jusqu’à une certaine heure par exemple).

Quand on a peu d’argent, ne faut-il pas de l’imagination ?
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Posté par infotrooz à 05:38 - - Permalien [#]

05 janvier 2020

Les collapsologues sont-ils de stupides pessimistes ?

(contact : troozinfo@gmail.com)

 

Scott Morrison, premier ministre australien, est un " climatorelativiste "

Nouvelle classe de climatosceptiques. Plus dangereux encore que ses pairs !
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Cet élu s'oppose aux demandes "irresponsables" et "destructrices d'emplois" visant à limiter l'industrie charbonnière face à l'actuelle crise des feux de brousse liée au changement climatique.
"Nous n'allons pas nous engager dans des objectifs irresponsables, destructeurs d'emplois et nuisibles à l'économie qui sont demandés".

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Qui est irresponsable dans l'affaire ?
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Pour revenir à l'Europe...

Le Green Deal proposé par Ursula von der Leyen, s'inscrit dans la quête, fondée sur la technologie, d'un progrès économique qui serait enfin neutre en carbone (Le Soir du 3 janvier 2020).
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Avec ce Green Deal, la croissance n'est nullement remise en question, les technologies étant censées nous offrir la solution, indolore.
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Utopie irresponsable. "Polluer moins pour polluer plus longtemps ? Ce n'est pas la solution." (Romain Gelin - La Libre des 23 et 24 novembre 2019).
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"Pour stabiliser le climat, l'idéalisme béat ne suffira pas" (Bertrand Picard - La Libre du 11 décembre 2019).
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Heureusement, les politiques sont là et assurent leur principale responsabilité : protéger les citoyens...
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"Nous avons signé un traité de paix avec la planète" (Charles Michel, président du Conseil européen après le conseil des 12 et 13 décembre qui a vu l'Europe s'entendre sur la neutralité climatique en 2050 - La Libre des 21 et 22 décembre 2019).
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Nous, Belges, on le connait bien Charles Michel ; on sait combien lui et son parti le MR (et ses ex alliés de la NVA) sont sensibles à l'avenir de la planète. Il l'a prouvé pendant 4 ans en tant que Premier Ministre puis président de parti...
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"Le MR doit être le moteur de la transition environnementale" (Clémentine Barzin, députée régionale MR et candidate malheureuse à la présidence de son parti avec 5,05% des votes, dans Le Soir du 14 octobre 2019).
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"L'exécutif le plus vert de l'histoire wallonne" (Willy Borsus, alors Ministre Président - Le Soir du 24 janvier 2018).
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"La lutte en faveur du climat doit traverser toutes les politiques" (Jean-Luc Crucke, alors Ministre wallon de l'Energie - Le Soir des 20, 21 et 22 juillet 2018).
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Le PS est-il mieux placé avec son "écosocialisme" ?
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"Il faut arrêter de dire aux gens qu'ils vont devoir faire des efforts" (Paul Magnette - Le Soir).
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A scénario inchangé, dans 25 ans, Liège Airport, à lui seul, émettra plus de CO2 que toute la Wallonie" (Pierre Ozer - Le Soir du 17 décembre 2019).
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Ecoutons un sage...
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"L'homme survivra-t-il à son intelligence ?" (Hubert Reeves - Le Soir des 24 et 25 février 2018).
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Retour à l'Europe...
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L'Europe veut taxer le transport aérien" (Le Soir du 12 novembre 2019).
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"Vingt ans de tribulations sur la taxe kérosène" (Le Soir du 3 janvier 2020).
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"COP 25 : l'échec pour le climat" (Le Soir du 16 décembre 2019).
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L'effondrement concerne-t-il les occidentaux ? (Opinion - Saskia Bricmont et Philippe Lamberts - La Libre du 9 décembre 2019).
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Et donc...
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L'anxiété climatique gagne de plus en plus de jeunes (La Libre du 10 décembre 2019).
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Question : les collapsologues sont-ils de stupides pessimistes ?

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Posté par infotrooz à 18:21 - - Permalien [#]

02 janvier 2020

Voie lente entre Chaudfontaine et Trooz

 (contact : troozinfo@gmail.com)

Le Chemin de la Nole "épargné"

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Le Chemin de la Nole se trouve à l'extérieur de la boucle de la Vesdre à hauteur de la piscine de Chaudfontaine.

Pourquoi le bétonner - et donc le détruire - alors que la grande majorité des futurs usagers de la voie lente poursuivront leur cheminement direct en bordure de la route N61, soit un raccourci de 350 mètres ?

Lors de la réunion de concertation du 4 décembre faisant suite à l'enquête publique, les 5 représentants des réclamants proposaient d'épargner ce beau chemin apprécié des marcheurs, randonneurs, joggeurs et... vttistes. 

Le Collège communal de Chaudfontaine s'est rangé à cette proposition ; des aménagements de sécurité seront réalisés pour cette jonction logique d'une longue de 170 mètres en bordure de la route régionale, semblables à ceux qui existent déjà un peu plus loin.

Quant au Chemin de la Nole, sorti de la voie lente, un revêtement perméable sera mis en place, que l'on espère évidemment léger, bien intégré dans son environnement et sans effet négatif sur l'intérêt écologique du site.

La passerelle très étroite accrochée au tablier du pont de chemin de fer enjambant la Vesdre ne sera pas aménagée dans le cadre du projet actuel mais toutes les parties reconnaissent qu'à terme, elle devra être adaptée au passage fréquent des vélos. 

 

Conclusion : réfléchir aux meilleurs aménagements possibles et réagir aux enquêtes publiques est utile, même si pour se faire entendre, il est parfois nécessaire de hausser le ton. Quand on est dans son bon droit, cela se justifie pleinement. 

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Le chemin de la Nole

 


 

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Posté par infotrooz à 17:37 - - Permalien [#]
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30 octobre 2019

Voie lente entre Chaudfontaine et Trooz

(contact : troozinfo@gmail.com)

Faudra-t-il choisir entre le vélo et la nature ?

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A hauteur de la piscine de Chaudfontaine, la Vesdre dessine un étroit méandre au pied d'un imposant versant boisé. Du côté extérieur, un superbe sentier appelé Chemin de la Nole offre aux marcheurs et amoureux de la nature un bel endroit pour une promenade ou une balade au calme sous les frondaisons des charmes, des chênes et des érables. Les gens aiment aussi aller s'y balader avec leur chien, tout comme les adeptes du vélo "tous chemins" qui y trouvent un beau terrain de jeu.

C'est là que doit passer la voie lente, ce qui se traduirait par un bétonnage en bonne et due forme... Un non sens quand on sait que le cheminement rectiligne beaucoup plus court (250 m au lieu de 550) et logique en bordure de la route N61 sera emprunté par une grande majorité des cyclistes ! 

Cerise sur le gâteau : ce tronçon rectiligne est déjà équipé pour les vélos, ce dont témoigne plusieurs panneaux ! Pour sécuriser davantage ce tronçon, il suffirait de poser une barrière en bois sur 160 m, semblable à celle qui existe déjà sur 90 m du côté aval ! 

Bien moins cher que les 100.000 € nécessaire pour dérouler un tapis de béton. 

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Ce choix de longer la Vesdre en rive droite présente d'autres inconvénients, comme celui d’artificialiser encore davantage un tronçon de rivière alors que la Vesdre est déjà très largement corsetée et ses berges aménagées sur tout son parcours entre Trooz et sa confluence avec l’Ourthe à Chênée.

L’argent ainsi économisé pourrait aussi être investi dans d’autres aménagements en faveur des cyclistes et autres usagers doux ; aire de repos, borne pour l'entretien du vélo, point d'eau.

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Savez-vous pourquoi ce cheminement a été choisi ? Parce que le tracé est celui d'un Ravel... contrairement au projet qui est une voie lente ! Triste explication, qui ne devrait pas empêcher de revenir en arrière !

C'est ce que nous demandons : modifier le tracé pour épargner le Chemin de la Nole et rejoindre directement le pont donnant accès à Chaudfontaine monopole en bordant la route de la vallée sur 250 m.

Simple non ?

 

 


 

 

Posté par infotrooz à 07:07 - - Permalien [#]

01 octobre 2019

Actionnaire d’ENODIA, Trooz riposte…

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Au conseil communal de Trooz ce lundi 30 septembre, la galaxie ENODIA (ex-Publifin) était au menu. Dans la salle, un public composé de 4 citoyens, aucun journaliste.

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Un Conseiller PS soumet une motion autorisant le Collège communal à ester en justice aux côtés du Collège provincial (principal actionnaire) et d’autres communes liégeoises en vue de défendre les intérêts de la Commune de Trooz, suite à la vente (« offre liante ») secrète de 3 filiales de NETHYS : Voo, Win et Elicio. Trooz souhaite également que NETHYS apporte tous les éclairages nécessaires sur l’affaire.

Trooz est actionnaire de l’intercommunale ENODIA à hauteur de 0,3 % ; ce holding public, présidé par la Bourgmestre PS de Verviers Muriel Targnion, détient 100% de la société opérationnelle NETHYS (via Finanpart, une filiale intermédiaire destinée à disparaître).

S’agissant des 2 filiales Win (vendue à Ardentia Tech pour 9 millions d’euros) et Elicio (vendue à Ardentia Holding pour 1 €), le Conseiller avance que leur valeur réelle serait de l’ordre de 300 millions d’euros, bradés au prix de 9 millions (et un) euros… Scandale ! Conséquence pour la Commune - et ses 8.500 habitants - en cas d’exécution des deals : le vol d’1 million d’euros !

D’où vient ce chiffre, qu’aucun membre de l’assemblée (présidée par le Premier échevin en raison de l’absence du Bourgmestre) ne questionne ?

La meilleure manière de connaître la vraie valeur de ces sociétés destinées à être vendues eut été de… faire un appel d’offres et d’ainsi mettre les acquéreurs potentiels en concurrence ! Ce qui n’a pas été fait : Ardentia Tech et Ardentia Holding sont des sociétés créées expressément par François Fornieri qui ont acquis les filiales de NETHYS hors marché !

Sauf que Fornieri est administrateur de NETHYS ! Et, secondairement, président du Comité de rémunération chargé notamment de superviser les revenus du CEO Stéphane Moreau… désigné par Fornieri administrateur et délégué à la gestion journalière de Ardentia (avant qu’il n’en démissionne suite aux révélations ; il ne sera plus que consultant). Se vendre à soi-même n’est pas illégal paraît-il, sous certaines conditions.

Sauf que, après la révélation du deal dans la presse, plusieurs sociétés publiques et privées ont fait part de leur intérêt et annoncé être prêtes à faire une offre très compétitive pour l’une ou l’autre des 2 filiales !

