Le Passeur (d'idées)

18 mars 2019

« une interview exceptionnelle » de Istvan Marko

 

Climato-réaliste

On trouve de tout sur internet. De tout ! Chacun y va de ses arguments, de ses idées, de ses vérités.

Les manifestants du climat sont de plus en plus nombreux. Leurs opposants aussi, par la force des choses. On trouve de tout sur internet. Même des climato-septiques et d'autres climato-réalistes qui convoquent n'importe quel personnage pour draper leur point de vue d'un semblant de sérieux.

Comme ceux qui partagent des messages truffés de liens que personne ne lit pour conclure que, forcément, tout ça n'est que complot. Dommage car ces textes sont parfois tellement caricaturaux qu'ils en deviennent divertissants. Comme celui-ci, tiré d'une interview "exceptionnelle" d'Istvan Marko, professeur chimiste de l'UCL (décédé en 2017).

J'y ai fait quelques commentaires, en rouge dans le texte.

 

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Un entretien avec István Markó

1 novembre 2017 / Usbek

István Markó (1956 – 2017) était professeur et chercheur en chimie organique à l’université catholique de Louvain. Son nom est associé à celui de Kevin Lam pour sa contribution à la mise au point de la réaction de Markó-Lam. Il s’était fait le défenseur, dans plusieurs médias francophones sur internet, et lors de débats publics, d’un point de vue sceptique sur la question du réchauffement climatique lié à l’homme.

Il avait été interviewé par Grégoire Canlorbe, journaliste politique et scientifique, peu de temps avant son décès.

Grégoire Canlorbe : L’activisme climatique passe pour le cheval de Troie du Marxisme, une manière pour ses adeptes d’avancer masqués, dans la sempiternelle guerre sainte que le Marxisme réclame en vue d’établir le totalitarisme communiste[OB1] Ca commence fort avec le parti pris complotiste. La thèse du réchauffement climatique sert à imposer le Marxisme, comme Greenpeace était financé par le KGB du temps de l’URSS. Tout le monde sait ça.... Pourtant, ce fut bien Margaret Thatcher, égérie du libéralisme conservateur, qui donna le coup d’envoi au GIEC. Comment vous l’expliquez-vous ?

István Markó : Plus précisément, Margaret Thatcher, quoique chimiste de formation et donc consciente du caractère mensonger d’une telle allégation[OB2] Quelle allégation ?, a été la première à avancer l’excuse du problème climatique posé par le CO2 pour parvenir à ses fins politiques. À l’époque, c’est-à-dire le milieu des années 1980, Thatcher guerroyait avec le tout-puissant syndicat du charbon, lequel se rémunérait avec les deniers publics et votait[OB3] Le syndicat vote les lois et les subsides ? énormément de lois et de subsides pour maintenir à flots une industrie qui n’était plus rentable par elle-même.

Alors qu’elle faisait face à une grève des mineurs britanniques, présidée par Arthur Scargill qui devait plus tard fonder et diriger le Parti travailliste socialiste, Thatcher a cru bon d’entériner la thèse du réchauffement lié aux émissions de CO2 pour en finir avec les syndicalistes qui tenaient son pays en otage. Mais elle n’a pas vraiment été à l’origine du GIEC. Le « coup d’envoi », selon votre expression, est davantage venu de personnalités, versées dans l’écologisme radical[OB4] En quoi le rapport Bruntland (« Notre avenir à tous »), qui propose une définition du développement durable et les moyens d’y parvenir, est-il radical ? Pour info, c’est grâce à ce rapport qu’a été convoqué le sommet de la terre à Rio en 1992., comme la Norvégienne Gro Harlem Brundtland, qui a présidé la Commission de l’ONU responsable du fameux rapport « Notre avenir à tous » de 1987, ou le Canadien Maurice Strong, qui compte parmi les membres fondateurs du GIEC.