Lors de l’entretien de 2 journalistes du journal Le Soir avec 4 administrateurs de NETHYS et son CEO Stéphane Moreau le 16 septembre, le président Pierre Meyers « justifie » les montants des transactions en expliquant que :

  1. Win (intégrateur de services TIC – Technologies de l’information et de la communication – aux entreprises, organisations du secteur public et du secteur des soins de santé) ne vaut plus grand chose après avoir « raté le virage technologique » et que son chiffre d’affaires (46 millions d’euros en 2018) va rapidement et considérablement baisser ;
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  2. Elicio (producteur d’énergies renouvelables, participations dans des parcs éoliens en mer du Nord) a un prêt de 265 millions d’euros à rembourser en 10 ans à NETHYS auquel il faut ajouter un crédit bancaire de 30 millions garanti par NETHYS (pour une dette totale de 700 millions).

En clair, heureusement que Fornieri est là pour racheter ces sociétés et en assurer l’encrage et l’emploi Liégeois… Il ne faudrait pas non plus l’effaroucher et risquer qu’il retire ses billes, ce que le principal intéressé assure qu’il fera si la situation intenable dans laquelle il se trouve (on l’a mis) demeure !

D’après les révélations parues dans la presse, la société Win pourrait valoir de 25 à 30 millions alors qu’Elicio pourraient valoir jusqu’à… 350 millions ! Malgré son importante dette, les actifs d’Elicio dans l’éolien offshore sont subsidiés pendant 20 ans, avec des rendements de 7%, ce qui réduit le risque. Une fois les crédits remboursés d’ici quelques années, la société va générer du cash et devenir très rentable. Win et Elicio peuvent donc bien valoir 300 ou 400 millions d’euros… si la simple loi de l’offre et de la demande est respectée ! Sinon, ce sera juste 9 millions (et un) euros.

Quant à Voo SA, sa valorisation lors de sa création en juillet 2019 était estimée à 623 millions d’euros.

Le secret, la manière et les conflits d’intérêt qui caractérisent la vente des filiales de NETHYS ne sont pas acceptables, tout comme les prétentions de ses administrateurs quant à l’utilisation à venir du produit de la vente des filiales de NETHYS (dont aussi les 50% + 1 action de Voo au fonds d’investissement américain Providence).
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Qui décide ce que l’on fait avec l’argent public ?

Le public, et donc le politique élu, a-t-il encore quelque chose à dire ? Quelle garantie avons-nous que l’argent de la vente remonte dans les caisses de la Commune via un dividende exceptionnel ? Pour Trooz, la vente de la moitié de Voo représente aussi… 1 million d’euros.

L’aéroport de Liège Bierset est le nouveau terrain de jeux de ceux qui voient dans le développement à l’infini de la logistique l’avenir économique de la métropole liégeoise. Peu importe les dizaines d’hectares de terres agricoles détruites, les nuisances sonores, les conséquences en termes de congestion des infrastructures et les gigantesques investissements publics qui seraient à nouveau nécessaires pour faire rouler des milliers de camions supplémentaires sur nos routes. Quant au développement durable et au réchauffement climatique, on verra ça plus tard, après le déluge.

Pourquoi la motion proposée par Trooz n’exige-t-elle pas que les ventes de Voo, Win et Elicio soient proposées à tous les opérateurs du marché pour en obtenir le juste prix ? Comment les intérêts communaux pourraient-ils être respectés avec les deals actuels ?

Pourquoi les élus de Trooz n’ont-il pratiquement rien dit de l’usage du produit de la vente des sociétés, quel que soit le prix ?  

Quant à l’option de ne pas vendre les filiales concurrentielles de NETHYS, ce que permet parfaitement les recommandations de la commission d'enquête parlementaire « Publifin » *, dont les activités offrent des emplois de qualité sur Liège, un réel service à la population et aux entreprises, et dont les dividendes à venir constitueraient un apport financier régulier pour les communes liégeoises, aucun conseiller de Trooz n’en parlera. Le public a pris les risques, le privé va en tirer les bénéfices.

Motion votée à l’unanimité des membres présents, majorité PS et Ecova et opposition MR.

 

*  La recommandation n°5 du rapport de la commission d'enquête parlementaire «Publifin »prévoit d’ « Engager les organes des différentes entités du groupe PUBLIFIN-NETHYS (…), et en pleine considération des enjeux liés à l'emploi, à repenser le fonctionnement et le périmètre d'intervention du groupe (…), notamment en envisageant de céder à des tiers certaines participations, liées notamment à des activités situées à l'extérieur du pays, dans des conditions optimales sous l'angle économique, ou de céder à des sociétés publiques régionales les participations liées à des activités qui dépassent le périmètre d'intervention de l'intercommunale. »
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Posté par infotrooz à 18:34 - Permalien [#]

22 avril 2019

Pairi Daiza : 28 hectares de nouveaux parkings...

 

(contact : troozinfo@gmail.com)

...et toujours rien pour améliorer l’accès avec le train,

                                          une fois encore totalement délaissé !

Pairi Daiza, tout le monde connaît. Le titre de meilleur jardin zoologique d’Europe n’est pas usurpé pour ce superbe parc aménagé dans l’enceinte de l’ancienne abbaye cistercienne de Cambron dont la tour de l’abbatiale est le symbole. Décors superbes, aménagements grandioses, nombreux mondes à découvrir (Lagune, Royaume de Ganesha, Cité des Immortels…) et, bien sûr, des milliers d’animaux hébergés dans des conditions optimales (pour un jardin zoologique, on est d’accord).

2 millions de visiteurs annuels, un objectif fixé à 3, l’ajout prévu de dizaines d’hébergements intégrés dans le projet au plus proche des animaux, un nouveau monde en construction…

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Pairi Daiza, c’est aussi l’ambition de sensibiliser les visiteurs à la nécessité de protéger la biodiversité. Je ne sais pas si cela marche mais l’enfant avec qui j’ai visité le parc ce dimanche sait que « des bébés naissent à Pairi Daiza et sont remis dans la nature ». A noter : la Fondation Pairi Daiza http://www.pairidaiza-foundation.org/fr qui supporte des projets concrets en faveur de la nature (protection d’habitats naturels, réintroduction d'espèces menacées…), dont celui de la gestion du Domaine de Saint-Michel Freyr (collaboration avec la Région wallonne en vue de partager la gestion d’un massif forestier avec pour objectif de le re-naturer, y développer un tourisme diffus et maximiser la valorisation locale et la durabilité des produits forestiers).

Visitez ce magnifique parc de Pairi Daiza, vous ne serez pas déçu !

 

Comment y aller, en train ou en voiture ? L’arrêt de Cambron-Casteau est situé sur la ligne Mons-Ath, ligne directe toutes les heures à partir de Bruxelles avec arrêt à CC. 2h20 à partir de Liège avec possibilité d’un billet B-Excursion.

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Un potentiel de voyageurs énorme et... 2 aubettes et 2 bancs ! Une question d'argent ? 

Il vous restera ensuite… 1.400 m à marcher jusqu’à l’entrée du parc (idem pour le retour, à ne pas oublier).

Vous ne vous marcherez pas sur les pieds : la toute grande majorité des visiteurs se rendent à Pairi Daiza en voiture. L’entreprise a d’ailleurs introduit une demande de permis d’urbanisme pour la construction d’un nouveau parking pour 12.500 voitures, 193 places pour des bus et 100 pour les longs véhicules. Le tout sur 28 hectares de zone agricole, en remplacement des 7.500 places de parkings actuels situés à l’entrée du parc et qui accueilleront à l’avenir un nouveau monde. Une drève de tilleuls fait aussi partie de la demande en vue de leur abattage ; les arbres, malades, seront largement remplacés. A noter : 20 de ces hectares seront aussi couverts de panneaux photovoltaïques (permis octroyé).

Vous avez jusqu’au vendredi 26 pour répondre à l’enquête publique (toutes les infos sur le site communal de Brugelette : http://www.brugelette.be/…/enquetes-publi…/enquetes-en-cours). A lire absolument : la courte note « 1e Note explicative ».

Comme vous le verrez sur les quelques photos (dont plusieurs tirées du document « 6. Reportage photos » du dossier de demande), de bonnes terres agricoles seront définitivement perdues. Ces surfaces s’ajoutent aux dizaines d’hectares agricoles engloutis par le projet de liaison routière de plus de 10 km (dont 3 existants) qui permettra aux automobilistes qui arrivent par l’E429 Bruxelles-Tournai de rejoindre plus facilement le parc et de réduire ainsi les nuisances pour les habitants du village de Gages.

Alors qu’en 2015, les pouvoirs publics avaient déjà investi dans la Route des Wespellières pour relier la N56 aux parkings du Parc et éviter ainsi le village de Cambron-Casteau.

Tout cela alors qu'un des gros enjeux de la transition est la propriété de la terre et l’autosuffisance alimentaire !

Tout cette perte de terrains est quand même aussi assez inacceptable... eu égard au désintérêt qui est porté au train ! Le site internet du parc n’est pas plus encourageant que les affiches de promotion grand format qui ventent une accessibilité rapide par la route. Quand on voit l’imagination débordante et les superbes réalisations dans le parc, on a peine à croire que depuis tant d’années, « une réflexion soit en cours pour mieux relier le point d’arrêt au parc » !

Dans la Note explicative, on lit ceci : « Pour améliorer l’accessibilité du territoire et gérer la mobilité, un système de transport bien organisé doit réserver à chaque mode de transport un rôle particulier en fonction de ses performances propres, assurer correctement les transferts entre modes et permettre un choix modal aux utilisateurs. Compte tenu des infrastructures de transport existantes et projetées dans la région d’Ath et de Mons, ce projet de développement de Pairi Daiza vise à rencontrer cette préoccupation ».

Il est grand temps de passer à l’action, si l’on veut permettre à Monsieur Domb, aux autorités de la Région et à la SNCB d’échapper aux critiques de greenwashing. Rendez-vous au Parc en train disais-je d’emblée ; vous vivrez une première expérience- décevante - du monde wallon avant celle - enchanteresse - d’une planète (reconstituée) si généreuse et tellement mal menée dans la réalité…

Un mot quand même à l’adresse de Messieurs Domb et Cloquet au niveau des partenariats envisagés avec des compagnies aériennes. D’accord avec vous pour dire que la protection du climat et des habitats naturels sont de même importance. D’accords avec vous pour dire qu’on ne doit pas attendre de Pairi Daiza qu’il règle tous les problèmes du réchauffement climatique (qui a jamais dit ça ?). Mais l’explosion du nombre de courts voyages en avion n’est pas moins destructeur que les longs voyages ! Un des arguments régulièrement avancé par Monsieur Domb est que le monde enchanteur que propose Pairi Daiza doit permettre au plus grand nombre de s’en émerveiller sans devoir prendre l’avion pour aller aux quatre coins du monde… On aimerait que Pairi Daiza limite quelque peu les excès en termes de voyages en avion mais on n’y croira pas plus que cette maxime qui voudrait que l’on passe de l’émerveillement au changement. La beauté et le succès de Pairi Daiza sont le résultat d’un rêve qui est devenu réalité, mais on ne peut raisonnablement pas rêver que des masses de gens changeront et se priveront d’un moyen de transport honteusement bon marché parce qu’elles auront passé une belle journée dans un parc magnifique. Malheureusement.

Sinon : mêmes des gestionnaires d’actifs et des gouverneurs de banques centrales commencent à avertir des dangers imminents qui nous guettent. Si même les financiers et les plus hautes autorités bancaires le disent… On aimerait que le patronat, en Wallonie et en Belgique, et les politiques nous rappellent que nous n’aurons bientôt plus le temps de sauver la planète. Et agissent, comme le leur demande de plus en plus de citoyens. Restera toujours Pairi Daiza…

 



 

Posté par infotrooz à 17:55 - - Permalien [#]

04 avril 2019

CHB

 
Un dinosaure s'est éteint !

(contact : troozinfo@gmail.com)

Cette chimère autoroutière nous a coûté 15 ans de palabres ; il est maintenant temps de prendre le chemin de la transition en matière de mobilité en rééquilibrant les modes de transport et en favorisant bien davantage les alternatives à la voiture. Cela fait des décennies que pour contrer la congestion routière, on construit... de nouvelles routes, ce qui crée de la périurbanisation et accroit... les besoins en déplacements.

Une vraie politique de mobilité, cela s'inscrit dans une perspective long terme qui inclut les enjeux sociaux, environnementaux et économiques. L'espace est une ressource rare et précieuse à préserver absolument, et donc aussi ce poumon vert à l'est de Liège !

CHB


 

Posté par infotrooz à 22:03 - - Permalien [#]

18 mars 2019

« une interview exceptionnelle » de Istvan Marko

 

Climato-réaliste

On trouve de tout sur internet. De tout ! Chacun y va de ses arguments, de ses idées, de ses vérités.

Les manifestants du climat sont de plus en plus nombreux. Leurs opposants aussi, par la force des choses. On trouve de tout sur internet. Même des climato-septiques et d'autres climato-réalistes qui convoquent n'importe quel personnage pour draper leur point de vue d'un semblant de sérieux.

Comme ceux qui partagent des messages truffés de liens que personne ne lit pour conclure que, forcément, tout ça n'est que complot. Dommage car ces textes sont parfois tellement caricaturaux qu'ils en deviennent divertissants. Comme celui-ci, tiré d'une interview "exceptionnelle" d'Istvan Marko, professeur chimiste de l'UCL (décédé en 2017).

J'y ai fait quelques commentaires, en rouge dans le texte.

 

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Un entretien avec István Markó

1 novembre 2017 / Usbek

István Markó (1956 – 2017) était professeur et chercheur en chimie organique à l’université catholique de Louvain. Son nom est associé à celui de Kevin Lam pour sa contribution à la mise au point de la réaction de Markó-Lam. Il s’était fait le défenseur, dans plusieurs médias francophones sur internet, et lors de débats publics, d’un point de vue sceptique sur la question du réchauffement climatique lié à l’homme.

Il avait été interviewé par Grégoire Canlorbe, journaliste politique et scientifique, peu de temps avant son décès.

Grégoire Canlorbe : L’activisme climatique passe pour le cheval de Troie du Marxisme, une manière pour ses adeptes d’avancer masqués, dans la sempiternelle guerre sainte que le Marxisme réclame en vue d’établir le totalitarisme communiste[OB1] Ca commence fort avec le parti pris complotiste. La thèse du réchauffement climatique sert à imposer le Marxisme, comme Greenpeace était financé par le KGB du temps de l’URSS. Tout le monde sait ça.... Pourtant, ce fut bien Margaret Thatcher, égérie du libéralisme conservateur, qui donna le coup d’envoi au GIEC. Comment vous l’expliquez-vous ?

István Markó : Plus précisément, Margaret Thatcher, quoique chimiste de formation et donc consciente du caractère mensonger d’une telle allégation[OB2] Quelle allégation ?, a été la première à avancer l’excuse du problème climatique posé par le CO2 pour parvenir à ses fins politiques. À l’époque, c’est-à-dire le milieu des années 1980, Thatcher guerroyait avec le tout-puissant syndicat du charbon, lequel se rémunérait avec les deniers publics et votait[OB3] Le syndicat vote les lois et les subsides ? énormément de lois et de subsides pour maintenir à flots une industrie qui n’était plus rentable par elle-même.

Alors qu’elle faisait face à une grève des mineurs britanniques, présidée par Arthur Scargill qui devait plus tard fonder et diriger le Parti travailliste socialiste, Thatcher a cru bon d’entériner la thèse du réchauffement lié aux émissions de CO2 pour en finir avec les syndicalistes qui tenaient son pays en otage. Mais elle n’a pas vraiment été à l’origine du GIEC. Le « coup d’envoi », selon votre expression, est davantage venu de personnalités, versées dans l’écologisme radical[OB4] En quoi le rapport Bruntland (« Notre avenir à tous »), qui propose une définition du développement durable et les moyens d’y parvenir, est-il radical ? Pour info, c’est grâce à ce rapport qu’a été convoqué le sommet de la terre à Rio en 1992., comme la Norvégienne Gro Harlem Brundtland, qui a présidé la Commission de l’ONU responsable du fameux rapport « Notre avenir à tous » de 1987, ou le Canadien Maurice Strong, qui compte parmi les membres fondateurs du GIEC.

La croyance en un effet de serre catastrophique dû aux émissions de CO2, croyance qu’elle savait infondée[OB5] Ah bon ? GH Brudtland savait, en 1987, que la croyance en un effet de serre était infondé ?, mais qu’elle a largement contribué à asseoir et à populariser, a fourni à Thatcher un atout supplémentaire, dans son bras de fer avec le syndicat, pour mettre en œuvre la sortie du charbon du Royaume-Uni et sa transition énergétique vers le nucléaire. On peut certes déplorer cette stratégie de Thatcher fondée sur une perversion de la science. Toujours est-il qu’à cette époque, les industries qui produisaient de l’électricité notamment à partir du charbon ne le faisaient pas dans des conditions très propres[OB6] Quelle concession de la part de Monsieur Marko ! Ca vaut la peine d’aller voir sur Wikipédia qui est M. Marko. En, 2013, le livre « Climat : 15 vérités qui dérangent » a été écrit sous la direction de cet ancien… chimiste de l’UCL. Ce bouquin qui se veut être « la bible du climato-septicisme » et qui conteste le rôle joué par le CO2 dans l'évolution climatique, a été analysé en détail et fait l'objet de critiques scientifiques étayées. « Une association wallonne pour l'environnement parle de « manipulation »[ et de « mensonge », et un ouvrage publié par Alexis Merlaud de l’Institut d’Aéronomie Spatiale de Belgique en réfute les 15 points. ; et quand bien même le CO2 n’a absolument rien d’un poison, il existait alors une réelle pollution associée au charbon brûlé.

En effet, la combustion du charbon n’a pas seulement pour effet les émissions inoffensives de CO2 : elle s’accompagne de déchets soufrés et azotés ; engendre des émissions de SO2, des émissions de SO3, et des émissions de NOx ; éjecte des particules fines ; et laisse des cendres radioactives. Depuis les années 1980, le traitement de la pollution industrielle a cependant évolué ; et une usine de fabrication de l’électricité qui emploie le charbon comme matériau de base pollue désormais très peu[OB7] Ah bon ? En considérant évidemment que le CO2 n’est pas un polluant comme le prétend M. Marko. On voit ça plus bas. son environnement.

Grégoire Canlorbe : À vos dires, une personne sensible aux charmes champêtres, éprise des salons de verdure et des lits d’herbes diaprés, ne peut que saluer la hausse de la concentration du dioxyde de carbone dans l’air.[OB8] Poète ce Grégoire Canlorbe. Tiens qui est-il ? « Auteur à Institut Coppet » ! « Association loi 1901 dont la mission est de participer, par un travail pédagogique, éducatif, culturel et intellectuel, à la renaissance et à la réhabilitation de l’école française d’économie politique, et à la promotion des différentes écoles de pensée favorables aux valeurs de liberté, de propriété, de responsabilité et de libre marché. » Bref, une espèce de « Contrepoints » bis. OK, on connaît le parti pris dont question plus haut. Pourriez-vous revenir sur la nécessité de dé-diaboliser le CO2 au vu des données objectives[OB9] Pas très regardant avec la déontologie journalistique Monsieur Canlorbe. Normal, il n’est pas journaliste, malgré ses dires. de la chimie ?

István Markó : Encore une fois, le CO2 n’est pas, et n’a jamais été, un poison[OB10] Le scoup !. Chacune de nos respirations[OB11] Nos respirations ? La respiration des humains ? C’est une blague j’imagine. Que représente-t-elle par rapport à… la respiration des plantes ? Oui, les sources naturelles proviennent de la respiration des êtres vivants, des rejets océaniques et de la décomposition de la matière organique. émet une quantité astronomique de CO2, par rapport à celle qui se trouve dans l’atmosphère ; et il est très clair que l’air que nous expirons ne tue pourtant personne en face de nous[OB12] Qui a jamais dit cela ? Vu l’impossibilité de convaincre les négationnistes, qu’ils s’abstiennent de simplement lire ceci : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mission_de_dioxyde_de_carbone . Ce qu’il faut bien comprendre, du reste, c’est que le CO2 est la nourriture élémentaire des plantes : sans CO2 il n’y aurait pas de plantes, et sans plantes il n’y aurait pas d’oxygène et donc pas d’humains. L’équation est aussi simple que cela[OB13] Euh, oui !? .