La croyance en un effet de serre catastrophique dû aux émissions de CO2, croyance qu’elle savait infondée[OB5] Ah bon ? GH Brudtland savait, en 1987, que la croyance en un effet de serre était infondé ?, mais qu’elle a largement contribué à asseoir et à populariser, a fourni à Thatcher un atout supplémentaire, dans son bras de fer avec le syndicat, pour mettre en œuvre la sortie du charbon du Royaume-Uni et sa transition énergétique vers le nucléaire. On peut certes déplorer cette stratégie de Thatcher fondée sur une perversion de la science. Toujours est-il qu’à cette époque, les industries qui produisaient de l’électricité notamment à partir du charbon ne le faisaient pas dans des conditions très propres[OB6] Quelle concession de la part de Monsieur Marko ! Ca vaut la peine d’aller voir sur Wikipédia qui est M. Marko. En, 2013, le livre « Climat : 15 vérités qui dérangent » a été écrit sous la direction de cet ancien… chimiste de l’UCL. Ce bouquin qui se veut être « la bible du climato-septicisme » et qui conteste le rôle joué par le CO2 dans l'évolution climatique, a été analysé en détail et fait l'objet de critiques scientifiques étayées. « Une association wallonne pour l'environnement parle de « manipulation »[ et de « mensonge », et un ouvrage publié par Alexis Merlaud de l’Institut d’Aéronomie Spatiale de Belgique en réfute les 15 points. ; et quand bien même le CO2 n’a absolument rien d’un poison, il existait alors une réelle pollution associée au charbon brûlé.

En effet, la combustion du charbon n’a pas seulement pour effet les émissions inoffensives de CO2 : elle s’accompagne de déchets soufrés et azotés ; engendre des émissions de SO2, des émissions de SO3, et des émissions de NOx ; éjecte des particules fines ; et laisse des cendres radioactives. Depuis les années 1980, le traitement de la pollution industrielle a cependant évolué ; et une usine de fabrication de l’électricité qui emploie le charbon comme matériau de base pollue désormais très peu[OB7] Ah bon ? En considérant évidemment que le CO2 n’est pas un polluant comme le prétend M. Marko. On voit ça plus bas. son environnement.

Grégoire Canlorbe : À vos dires, une personne sensible aux charmes champêtres, éprise des salons de verdure et des lits d’herbes diaprés, ne peut que saluer la hausse de la concentration du dioxyde de carbone dans l’air.[OB8] Poète ce Grégoire Canlorbe. Tiens qui est-il ? « Auteur à Institut Coppet » ! « Association loi 1901 dont la mission est de participer, par un travail pédagogique, éducatif, culturel et intellectuel, à la renaissance et à la réhabilitation de l’école française d’économie politique, et à la promotion des différentes écoles de pensée favorables aux valeurs de liberté, de propriété, de responsabilité et de libre marché. » Bref, une espèce de « Contrepoints » bis. OK, on connaît le parti pris dont question plus haut. Pourriez-vous revenir sur la nécessité de dé-diaboliser le CO2 au vu des données objectives[OB9] Pas très regardant avec la déontologie journalistique Monsieur Canlorbe. Normal, il n’est pas journaliste, malgré ses dires. de la chimie ?

István Markó : Encore une fois, le CO2 n’est pas, et n’a jamais été, un poison[OB10] Le scoup !. Chacune de nos respirations[OB11] Nos respirations ? La respiration des humains ? C’est une blague j’imagine. Que représente-t-elle par rapport à… la respiration des plantes ? Oui, les sources naturelles proviennent de la respiration des êtres vivants, des rejets océaniques et de la décomposition de la matière organique. émet une quantité astronomique de CO2, par rapport à celle qui se trouve dans l’atmosphère ; et il est très clair que l’air que nous expirons ne tue pourtant personne en face de nous[OB12] Qui a jamais dit cela ? Vu l’impossibilité de convaincre les négationnistes, qu’ils s’abstiennent de simplement lire ceci : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mission_de_dioxyde_de_carbone . Ce qu’il faut bien comprendre, du reste, c’est que le CO2 est la nourriture élémentaire des plantes : sans CO2 il n’y aurait pas de plantes, et sans plantes il n’y aurait pas d’oxygène et donc pas d’humains. L’équation est aussi simple que cela[OB13] Euh, oui !? .