Les plantes ont besoin du CO2, de l’eau, et de la lumière du jour, dans le mécanisme de la photosynthèse, pour générer les sucres qui vont leur servir de nourriture de base et de blocs de construction. Cette donnée fondamentale de la botanique est l’une des raisons primordiales pour lesquelles quiconque est sincèrement attaché à la préservation du « monde naturel » devrait s’abstenir de diaboliser le CO2[OB14] Et c’est ici que Monsieur Marko commence véritablement à dire des conn…, des bêtises. C'est comme dire : "quiconque est sincèrement attaché à la préservation des humains devrait s’abstenir de diaboliser les sucres, les graisses et les protéines, le sel…". On observe effectivement, sur les trente dernières années, une augmentation du taux de CO2 qui est graduelle. Mais ce qu’on observe aussi, c’est qu’en dépit de la déforestation, la planète a verdi d’environ 20[OB15] %, Ah bon ? Où a-t-elle « verdi » la planète ? Dans les champs de soja, les cultures de palmiers à huile, les plantations d’eucalyptus, les amandiers, les avocatiers, les cocaïers, les caféiers, les cacaoyers ou les agrocarburants… qui dans bien des cas remplacent des forêts primaires ou des forêts anciennes ? Monsieur Marko doit confondre avec la progression de la forêt qui a récupéré une partie des espaces autrefois défrichés… en Europe, à l’époque où existaient encore les pratiques agropastorales et cette extension de la couverture végétale de la planète, les amoureux de la nature la doivent très largement à la hausse de la concentration du CO2 dans l’atmosphère[OB16] Le CO2 est effectivement la « nourriture » des plantes qu’elles puisent via la photosynthèse (et rejettent via la respiration). La croissance de la concentration du CO2 dans l’air devrait donc accroitre quelque peu la croissance des plantes. Ce n’est pas cet effet là du CO2 dans l’air dont on parle mais de son effet de serre..

Si l’on étudie, cependant, ce qui s’est passé au niveau géologique depuis plusieurs millions d’années, on se rend compte que la période présente est caractérisée par un taux de CO2 extraordinairement bas. Au cours du Jurassique[OB17]   201 à – 145 millions d’années…, du Trias[OB18] Antérieur au Jurassique… Manque pas d’ambition, Monsieur Marko ! Dit-il à quoi ressemblaient les continents à l’époque, et la hauteur du niveau des mers ? Pas de centrales nucléaires à l’époque, et pas d’homme non plus., etc., le taux de CO2 grimpait à des valeurs parfois de l’ordre de 7000, 8000, 9000 ppm, ce qui excède considérablement les malheureux 400 ppm que nous avons aujourd’hui. Non seulement la vie existait bel et bien, en ces temps reculés où le CO2 était aussi présent dans l’atmosphère, mais des plantes telles que les fougères atteignaient couramment 25 mètres de haut. Réciproquement, loin de profiter à la végétation actuelle, la diminution de la présence du CO2 dans l’atmosphère serait susceptible de compromettre la santé, voire la survie, de très nombreuses plantes[OB19] C’est juste de l’évolution de la vie dont il s’agit, à l’échelle des temps géologiques. Vie apparue il y a un milliard d’années. L’homme moderne est apparu en Afrique il y a… 200.000 ans !. Descendre au-dessous du seuil de 280 ou 240 ppm se solderait, tout simplement, par l’extinction d’une large variété de nos espèces végétales[OB20] En quoi cela nous convainc-t-il que l’accroissement de la concentration de CO2 n’est pas un problème ?.

En outre, notre croisade acharnée pour réduire le taux de CO2 pourrait s’avérer d’autant plus nuisible à la nature que les plantes ne sont pas les seuls organismes à baser leur alimentation sur le CO2. Les espèces du phytoplancton, elles aussi, se nourrissent de CO2, utilisant le carbone du CO2 comme unité de construction et relâchant de l’oxygène. Au passage, il est bon de rappeler que 70% de l’oxygène présent dans l’atmosphère aujourd’hui provient du phytoplancton, et non des arbres : contrairement à la doxa[OB21] Qui a jamais dit le contraire ? Par contre, les écosystèmes marins sont tout aussi perturbés que les écosystèmes terrestres, et affectés par l’élévation de la température de l’eau. Que Monsieur Marko contestait certainement., ce ne sont donc pas les forêts, mais bien les océans, qui constituent les « poumons » de la terre.

En ce qui concerne, plus particulièrement, le lien supposé entre réchauffement de la planète et émissions de CO2, il est tout à fait faux que le CO2 ait un effet de serre majeur[OB22] L’effet de serre du CO2 existe bel et bien. Et oui, cet effet est moindre qu’avec de la vapeur d’eau ou du méthane.. Il est bon de rappeler, là aussi, que le CO2 est un gaz mineur : aujourd’hui, il représente seulement 0,04% de la composition de l’air[OB23] Composition de l’air : 21% de O2 et 78% de N2, tous deux sans effet de serre. ; et on attribue à son effet de serre la valeur de 1. Le gaz à effet de serre majeur dans l’atmosphère est bien plutôt la vapeur d’eau : dix fois plus puissante que le CO2 dans son effet de serre, la vapeur d’eau est présente à hauteur de 2[OB24] % Le réchauffement climatique (s'il y a réchauffement climatique...) s’exprime par l’accroissement de la concentration d’un ou de plusieurs gaz à effet de serre, peut importe qu’il(s) soi(en)t ou non le(s) plus puissant(s). dans l’atmosphère. Ces faits sont, en principe, enseignés à l’école et à l’université ; mais on[OB25] C’est qui « on » ? réussit tout de même à incriminer le CO2 auprès des élèves, en se servant d’une entourloupe qui consiste à présenter l’effet de réchauffement du CO2 comme mineur mais exacerbé, à travers des boucles de rétroaction, par les autres effets de serre.

Grégoire Canlorbe : Bien des théories qui se prétendent[OB26] Toujours aussi soucieux de déontologie Monsieur Canlorbe. scientifiques relèvent d’une élaboration plus ou moins rigoureuse au point de vue logique, plus ou moins robuste au point de vue expérimental, destinée à justifier certains sentiments secrètement contenus dans ces mêmes théories. Or, les hommes se laissant entraînés bien plus par leurs sentiments que par des raisonnements, le pouvoir persuasif d’une théorie viendra essentiellement des sentiments qu’elle exprime – et non du vernis logico-expérimental qui les recouvre[OB27] Charles, toi qui a ta carte de presse, que penses-tu du « travail » de Monsieur Canlorbe ?.

Au-delà des intérêts politiques, quels sont donc les sentiments qui inspirent la thèse du réchauffement anthropique et qui la rendent si attrayante ?

István Markó : En tant que scientifique, j’espère naturellement que je réussis à me cantonner dans le champ de ce que Vilfredo Pareto appelait la démarche logico-expérimentale ; et que je ne me laisse pas biaiser, à mon insu, par des sentiments qui interféreraient avec le sérieux de mes théories et la validité de mes expériences[OB28] On n’est jamais si bien servi que par soi-même. Un scientifique est reconnu pour ses compétences et ses théories par ses pairs. A moins de considérer qu’ils soient tous des menteurs à la solde d’une cause ou d’un intérêt inavouable. Les théories de Monsieur Marko ne sont partagées que par les climato-septiques qui, non seulement sont une minorité, mais en plus sont le plus souvent ni physicien, ni climatologue. Du style de Claude Allègre ou… Luc trullemans.. Mais mes sentiments sont très certainement en jeu lorsque j’endosse le discours du militant à l’endroit de la thèse du réchauffement anthropique et de l’étrange emprise qu’elle exerce sur les gouvernements et l’opinion publique.

Déjà, je crois à la science : je veux dire que je crois à la possibilité de connaître objectivement la réalité par l’entremise de la science. Je pense qu’il y a le vrai et le faux, que la science nous permet de trancher entre les deux, et que la vérité doit se savoir[OB29] La vérité de Monsieur Marko va sortir… ; que la connaissance scientifique doit être mise entre les mains de la population. Je crois également à la liberté : je crois que tout homme est habilité à mener sa vie et à gérer ses biens comme il l’entend ; qu’il est seul possesseur de lui-même ; et que le dirigisme étatique est aussi moralement répréhensible qu’il est nocif dans ses conséquences sociales, économiques, et environnementales[OB30] On a compris que Monsieur Marko est un libéral pur jus, c’est son droit, mais qu’est-ce que ça vient faire ici ?.

Je constate deux choses qui me désolent : de un, la population est de plus en plus désinformée scientifiquement[OB31] Si c’est lui qui le dit… ; et de deux, les médias et les gouvernements en profitent pour propager une théorie qui est douteuse, celle du réchauffement anthropique, et pour promouvoir des mesures coercitives en son nom[OB32] Les méchants médias ! Les méchants gouvernements !. Rares sont les personnes qui prennent le temps de s’informer sérieusement sur l’empreinte réelle du CO2 ; et rares sont les personnes, plus généralement, qui s’intéressent encore à la science. Je regrette intensément que nos sociétés occidentales en soient arrivées à cultiver une telle méfiance à l’endroit de la science : une telle réticence à avoir confiance en sa capacité de connaître objectivement le monde et de le transformer positivement[OB33] On voit venir : Monsieur Marko est un adepte du progrès scientifique, capable de répondre à tous les besoins et de régler tous les problèmes, même ceux produits par le « progrès »..

La théorie du réchauffement anthropique se veut scientifique ; mais si les gens acceptent cette théorie, s’ils la tiennent pour vraie, ce n’est clairement pas par intérêt pour la science. Une théorie aussi fragile, au vu des faits sur le CO2 que je vous ai présentés ci-haut[OB34] Je n’ai rien vu ? Monsieur Marko a-t-il présenté quelque chose au niveau du CO2 ?, n’aurait jamais pu être acceptée par des gens qui se soucient réellement de la science ; et qui jouissent d’une culture solide en ce domaine. À mes yeux, il y a deux raisons principales[OB35] Attention… – ou si vous préférez, deux grands types de sentiments[OB36] Re Attention… – qui font que les gens se laissent si aisément séduire par la théorie du réchauffement anthropique. En premier lieu, la religion catholique est en déclin dans le monde occidental ; et ce que j’appelle l’écologisme vient la remplacer[OB37] Non seulement Monsieur Marko est un chimiste mais aussi un sociologue, un philosophe, un spécialiste des religions et un anthropologue. .

En second lieu, les occidentaux ont un goût prononcé pour l’auto-flagellation ; et la théorie du réchauffement anthropique vient justifier ce penchant possiblement ancré dans notre héritage judéo-chrétien[OB38] Les méchants Chrétiens ! Deux mille ans plus tard, ils servent toujours de boucs émissaires. Passons ces conn…. D’un côté, nous avons donc des sentiments religieux : la foi en un nouveau système de pensée, qui est l’écologisme ; la vénération d’une nouvelle divinité, qui est la Nature bienveillante et protectrice. De l’autre, nous avons un sentiment de culpabilité, qui s’exprime dans notre conviction que, si le climat se réchauffe, c’est de notre faute ; et que, si nous ne limitons pas immédiatement nos émissions de CO2, nous aurons souillé et défiguré notre planète.

Grégoire Canlorbe : On se figure couramment les faits suivants comme autant de preuves du réchauffement de la planète, que celui-ci ait ou non quelque chose à voir avec la toxicité du CO2. En premier lieu, le niveau des mers et des océans monterait année après année, engloutissant des îles entières, tandis que le niveau des glaciers et des calottes polaires diminuerait ; en second lieu, les températures enregistreraient une augmentation graduelle, tandis que la fréquence des intempéries et la superficie des sécheresses atteindraient, elles aussi, des niveaux de plus en plus élevés ; en troisième et dernier lieu, la résurgence de certaines maladies telles que celle de l’anthrax, en Russie, ferait suite au retour de bactéries libérées par le dégel.

Lesquels de ces faits communément admis jugez-vous avérés ?

István Markó : Sur les 12 000 dernières années, c’est à une oscillation entre des périodes de chaud et de froid, donc des périodes de hausse et des périodes de baisse du niveau des eaux, que l’on assiste. Incontestablement, le niveau des mers et océans monte depuis la fin du Petit Âge glaciaire, lequel s’étend approximativement du début du XIVème à la fin du XIXème siècle. Au terme de cette période, la température globale s’est effectivement mise à augmenter : cela dit, la hausse enregistrée est de 0,8 degré centigrade et n’a donc rien d’extraordinaire. Si la température monte, l’eau des océans se dilate forcément et certains glaciers reculent ; mais c’est quelque chose que les glaciers ont toujours fait, et non une spécificité de notre époque[OB39] Qu’est-ce qui change ? C’est la rapidité du phénomène et son ampleur, ce qui se produit n’étant que le début d’un processus entamé. Je me répète mais les gaz à effet de serre ont atteint un niveau de concentration record dans l’atmosphère, semblable à celui d’il y a 3 à 5 millions d’années. A l’ « époque », la température était de… 2 à 3 C° supérieure à celle d’aujourd’hui et la mer de 10 à 20 mètres !.

C’est ainsi que, du temps de Rome, les glaciers étaient beaucoup plus petits que ceux que nous connaissons actuellement ; et j’invite le lecteur à consulter les documents datant de l’époque de Hannibal, lequel a pu passer avec ses éléphants pour la raison qu’il n’a pas rencontré de glace sur son chemin, hormis lors d’une tempête de neige juste avant d’arriver dans la plaine d’Italie. Aujourd’hui, vous ne pourriez plus faire le trajet de Hannibal ; et c’est bien parce qu’il faisait plus chaud du temps des Romains que Hannibal a été capable d’un tel exploit.

Le niveau des eaux, actuellement, monte ; mais c’est un phénomène que nous surestimons : la hausse enregistrée est de 1,5 millimètre par an, soit 1,5 cm tous les dix ans, et n’a donc rien de dramatique. Certes, il arrive que des îles entières soient englouties ; mais dans 99[OB40] % Ah bon ? Partout autour du globe, les rives subissent un effet d’érosion jamais vu. Même sur nos côtes ! Evidemment, les aménagements humains n’y sont pas non plus pour rien mais même où ce n’est pas le cas. des cas, cela est dû à un classique phénomène d’érosion, et non à la montée des eaux. Quant à Venise[OB41] Nouveau scoup !, le fait qu’elle s’enlise n’est aucunement dû à quelque augmentation du niveau de la lagune ; et ne fait que manifester la triste réalité que « la cité des Doges » s’enfonce sous son propre poids. Encore une fois, le niveau global des mers et océans monte ; mais la menace censément représentée par ce phénomène est loin d’être tangible. Je constate que les îles de Tuvalu, dont on nous annonçait naguère l’engloutissement imminent, non seulement n’ont pas été submergées, mais ont vu leur niveau augmenter par rapport à celui des eaux autour d’elles.

Encore un autre phénomène que nous exagérons est la fonte des calottes polaires. Cela fait plus de dix ans que la quantité de glace en Arctique n’a pas diminué : l’on peut bien constater, d’une année à l’autre, des fluctuations du niveau de la glace, mais en moyenne, ce niveau reste constant[OB42] Ah bon ? Réchauffement climatique = augmentation du taux d’humidité dans l’air = plus de précipitations globales et donc – en certains endroits – plus de neige. Comme sur l’Antarctique. Ce qui… freine la montée du niveau de la mer (« causée par l’homme »).. Au sortir du Petit Âge glaciaire, puisque la température a monté, l’Arctique s’est mis à fondre ; mais le niveau de la glace en Arctique s’est finalement stabilisé. Du reste, cela fait plus de trente ans que la glace s’accumule en Antarctique ; et c’est également ce que l’on observe au Groenland, dont la quantité de glace a augmenté de 112 millions de kilomètres cube l’année passée[OB43] Ah bon ? La calotte glaciaire du Groenland se réduit en moyenne de 200 kilomètres cubes par an.. À[OB44] L’augmentation de la température de l’air a une répartition inégale et touche plus sévèrement la région arctique avec une hausse déjà observée de 2,5°C depuis 1980 (contre 0,7°C de moyenne sur le reste de la planète) : Les régions proches de l'Océan Arctique se réchauffent davantage que la moyenne mondiale. Cela est principalement dû à la plus grande absorption d'énergie solaire par la surface de l'océan, qui est de moins en moins recouvert de glace et de neige. l’échelle du globe, les glaciers comptant pour des cacahouètes, et la majorité des glaces se trouvant en Antarctique et sur le Groenland, force est de constater que la quantité de glace n’a quasiment pas changé depuis des centaines d’années[OB45] Ah bon ? C’est Monsieur Marko qui a mesuré tout cela, contre l’avis des milliers de climatologues et de glaciologues ?.

Bien d’autres mythes et légendes climatiques[OB46] Monsieur Marko conteste même les statisticiens ? existent. Des intempéries aux tornades, les événements extrêmes sont véritablement en diminution partout dans le monde[OB47] Et avec les assureurs ! ; et lorsqu’ils se produisent, leur ampleur est bien moindre également. Comme l’explique Richard Lindzen, physicien au MIT, la diminution du différentiel de température entre l’hémisphère nord et la partie équatoriale de notre planète rend l’énergie cyclonique beaucoup plus petite : la gravité et la fréquence des événements extrêmes diminuent donc. Mais encore une fois, la hausse des températures accuse une ampleur bien moindre par rapport à celle que l’on se figure couramment[OB48] Ah bon ? Vive la hausse de température dans l’hémisphère nord alors, pour diminuer plus encore ce différentiel. Bientôt, il n’y aura même plus besoin du Gulf Stream, et l’Europe finira par avoir froid puisque Nice est à la même latitude que Montréal, meilleure preuve que les tenants du réchauffement sont dans l’erreur, pire des menteurs..

Si vous jetez un œil sur les données satellites et les données des ballons sondes, vous constatez ainsi que l’augmentation des températures dans le monde est relativement modeste ; qu’elle est beaucoup plus faible que celle que l’on nous annonce et qui repose sur des calculs qui, faute de pouvoir prendre en compte les températures passées, sauf en ajustant des données x, y, z que l’on ne connaît pas toujours[OB49] Quelle démonstration convaincante ! C’est juste une affirmation du style : il dise des bêtises, tout ça est faux, on veut juste vous faire peur., sont autant de projections hasardeuses[OB50] Que demandent les climatosceptiques, au fond ? Que l’on attende de voir ce qui va se passer ?. Du reste, les sauts de température mesurés par les satellites et ballons sondes procèdent d’un phénomène classique que l’on appelle le phénomène El Niño[OB51] Sauf que El Nino, comme La Nina, sont eux aussi d’une ampleur supérieure pour le premier, et inférieure pour le second, à ce que l’on a enregistré depuis que les mesures sont faites.  ; et qui consiste en un retour des eaux très chaudes à la surface de l’océan Pacifique équatorial, la chaleur ainsi dégagée dans l’atmosphère tirant la température mondiale vers le haut et le CO2 ne jouant strictement aucun rôle dans ce processus[OB52] Qui a dit que tous les phénomènes climatiques étaient influencés par la concentration en CO2 ?.

Autre chose encore : les déserts actuels, bien loin d’augmenter, diminuent[OB53] Ah bon ? Même certains oiseaux migrateurs changent leurs routes pour éviter les zones arides de l’Afrique du Nord qui s’étendent ! ; et ils diminuent en raison de la plus grande quantité de CO2 disponible dans l’air. Il se trouve que les personnes cultivant des plantes sous serre injectent volontairement trois fois plus de CO2 dans la serre qu’il n’y en a dans l’atmosphère. Les effets que l’on constate sont que les plantes poussent plus vite et qu’elles sont plus grandes[OB54] Monsieur Marko se fait même agronome à l’occasion. Sait-il que l’on injecte de l’éthylène dans l’air pour faire mûrir les bananes récoltées ? ; qu’elles sont plus résistantes aux maladies et plus résistantes aux insectes ravageurs ; et surtout, que leur photosynthèse est beaucoup plus efficace et qu’elles utilisent donc beaucoup moins d’eau. De même, l’augmentation de la quantité de CO2 dans l’atmosphère fait que les plantes ont moins besoin d’eau ; et qu’elles peuvent donc se permettre de coloniser des régions arides[OB55] Cela ne mérite aucun commentaire, juste de la compassion..

En ce qui concerne les maladies et autres phénomènes étranges que l’on s’empresse d’attribuer au réchauffement climatique, il existe un site web – « globalwarminghoax.com », me semble-t-il – qui collectionne les diverses rumeurs et élucubrations entendues à ce sujet[OB56] Si un site qui collectionne les rumeurs le dit, c’est sûr que c’est vrai !. Le fait que la fertilité masculine diminue ; le fait que les ailes des oiseaux rétrécissent ; le fait qu’un requin se manifeste en mer du Nord ; tout et n’importe quoi est susceptible d’être mis en relation avec le changement climatique si l’on y met suffisamment de malhonnêteté intellectuelle. C’est là que vous journalistes honnêtes avez un rôle à jouer : celui d’enquêter sur la vraie raison des phénomènes et de démystifier le prêt-à-penser que des puissances d’argent et des forces politiques demandent aux médias de relayer servilement.