Les plantes ont besoin du CO2, de l’eau, et de la lumière du jour, dans le mécanisme de la photosynthèse, pour générer les sucres qui vont leur servir de nourriture de base et de blocs de construction. Cette donnée fondamentale de la botanique est l’une des raisons primordiales pour lesquelles quiconque est sincèrement attaché à la préservation du « monde naturel » devrait s’abstenir de diaboliser le CO2[OB14] Et c’est ici que Monsieur Marko commence véritablement à dire des conn…, des bêtises. C'est comme dire : "quiconque est sincèrement attaché à la préservation des humains devrait s’abstenir de diaboliser les sucres, les graisses et les protéines, le sel…". On observe effectivement, sur les trente dernières années, une augmentation du taux de CO2 qui est graduelle. Mais ce qu’on observe aussi, c’est qu’en dépit de la déforestation, la planète a verdi d’environ 20[OB15] %, Ah bon ? Où a-t-elle « verdi » la planète ? Dans les champs de soja, les cultures de palmiers à huile, les plantations d’eucalyptus, les amandiers, les avocatiers, les cocaïers, les caféiers, les cacaoyers ou les agrocarburants… qui dans bien des cas remplacent des forêts primaires ou des forêts anciennes ? Monsieur Marko doit confondre avec la progression de la forêt qui a récupéré une partie des espaces autrefois défrichés… en Europe, à l’époque où existaient encore les pratiques agropastorales et cette extension de la couverture végétale de la planète, les amoureux de la nature la doivent très largement à la hausse de la concentration du CO2 dans l’atmosphère[OB16] Le CO2 est effectivement la « nourriture » des plantes qu’elles puisent via la photosynthèse (et rejettent via la respiration). La croissance de la concentration du CO2 dans l’air devrait donc accroitre quelque peu la croissance des plantes. Ce n’est pas cet effet là du CO2 dans l’air dont on parle mais de son effet de serre..

Si l’on étudie, cependant, ce qui s’est passé au niveau géologique depuis plusieurs millions d’années, on se rend compte que la période présente est caractérisée par un taux de CO2 extraordinairement bas. Au cours du Jurassique[OB17]   201 à – 145 millions d’années…, du Trias[OB18] Antérieur au Jurassique… Manque pas d’ambition, Monsieur Marko ! Dit-il à quoi ressemblaient les continents à l’époque, et la hauteur du niveau des mers ? Pas de centrales nucléaires à l’époque, et pas d’homme non plus., etc., le taux de CO2 grimpait à des valeurs parfois de l’ordre de 7000, 8000, 9000 ppm, ce qui excède considérablement les malheureux 400 ppm que nous avons aujourd’hui. Non seulement la vie existait bel et bien, en ces temps reculés où le CO2 était aussi présent dans l’atmosphère, mais des plantes telles que les fougères atteignaient couramment 25 mètres de haut. Réciproquement, loin de profiter à la végétation actuelle, la diminution de la présence du CO2 dans l’atmosphère serait susceptible de compromettre la santé, voire la survie, de très nombreuses plantes[OB19] C’est juste de l’évolution de la vie dont il s’agit, à l’échelle des temps géologiques. Vie apparue il y a un milliard d’années. L’homme moderne est apparu en Afrique il y a… 200.000 ans !. Descendre au-dessous du seuil de 280 ou 240 ppm se solderait, tout simplement, par l’extinction d’une large variété de nos espèces végétales[OB20] En quoi cela nous convainc-t-il que l’accroissement de la concentration de CO2 n’est pas un problème ?.