En réalité, les maladies qui dépendent du climat en tant que tel sont relativement rares ; et même la malaria ne dépend pas directement du climat, mais de la manière dont nous permettons au parasite de se reproduire et au moustique de prospérer dans l’endroit où nous nous situons. Si vous vous trouvez dans une zone marécageuse, vos chances d’attraper la malaria seront élevées ; si vous avez asséché le système et que vous n’avez plus ces zones humides, vos chances d’attraper la malaria seront très faibles. En définitive, mettre la résurgence de quelque maladie automatiquement sur le dos du réchauffement climatique revient à déresponsabiliser les gens : à nier que ce soit leur rejet des vaccins, par exemple, ou leur manque d’hygiène qui puisse être en cause[OB57] Les perturbations du climat, appelons cela comme ça, favorisent l’apparition d’espèces végétales et animales plus méridionales. Il n’y a aucune raison que cela se limite au nacré de la ronce et au torcol. Au contraire, les microorganismes se propagent beaucoup plus facilement, dont de nombreux responsables de maladies d’autant plus dangereuses que les végétaux par exemple sont affaiblis par le stress hydrique, résultat d’un modification du régime des pluies. C’est le cas avec une série de nos essences de bois… indigènes..

Grégoire Canlorbe : Dans son discours du Liechtenstein, de 1993, Alexandre Soljenitsyne[OB58] Forcément, un écrivain russe qui a travaillé sur la révolution bolchévique ne peut qu’être pendu dans un article de l’Institut Coppet. C’est risible. s’alarmait des méfaits associés au fleurissement industriel et à la consommation de masse. « Premier point négligé, redécouvert tout récemment », affirmait-il, songeant aux régimes communistes mais aussi aux économies capitalistes, « c’est qu’un Progrès illimité s’accorde mal aux ressources limitées de la planète ; que la nature doit être préservée plutôt qu’exploitée à outrance ; que nous saccageons brillamment un environnement qui est aussi notre destin commun. »

L’abondance, à bon marché, des biens de consommation, les progrès de l’industrie, la poursuite de l’aisance matérielle, tout cela a également desséché l’âme des occidentaux. « La victoire de la civilisation scientifique et technique nous a insufflé une sorte d’insécurité spirituelle. Ses dons nous enrichissent, mais nous tiennent aussi en esclavage. Tout n’est plus qu’intérêts, on nous astreint à veiller aux nôtres, tout est lutte pour les biens matériels ; mais une voix intérieure nous dit que nous y avons laissé quelque chose de pur, de supérieur et de fragile. »

Que répondez-vous à cet archipel de vues acerbes ?

István Markó : L’analyse de Soljenitsyne, qui fustige ce qu’il appelle « la civilisation scientifique et technique », me semble mâtinée d’une curieuse défiance à l’endroit de la science et du progrès technologique : cette même défiance, en fait, qui s’est répandue dans nos sociétés occidentales comme une traînée de poudre. J’imagine que le biais pessimiste de Soljenitsyne est issu de sa vie sombre et douloureuse sous le régime soviétique[OB59] Sociologue à nouveau, Monsieur Marko. En quoi les propos de Soljenitsyne concernent-ils le réchauffement climatique ? Les deux complices, Canlorbe et Marko, semblent s’être bien entendus pour faire un tour au socialisme…. Je ne sais pas s’il faut également reconnaître dans son discours des traits de pensée typiquement slavo-orthodoxes : quoi qu’il en soit, son angoisse face au développement scientifique, industriel, et matériel n’est pas sans rappeler certains passages de Dostoïevski.

Pour commencer, ceux qui colportent l’idée que le caractère fini des ressources rend impossible une croissance infinie, font l’impasse sur la capacité de l’être humain à innover dans sa technologie, à enrichir sa connaissance de la nature, et à actualiser ses stratégies d’extraction[OB60] Ca, il faut le relire 2 fois ! Et aussi la démonstration qui suit. En gros : le progrès apporte toutes les solutions à tous les problèmes et ceux qui n’y croient pas sont des mécréants.. Prenons le cas de cette ressource finie qu’est le pétrole : on constate, de un, que de nouvelles nappes sont découvertes régulièrement ; de deux, que les anciennes nappes pétrolières sont exploitées par des méthodes plus évoluées qui améliorent le rendement ; et de trois, que le pic pétrolier, dont les malthusiens n’ont de cesse de nous dire qu’il est sur le point d’être atteint, est constamment repoussé. Par ailleurs, on met au point, en tâtonnant, des méthodes de recyclage qui laissent entrevoir la possibilité, dans un futur plus ou moins surréaliste, d’asseoir la croissance sur des ressources perpétuellement et intégralement recyclées[OB61] La loi de l’entropie, ça vous dit quelque chose Monsieur Marko ? Et d’où viennent-elles ces ressources ? De la nature ! Et combien d’années a-t-il fallu pour créer les réserves de pétrole et de charbon ? Il y a de ça 20 à 350 millions d’années. Ca fait combien de générations humaines ça ?.

Je ne nie pas que nous devions préserver notre environnement ; et éviter de l’ « exploiter à outrance[OB62] » Quelle générosité !. Mais ce que nous devons aussi comprendre, c’est que la nature ne donne rien spontanément : les ressources ne s’offrent pas d’elles-mêmes ; elles sont toujours à aller chercher, extraire, au moyen de quelque technologie. Au demeurant, la nature n’est pas hospitalière par elle-même : pour survivre et prospérer, nous avons dû nous adapter à notre environnement ; et adapter notre environnement lui-même. Le bilan écologique des régimes communistes, lesquels échouent, ou ont échoué, en tout, est effectivement désastreux[OB63] A bas les rouges, le marteau et la faucille. L’idéologie du libéralisme devrait suivre dans le texte, je suppose. ; et la méfiance de Soljenitsyne à l’endroit de « la civilisation scientifique et technique » vient sans doute de là.

S’en prendre à la consommation de masse et au progrès industriel en tant que tels me laisse, cependant, perplexe : ne serait-ce que parce que c’est le gaspillage, et non la consommation elle-même, qui est le vrai problème. Autant la lutte contre le gaspillage me semble donc fondée et nécessaire, autant la lutte contre « la société de consommation », qui a pu inspirer un certain terrorisme[OB64] Ce qui est excessif…, me semble hors de propos. Je rappelle que ce sont notamment la consommation de masse et, en amont, l’exploitation industrielle des ressources fossiles, qui ont libéré l’homme occidental de la pauvreté et de toute une série de tâches qui l’avilissaient[OB65] Vous n’avez pas peur qu’elle nous y replonge ? Et aujourd’hui, la consommation de masse est-elle au service de l’homme ou l’homme au service de la consommation de masse ?. Du reste, la victoire de la médecine, que l’on vante si souvent, n’aurait jamais pu voir le jour, elle non plus, sans la chimie des ressources fossiles ; et ce sont bien les progrès chimiques et industriels en matière de pesticides, d’insecticides, et de fertilisants, qui nous ont permis de maîtriser notre environnement[OB66] [OB67] Qui a contesté les bienfaits de la médecine, des pesticides et des fertilisants ? Sauf les usages excessifs des produits phytosanitaires. Savez-vous que l’on fabrique du DDT… en Belgique ? Savez-vous comment s’appelle le round up en Côte d’Ivoire, produit utilisé dans presque toutes les plantations de cacao, notamment par des enfants, sans jamais être protégés ? Savez-vous que Monsanto, aujourd’hui racheté par Bayer, a fait des études qui démontrent la dangerosité de ses produits mais les gardent secrètement, comme l’a fait avant elle l’industrie du tabac ?.

À[OB68] OK, passons à la question suivante. moins que l’on ne juge dégradant et asservissant le fait même d’améliorer nos conditions de vie, il est peu sérieux de reprocher à la science, à la technique, et à la consommation de nous tenir en esclavage. Il est vrai que la critique de Soljenitsyne semble éviter de nier les bienfaits économiques et sanitaires du « progrès » ; et qu’elle semble se focaliser sur les conséquences psychologiques. Mais même de ce point de vue, on exagère aisément les effets délétères associés au développement scientifique et technologique et, en aval, au confort matériel et à la consommation de masse. Les comportements pathologiques, tels que l’addiction, sont le fait d’une minorité de consommateurs : ils sont donc exceptionnels et accidentels ; et non une sorte de maladie congénitale des « sociétés de consommation ».

Quant à l’idée que le confort de vie nous assècherait moralement, qu’il nous rendrait cupides et sans cœur, elle ne résiste pas à l’examen, elle non plus : il suffit de constater à quel point les gens sont enclins, dans nos sociétés opulentes, à donner à des organisations caritatives de toutes sortes. Du reste, les sociétés asiatiques, qui sont restées fidèles à leurs traditions spirituelles, cultivent aujourd’hui un respect de la science et de la technique bien plus grand que celui qui règne dans l’Occident sécularisé : il est donc faux de prétendre, comme Soljenitsyne semble le faire, que la spiritualité des peuples s’atrophie à mesure que leur mode de vie s’axe davantage sur la science et sur la technique.

Cela dit, il y a bien un méfait psychologique que je pense pouvoir être légitimement imputé au confort matériel, c’est que celui-ci dispose peu à peu les gens, au fil des générations qui tiennent leur confort pour acquis, à perdre de vue le monde inhospitalier et dangereux dans lequel ils vivent. Aveuglés par l’aisance de leur niveau de vie, et les facilités permises par leur avancement scientifique, industriel, et technologique, les occidentaux ont finalement oublié une loi fondamentale : ce monde ne donne rien si on ne lui force pas la main. Encore une fois, la raison pour laquelle nous habitons cette planète dans des conditions aussi favorables à notre santé et à notre bien-être hygiénique, ainsi qu’à notre épanouissement économique et démographique, c’est que nous avons rendu hospitalier notre environnement.

Gaïa ne nous prend pas sous sa coupe ; et elle n’est pas non plus cette déesse délicate et innocente, offensée par le sang et le labeur, violée par les usines, les mines, et les groupements urbains, que les écologistes célèbrent. J’évoquais plus haut la colonisation des déserts par les plantes à la faveur de la plus grande quantité de CO2 dont elles disposent. C’est bien la nature elle-même, et non l’être humain, qui a inventé la colonisation, mais aussi l’industrie, le commerce, la guerre, ou encore les infanticides ; et nous avons seulement hérité de ces comportements. Si le lecteur ne me prend pas au sérieux sur les infanticides, qu’il songe aux ours polaires qui n’hésitent pas à tuer leurs propres rejetons et à emporter leurs têtes pour le repas du soir.

Grégoire Canlorbe : Vous semblez avoir une tendresse toute particulière pour la Chine, où vous avez beaucoup voyagé. Le nucléaire de quatrième génération chinois retient, en particulier, votre attention. Fort de votre expérience de terrain et de vos recherches, la politique environnementale de la Chine contemporaine et son mode semi-planifié d’économie capitaliste offrent-ils, à vos yeux, des résultats supérieurs à ceux obtenus en Russie et dans le monde occidental ?