En outre, notre croisade acharnée pour réduire le taux de CO2 pourrait s’avérer d’autant plus nuisible à la nature que les plantes ne sont pas les seuls organismes à baser leur alimentation sur le CO2. Les espèces du phytoplancton, elles aussi, se nourrissent de CO2, utilisant le carbone du CO2 comme unité de construction et relâchant de l’oxygène. Au passage, il est bon de rappeler que 70% de l’oxygène présent dans l’atmosphère aujourd’hui provient du phytoplancton, et non des arbres : contrairement à la doxa[OB21] Qui a jamais dit le contraire ? Par contre, les écosystèmes marins sont tout aussi perturbés que les écosystèmes terrestres, et affectés par l’élévation de la température de l’eau. Que Monsieur Marko contestait certainement., ce ne sont donc pas les forêts, mais bien les océans, qui constituent les « poumons » de la terre.

En ce qui concerne, plus particulièrement, le lien supposé entre réchauffement de la planète et émissions de CO2, il est tout à fait faux que le CO2 ait un effet de serre majeur[OB22] L’effet de serre du CO2 existe bel et bien. Et oui, cet effet est moindre qu’avec de la vapeur d’eau ou du méthane.. Il est bon de rappeler, là aussi, que le CO2 est un gaz mineur : aujourd’hui, il représente seulement 0,04% de la composition de l’air[OB23] Composition de l’air : 21% de O2 et 78% de N2, tous deux sans effet de serre. ; et on attribue à son effet de serre la valeur de 1. Le gaz à effet de serre majeur dans l’atmosphère est bien plutôt la vapeur d’eau : dix fois plus puissante que le CO2 dans son effet de serre, la vapeur d’eau est présente à hauteur de 2[OB24] % Le réchauffement climatique (s'il y a réchauffement climatique...) s’exprime par l’accroissement de la concentration d’un ou de plusieurs gaz à effet de serre, peut importe qu’il(s) soi(en)t ou non le(s) plus puissant(s). dans l’atmosphère. Ces faits sont, en principe, enseignés à l’école et à l’université ; mais on[OB25] C’est qui « on » ? réussit tout de même à incriminer le CO2 auprès des élèves, en se servant d’une entourloupe qui consiste à présenter l’effet de réchauffement du CO2 comme mineur mais exacerbé, à travers des boucles de rétroaction, par les autres effets de serre.

Grégoire Canlorbe : Bien des théories qui se prétendent[OB26] Toujours aussi soucieux de déontologie Monsieur Canlorbe. scientifiques relèvent d’une élaboration plus ou moins rigoureuse au point de vue logique, plus ou moins robuste au point de vue expérimental, destinée à justifier certains sentiments secrètement contenus dans ces mêmes théories. Or, les hommes se laissant entraînés bien plus par leurs sentiments que par des raisonnements, le pouvoir persuasif d’une théorie viendra essentiellement des sentiments qu’elle exprime – et non du vernis logico-expérimental qui les recouvre[OB27] Charles, toi qui a ta carte de presse, que penses-tu du « travail » de Monsieur Canlorbe ?.

Au-delà des intérêts politiques, quels sont donc les sentiments qui inspirent la thèse du réchauffement anthropique et qui la rendent si attrayante ?

István Markó : En tant que scientifique, j’espère naturellement que je réussis à me cantonner dans le champ de ce que Vilfredo Pareto appelait la démarche logico-expérimentale ; et que je ne me laisse pas biaiser, à mon insu, par des sentiments qui interféreraient avec le sérieux de mes théories et la validité de mes expériences[OB28] On n’est jamais si bien servi que par soi-même. Un scientifique est reconnu pour ses compétences et ses théories par ses pairs. A moins de considérer qu’ils soient tous des menteurs à la solde d’une cause ou d’un intérêt inavouable. Les théories de Monsieur Marko ne sont partagées que par les climato-septiques qui, non seulement sont une minorité, mais en plus sont le plus souvent ni physicien, ni climatologue. Du style de Claude Allègre ou… Luc trullemans.. Mais mes sentiments sont très certainement en jeu lorsque j’endosse le discours du militant à l’endroit de la thèse du réchauffement anthropique et de l’étrange emprise qu’elle exerce sur les gouvernements et l’opinion publique.

Déjà, je crois à la science : je veux dire que je crois à la possibilité de connaître objectivement la réalité par l’entremise de la science. Je pense qu’il y a le vrai et le faux, que la science nous permet de trancher entre les deux, et que la vérité doit se savoir[OB29] La vérité de Monsieur Marko va sortir… ; que la connaissance scientifique doit être mise entre les mains de la population. Je crois également à la liberté : je crois que tout homme est habilité à mener sa vie et à gérer ses biens comme il l’entend ; qu’il est seul possesseur de lui-même ; et que le dirigisme étatique est aussi moralement répréhensible qu’il est nocif dans ses conséquences sociales, économiques, et environnementales[OB30] On a compris que Monsieur Marko est un libéral pur jus, c’est son droit, mais qu’est-ce que ça vient faire ici ?.

Je constate deux choses qui me désolent : de un, la population est de plus en plus désinformée scientifiquement[OB31] Si c’est lui qui le dit… ; et de deux, les médias et les gouvernements en profitent pour propager une théorie qui est douteuse, celle du réchauffement anthropique, et pour promouvoir des mesures coercitives en son nom[OB32] Les méchants médias ! Les méchants gouvernements !. Rares sont les personnes qui prennent le temps de s’informer sérieusement sur l’empreinte réelle du CO2 ; et rares sont les personnes, plus généralement, qui s’intéressent encore à la science. Je regrette intensément que nos sociétés occidentales en soient arrivées à cultiver une telle méfiance à l’endroit de la science : une telle réticence à avoir confiance en sa capacité de connaître objectivement le monde et de le transformer positivement[OB33] On voit venir : Monsieur Marko est un adepte du progrès scientifique, capable de répondre à tous les besoins et de régler tous les problèmes, même ceux produits par le « progrès »..

La théorie du réchauffement anthropique se veut scientifique ; mais si les gens acceptent cette théorie, s’ils la tiennent pour vraie, ce n’est clairement pas par intérêt pour la science. Une théorie aussi fragile, au vu des faits sur le CO2 que je vous ai présentés ci-haut[OB34] Je n’ai rien vu ? Monsieur Marko a-t-il présenté quelque chose au niveau du CO2 ?, n’aurait jamais pu être acceptée par des gens qui se soucient réellement de la science ; et qui jouissent d’une culture solide en ce domaine. À mes yeux, il y a deux raisons principales[OB35] Attention… – ou si vous préférez, deux grands types de sentiments[OB36] Re Attention… – qui font que les gens se laissent si aisément séduire par la théorie du réchauffement anthropique. En premier lieu, la religion catholique est en déclin dans le monde occidental ; et ce que j’appelle l’écologisme vient la remplacer[OB37] Non seulement Monsieur Marko est un chimiste mais aussi un sociologue, un philosophe, un spécialiste des religions et un anthropologue. .

En second lieu, les occidentaux ont un goût prononcé pour l’auto-flagellation ; et la théorie du réchauffement anthropique vient justifier ce penchant possiblement ancré dans notre héritage judéo-chrétien[OB38] Les méchants Chrétiens ! Deux mille ans plus tard, ils servent toujours de boucs émissaires. Passons ces conn…. D’un côté, nous avons donc des sentiments religieux : la foi en un nouveau système de pensée, qui est l’écologisme ; la vénération d’une nouvelle divinité, qui est la Nature bienveillante et protectrice. De l’autre, nous avons un sentiment de culpabilité, qui s’exprime dans notre conviction que, si le climat se réchauffe, c’est de notre faute ; et que, si nous ne limitons pas immédiatement nos émissions de CO2, nous aurons souillé et défiguré notre planète.

Grégoire Canlorbe : On se figure couramment les faits suivants comme autant de preuves du réchauffement de la planète, que celui-ci ait ou non quelque chose à voir avec la toxicité du CO2. En premier lieu, le niveau des mers et des océans monterait année après année, engloutissant des îles entières, tandis que le niveau des glaciers et des calottes polaires diminuerait ; en second lieu, les températures enregistreraient une augmentation graduelle, tandis que la fréquence des intempéries et la superficie des sécheresses atteindraient, elles aussi, des niveaux de plus en plus élevés ; en troisième et dernier lieu, la résurgence de certaines maladies telles que celle de l’anthrax, en Russie, ferait suite au retour de bactéries libérées par le dégel.