István Markó : En tant que professeur invité dans deux universités chinoises, j’ai effectivement effectué de nombreux voyages en Chine ; et je dois avouer, comme vous l’écrivez, que j’ai une tendresse toute particulière pour ce pays. L’ouverture de la Russie à l’économie capitaliste a été beaucoup trop brutale et hâtive : elle a débouché sur ce que je serais tenté d’appeler un capitalisme de type mafieux. Les Chinois ont bien compris cela ; et, plutôt que de « libéraliser » à tout va, avec les conséquences fâcheuses que l’on sait, ont préféré opter pour une transition, en douceur, du totalitarisme communiste vers un capitalisme de type semi-planifié[OB69] Pour ceux qui ne le saurait pas, la Chine n’est pas une démocratie….

Les principaux membres du gouvernement chinois ont tous une formation de scientifiques ou d’ingénieurs : ce sont donc des dirigeants qui savent raisonner de manière logique, qui savent analyser et décortiquer un problème de manière scientifique ; et, n’ayant pas à se soucier d’organiser une campagne électorale tous les deux ou cinq ans, ils sont en mesure de prendre des décisions sur le long terme[OB70] … et il est (très) dangereux de s’écarter de la ligne idéologique du parti…. Ce type de production des élites est une force indubitable du capitalisme chinois ; et le développement du nucléaire de quatrième génération[OB71] Houlà, quatrième génération ! C’est forcément mieux que les 3 premières. Moins de danger d’accident ? Moins de déchets radioactifs ?, sur lequel vous faites bien d’insister, est l’un des grands succès à mettre à leur crédit.

Ayant dit cela, je me sens obligé de préciser que je ne suis pas candide sur le sort des libertés politiques et sociales là bas. Je constate, cependant, que la liberté d’expression avance à une vitesse fulgurante ; et j’ai été témoin, en particulier, de manifestations sur la place Tian’anmen[OB72] C’est sûr, Monsieur Marko n’y était pas en 1989… qui étaient dans le plus pur style européen[OB73] Y avait-il des Chinois brandissant un panneau « pour des élections pluralistes et libres » ?, et qui n’ont valu à aucun des participants d’être fusillé ou décapité. En 1993, un doctorant qui voulait venir en Belgique ne pouvait le faire que si sa famille restait, en otage, sur le sol chinois : aujourd’hui, il n’y a plus aucun problème pour que sa famille l’accompagne[OB74] Quel progrès ! Il y a des Chinois partout dans le monde, et surtout dans les états les plus faibles, vu leurs visées sur les ressources et leur volonté de puissance..

Sur la toile chinoise, la parole est décomplexée ; et près de chaque jeune possédant un, voire deux téléphones portables[OB75] Quel bonheur ! Arrêtons cette mascarade et passons au chapitre suivant., les choses se disent et se transmettent à un rythme phénoménal. Il existe certes des restrictions, mais pas plus en Chine qu’ailleurs ; et certes, Google et Facebook ont été bloqués, mais la faute en incombe aux propriétaires. Je ne prétends pas que la Chine est le paradis de la liberté : tout ce que j’entends faire remarquer, c’est que la Chine évolue vers la liberté et qu’elle respecte la science ; tandis qu’en occident, nous évoluons vers le communisme, l’atrophie de la liberté d’expression, et le mépris de la science. Donald Trump semble savoir cela ; et il semble être l’alpha naturel dont l’Amérique a besoin pour enrayer son processus de décadence, et pour maintenir son leadership face au concurrent chinois.

Deux choses méritent d’être dites sur le bilan écologique de la Chine. Contrairement à ce que suggère un certain préjugé misérabiliste, les Chinois sont de plus en plus riches : on constate l’émergence d’une véritable classe moyenne ; et à mesure qu’ils s’enrichissent, leurs préoccupations environnementales augmentent. Mais les Chinois, aussi bien les élites que les « citoyens ordinaires », se moquent du réchauffement climatique : leur souci porte sur la qualité de l’air, la préservation des forêts, la sauvegarde des espèces menacées[OB76] En Chine, des régions entières sont dévastées. Les ressources sont exploitées à outrance, ce dont les populations locales sont les premières victimes. Des infrastructures routières notamment se développent à une vitesse phénoménale, sans préoccupation pour les questions environnementales et… climatiques. Vu ses visées expansionnistes, la Chine revendique des territoires maritimes qui ne lui reviennent normalement pas, créant de vives et dangereuses tensions dans la région. Cela se traduit aussi par des destructions de territoires. ; et non sur un hypothétique réchauffement du climat qu’il conviendrait de contrecarrer. Par ailleurs, les Chinois ont compris que l’avenir de l’énergie électrique réside dans le nucléaire ou les énergies fossiles : et certainement pas dans les énergies intermittentes[OB77] La Chine est le pays qui compte le plus d’éoliennes et de surfaces de panneaux solaires….

L’industrie éolienne, devant laquelle se pâment les écologistes, produit des résultats hautement hasardeux, car dépendants de l’intensité du vent ; et même dans de bonnes conditions atmosphériques, elle délivre trop peu d’électricité pour être une industrie rentable par elle-même. Warren Buffet, qui possède l’un des plus grands parcs éoliens de l’Iowa, l’a dit sans aucune gêne : « Sur l’énergie éolienne, nous obtenons un crédit d’impôt si nous construisons beaucoup de parcs éoliens. C’est la seule raison de les construire. Ils n’ont aucun sens sans le crédit d’impôt. » Du reste, le bilan écologique est tout aussi mauvais : les éoliennes terrestres tuent des centaines de milliers, voire des millions d’oiseaux et de chauve-souris par an ; quant aux éoliennes en mer, elles tuent nombre de mammifères marins, là aussi dans l’indifférence la plus totale des écologistes.

Nous sommes tenaillés, en Europe, par une peur bleue du nucléaire. Les Chinois, mais aussi les Russes et les Indiens, savent que cette peur est irrationnelle[OB78] Si les Chinois, les Russes et les Indiens le disent… ; et que les énergies intermittentes, de toute manière, ne sont pas une alternative viable. Ils développent leur industrie nucléaire à vive allure et expérimentent déjà la génération suivante au thorium. Quant aux Allemands et aux Français, et bientôt les Belges, hélas, ils régressent : horrifiés par l’accident de Fukushima, encouragés par des élites idiotes, ils détruisent leurs fleurons énergétiques ; et deviennent ainsi la risée des pays émergents. Je rappelle que le séisme et le tsunami de 2011 ont certes fait de très nombreuses victimes : environ 20 000 morts ; mais que personne n’est mort des suites de l’accident industriel nucléaire en tant que tel[OB79] Ouf, ça me rassure. Surtout quand les trois réacteurs nucléaires ont explosés, en direct à la télé. Passons à la question suivante….

Aux États-Unis, il se produit actuellement une recrudescence dans le financement de ce que l’on appelle les petites unités modulables. Mais la Chine possède assurément le leadership dans l’industrie nucléaire : en première position devant les Russes et les Indiens, les Chinois construisent régulièrement des centrales nucléaires ; et passés maîtres dans ce domaine, ils le font de plus en plus vite. Ils sont en train, aujourd’hui, de mettre au point deux pilotes nucléaires au thorium : ils savent que sa combustion aboutit à des produits hautement radioactifs, et avec une longue durée de vie ; mais ils sont arrivés à résoudre ce problème et à trouver un moyen d’obtenir des produits ultimes qui soient très peu radioactifs.

Du reste, les Chinois sont en passe de devenir leaders dans la conquête spatiale : ils ont construit leurs propres plateformes, qu’ils ont réussi à envoyer dans l’espace ; ils ont également leurs propres lanceurs, qui sont extrêmement fiables, et qui sont bien moins chers, par exemple, que les lanceurs Ariane. Si les Chinois sont aussi performants et innovants, c’est parce qu’à l’instar des Indiens et des Russes, ils ont foi en la science : ils ont foi en la capacité de la science à embellir leur futur et à bâtir un monde meilleur. En Europe, il fut un temps où nous aussi, nous avions foi en la science ; et foi en une évolution de nos sociétés qui repose sur la science. Aujourd’hui, nous n’avons pas seulement tourné le dos à la science : nous sommes étouffés et infantilisés par des bureaucrates qui sucent les forces vives du vieux continent.

Grégoire Canlorbe : Selon une affirmation récurrente de votre part, le panda (naguère en voie de disparition) constitue une « erreur de la nature » : une créature trop inadaptée à son environnement et trop alambiquée en termes de stratégie de survie ou de reproduction. Pourriez-vous nous en dire plus ? En définitive, où s’arrête la responsabilité des êtres humains et où commence celle de Mère Nature en personne dans l’extinction de ses enfants ?

István Markó : Il m’est arrivé, effectivement, de lâcher l’expression « erreur de la nature » pour qualifier le panda. Appartenant à la famille des ursidés, il est normalement un herbivore ; et il se nourrit presque exclusivement de bambous : un certain type de bambou, en fait, dont la capacité énergétique varie en fonction du moment de l’année. Par ailleurs, c’est un animal solitaire, qui évite de chercher la compagnie de ses congénères ; et qui quitte donc rarement son territoire. Ces deux faits concourent à rendre la reproduction du panda hautement hasardeuse, d’autant que le temps de fertilité d’une femelle panda est seulement de trois jours environ[OB80] Le panda s’est débrouillé sans l’homme et ses zoos pendant des centaines de milliers d’années pourtant. Monsieur Marko est-il aussi biologiste, spécialiste des ursidés ? Passons à la question suivante...

De un, lorsqu’elle est fertile, la femelle doit se mettre en route pour rencontrer un mâle disposé à la saillir ; et elle doit faire vite. De deux, lorsqu’elle tombe sur un mâle, celui-ci décline la proposition dans neuf cas sur dix ; et ce, parce qu’à cette période de l’année, le bambou a une très mauvaise qualité énergétique. Le mâle panda préfère donc se reposer, d’autant que son taux de testostérone, à cette période de l’année, est également très bas. En outre, les pandas s’occupent très peu de leurs enfants. Pour toutes ces raisons, je pense que le panda est une espèce naturellement en voie d’extinction : une espèce condamnée par la nature et sauvée par l’être humain.

Parmi les espèces qui disparaissent chaque année, certaines le font pour des raisons naturelles, d’autres doivent leur extinction à l’activité de l’être humain ; mais ce second cas de figure est, en réalité, minoritaire. À l’image du dodo, les espèces qui disparaissent, ou ont disparu, par la faute de l’être humain sont généralement insulaires : leur biotope étant réduit, elles ont peu de possibilités de se défendre. Il est tout à fait vrai qu’il y a environ 800 espèces, sur les 600 dernières années, qui ont disparu ; mais les chiffres que l’on nous martèle ad nauseam, les dizaines de milliers d’espèces censées disparaître chaque année, sont sortis du chapeau.

Un jour, j’ai écrit un e-mail à WWF pour leur demander d’énumérer, de préférence en latin, le nom des espèces disparues lors de l’année en cours ; ainsi que d’indiquer l’emplacement des cadavres concernés. Je suis sans réponse de leur part, encore à ce jour ; et pour une raison très simple : les ONG veulent nous effrayer et nous culpabiliser avec des allégations sans fondements. En outre, il arrive régulièrement que des espèces que l’on croyait disparues refassent surface : le coelacanthe, par exemple, mais aussi le loup de Guinée.

Grégoire Canlorbe : L’utopie du califat[OB81] Où comment faire volontairement peur aux gens, en faisant appel à leur côté irrationnel et à leurs émotions décriées ci-dessus ! Je passe cette question grotesque. mondial, ravivée à l’ère de l’information et de la mise en réseau instantanée et globalisée, est d’autant moins anachronique qu’elle fait écho au rêve gaïaniste et « réchauffiste » de confier à un gouvernement mondial les rênes du développement durable. Voyez-vous une convergence des luttes se dessiner entre écologisme totalitaire et Islam ?

István Markó : De nombreuses personnes, généralement issues de l’ancien bloc de l’est, se laissent séduire par l’idée de confier la résolution de nos problèmes environnementaux à une gouvernance mondiale. À bien des égards, l’écologisme est lui aussi le communisme du XXIème siècle : au même titre que l’Islam, il occupe la place laissée vacante par le déclin du marxisme-léninisme. Je ne sais pas si une convergence des luttes entre islamistes et écologistes va effectivement se dessiner ; en revanche, je constate que nous avons d’ores et déjà l’équivalent, à plus petite échelle, du califat écologique mondial. Je songe à l’Union Européenne, laquelle nous donne un avant-goût de la gouvernance bureaucratique, mondiale, et totalitaire que l’ONU s’efforce manifestement d’instaurer.

Puisque nous parlons de la mondialisation, envisagée dans son aspect politique : la perspective d’un gouvernement mondial ; mais aussi dans son aspect économique et disons informationnel – la mise en réseau, parfois instantanée, des hommes, des marchandises, et des idées – je voudrais faire remarquer un possible effet pervers. À mesure que les cultures et les mentalités se mélangent, la religion écologiste (ou gaïaniste) des occidentaux, ainsi que leur penchant pour le repentir, semblent finalement gagner certains des peuples asiatiques. Le Japon, qui est sorti émasculé, au plan spirituel, de la Seconde Guerre mondiale, est d’autant plus propice à se laisser envahir par cette sanctification occidentale du déni de soi.

Grégoire Canlorbe : À l’occasion de l’Austrian World Summit, en juin 2017, Arnold Schwarzenegger décrivait en ces termes le sort qu’il réserverait à un climato-sceptique dans un scénario. « Dans un film, ça aurait été plus simple. On aurait dit : « Qui pense que les gaz à effet de serre ne sont pas des polluants ? » Et celui qui aurait répondu « Oui, moi », je lui aurais encastré la bouche sur un tuyau d’échappement [et] j’aurais démarré le moteur[OB82] Ce n’est plus ridicule, c’est lamentable et pathétique. J’ai de la peine pour Monsieur Canlorbe. Passons à la question suivante... »

Quant à vous, quel traitement apprécieriez-vous de voir un fidèle du réchauffement anthropique subir à l’écran ?

István Markó : Ayant moi-même pratiqué le bodybuilding dans ma jeunesse, je suis un grand admirateur d’Arnold Schwarzenegger : l’homme et sa cinématographie. Mais je suspecte ses connaissances chimiques, du moins ce qu’il en laisse entrevoir, d’être un peu légères, ne serait-ce que par rapport à celles d’un Dolph Lundgren diplômé en génie chimique ; et pour ce qui est d’obtenir un avis éclairé en politique ou en philosophie, je ferais davantage confiance à Jean-Claude Van Damme.

Arnold s’exprime ici comme s’il ignorait tout bonnement que tous les gaz à effet de serre ne sont pas des poisons ; et qu’encastrer la bouche de quelqu’un sur un tuyau d’échappement et démarrer le moteur n’aura jamais pour seul effet que de faire exploser les poumons de la personne, ce qui n’a pas grand chose à voir avec l’effet de serre. Pour ma part, la pire des situations que je souhaiterais à un fidèle du réchauffement anthropique d’avoir à endurer, à l’écran ou dans la réalité, c’est d’être confronté à des informations honnêtes, des données et chiffres non manipulés, qui l’obligent à reconnaître la vacuité de son dogme.

À savoir que, parmi les gaz qui sortent d’un moteur mis en marche, on en trouve effectivement certains qui sont des polluants – par exemple, le monoxyde de carbone, l’oxyde d’azote, ou l’ozone – mais que le dioxyde de carbone n’en fait pas partie ; et que parmi ces gaz polluants, tous n’ont pas un effet de serre. Ou encore que dans de très nombreux endroits, notamment en Europe, le niveau de la terre monte par rapport à celui des eaux : phénomène classique que l’on appelle un rebond ; et qui est dû au fait qu’au sortir de la dernière glaciation, les énormes quantités de glace qui recouvraient le continent européen et nord-américain ont fondu, permettant à la terre qui était poussée vers le bas de remonter petit à petit.

On nous annonce que le niveau des eaux va augmenter partout dans le monde et augmenter au point de submerger une large partie de nos continents ; mais comme l’a bien montré Hans von Storch, l’un des plus grands climatologues modélisateurs, les modèles à l’appui de ces prévisions sont, pour 98% d’entre eux, totalement faux. On nous annonce que l’air que nous respirons dans les grandes villes n’a jamais été aussi pollué ; mais il suffit de se documenter sur l’air que les gens respiraient à Londres dans les années 1960 pour réaliser à quel point la pollution urbaine a diminué. À Pékin, souvent pointé du doigt, il se produit de temps à autre un brouillard réminiscent du smog londonien ; mais même la pollution de ces jours-là est loin de rivaliser avec celle qui régnait naguère à Londres.

On nous met en garde contre le glyphosate, on nous somme de le bannir ; mais je suis prêt à boire dix grammes de glyphosate devant vous. La vérité est que le glyphosate est un produit deux fois moins toxique que le sel ; et qu’en pratique, il n’est pas plus polluant pour notre environnement qu’il n’est cancérigène pour notre organisme. Derrière la campagne anti-glyphosate, vous retrouvez toutes sortes d’ONG que je qualifie d’éco-terroristes ; et qui se montrent prêtes à tout, y compris à bannir la vérité scientifique elle-même, pour avoir la peau de Monsanto. Je ne suis ni un partisan ni un ennemi de cette firme ; mais je déplore l’animosité injustifiée qui entoure un produit véritablement génial, alimentée par une propagande honteuse de la part des Avaaz et autres Greenpeace.

Grégoire Canlorbe : Merci pour votre temps. Voudriez-vous ajouter une chose ou deux[OB83] « Entendues entre-nous… » ?

István Markó : Je voudrais vous remercier pour la pertinence de vos questions. J’étais dernièrement à Santa Barbara, en Californie, où j’ai eu l’occasion de manger avec des assiettes et couverts faits en maïs, et donc biodégradables ; c’est une initiative que je salue, et qui n’a rien à voir avec la lutte vaine, dispendieuse, et mortifère contre les émissions de CO2[OB84] Vive les couverts en maïs. A bas les tenants du réchauffement climatique, ces idiots qui ne comprennent rien et qui sont manipulés par les méchants, les socialistes et les liberticides (à moins que ce ne soit les mêmes).. S’il y a bien un dernier message que j’aimerais faire passer, c’est que nous devons nous soucier des véritables problèmes écologiques ; et cesser de nous laisser manipuler par des causes qui prétendent avoir en vue le bien de notre planète, mais qui sont autant de prétextes pour asservir et ligoter l’humanité[OB85] En clair : arrêtez de nous emmerder avec le réchauffement climatique..

Dieu sait s’il y a des choses abominables qui arrivent à notre planète ! Pensez à la pollution des océans et au « septième continent » ; pensez à l’extinction en cours de certaines espèces maritimes comme le cabillaud, lequel est victime, non seulement d’un excès de pêche, mais de la prolifération des phoques dont on a interdit la chasse[OB86] Monsieur Marko est aussi un spécialiste des écosystèmes marins. C’est simple : plus assez de lapins parce qu’on a laissé proliférer le renard. Si c’était si simple…. Nous devons préserver notre environnement, cela va de soi ; mais nous devons aussi exercer notre esprit critique[OB87] Voilà, j’ai compris : cet article n’est qu’une supercherie ! Il n’existe que pour tester notre esprit critique ! Tout est faux, Monsieur Marko n’est pas un climato sceptique, c’est un gars bien, raisonnable… et non pas un colporteur comme je l’avais cru ! et identifier les véritables problèmes, ce sans quoi nos bons sentiments ne sont que des larmes insolentes et stupides, parfois même hypocrites.

L’accord de la COP 21 de Paris n’a pas été signé pour sauver la planète et pour éviter que nous ne rôtissions avec une augmentation de température imaginaire de +2°C. Derrière toute cette mascarade se cache, comme toujours, le visage hideux du pouvoir, de la cupidité, et du profit : tous les industriels qui sont favorables à cet engagement, qui va ruiner l’Europe et appauvrir immensément ses citoyens, le font pour la bonne raison qu’ils y trouvent une source de revenus énorme et facile[OB88] Les industriels, des méchants ?. Quant aux ONG[OB89] Les ONG, des méchantes ?, lorsqu’elles ne sont pas simplement motivées par la cupidité, leur mobile tient en une idéologie résolument malthusienne : revenir à une population mondiale très petite, de l’ordre de quelques centaines de millions d’individus ; et pour ce faire, appauvrir le monde, supprimer les énergies fossiles, et faire en sorte d’augmenter le nombre de décès.

 


Grégoire Canlorbe, journaliste politique et scientifique[OB90] C'est une blaque ?, a mené de nombreuses interviews pour des journaux tels que Man and the Economy, fondé par le lauréat du Prix Nobel d’économie Ronald Coase, Arguments, ou encore Agefi Magazine ; et des think-tanks tels que Gatestone Institute et Mises Institute. Il compte plusieurs articles et passages radio, comme analyste politique, à son actif. Et il collabore avec le sociologue et philosophe Howard Bloom sur un ouvrage de conversations, traitant du comportement de masse dans l’univers, des atomes aux humains.


 

Fin de la plaisanterie !

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Posté par infotrooz à 20:06 - - Permalien [#]