Lesquels de ces faits communément admis jugez-vous avérés ?

István Markó : Sur les 12 000 dernières années, c’est à une oscillation entre des périodes de chaud et de froid, donc des périodes de hausse et des périodes de baisse du niveau des eaux, que l’on assiste. Incontestablement, le niveau des mers et océans monte depuis la fin du Petit Âge glaciaire, lequel s’étend approximativement du début du XIVème à la fin du XIXème siècle. Au terme de cette période, la température globale s’est effectivement mise à augmenter : cela dit, la hausse enregistrée est de 0,8 degré centigrade et n’a donc rien d’extraordinaire. Si la température monte, l’eau des océans se dilate forcément et certains glaciers reculent ; mais c’est quelque chose que les glaciers ont toujours fait, et non une spécificité de notre époque[OB39] Qu’est-ce qui change ? C’est la rapidité du phénomène et son ampleur, ce qui se produit n’étant que le début d’un processus entamé. Je me répète mais les gaz à effet de serre ont atteint un niveau de concentration record dans l’atmosphère, semblable à celui d’il y a 3 à 5 millions d’années. A l’ « époque », la température était de… 2 à 3 C° supérieure à celle d’aujourd’hui et la mer de 10 à 20 mètres !.

C’est ainsi que, du temps de Rome, les glaciers étaient beaucoup plus petits que ceux que nous connaissons actuellement ; et j’invite le lecteur à consulter les documents datant de l’époque de Hannibal, lequel a pu passer avec ses éléphants pour la raison qu’il n’a pas rencontré de glace sur son chemin, hormis lors d’une tempête de neige juste avant d’arriver dans la plaine d’Italie. Aujourd’hui, vous ne pourriez plus faire le trajet de Hannibal ; et c’est bien parce qu’il faisait plus chaud du temps des Romains que Hannibal a été capable d’un tel exploit.

Le niveau des eaux, actuellement, monte ; mais c’est un phénomène que nous surestimons : la hausse enregistrée est de 1,5 millimètre par an, soit 1,5 cm tous les dix ans, et n’a donc rien de dramatique. Certes, il arrive que des îles entières soient englouties ; mais dans 99[OB40] % Ah bon ? Partout autour du globe, les rives subissent un effet d’érosion jamais vu. Même sur nos côtes ! Evidemment, les aménagements humains n’y sont pas non plus pour rien mais même où ce n’est pas le cas. des cas, cela est dû à un classique phénomène d’érosion, et non à la montée des eaux. Quant à Venise[OB41] Nouveau scoup !, le fait qu’elle s’enlise n’est aucunement dû à quelque augmentation du niveau de la lagune ; et ne fait que manifester la triste réalité que « la cité des Doges » s’enfonce sous son propre poids. Encore une fois, le niveau global des mers et océans monte ; mais la menace censément représentée par ce phénomène est loin d’être tangible. Je constate que les îles de Tuvalu, dont on nous annonçait naguère l’engloutissement imminent, non seulement n’ont pas été submergées, mais ont vu leur niveau augmenter par rapport à celui des eaux autour d’elles.

Encore un autre phénomène que nous exagérons est la fonte des calottes polaires. Cela fait plus de dix ans que la quantité de glace en Arctique n’a pas diminué : l’on peut bien constater, d’une année à l’autre, des fluctuations du niveau de la glace, mais en moyenne, ce niveau reste constant[OB42] Ah bon ? Réchauffement climatique = augmentation du taux d’humidité dans l’air = plus de précipitations globales et donc – en certains endroits – plus de neige. Comme sur l’Antarctique. Ce qui… freine la montée du niveau de la mer (« causée par l’homme »).. Au sortir du Petit Âge glaciaire, puisque la température a monté, l’Arctique s’est mis à fondre ; mais le niveau de la glace en Arctique s’est finalement stabilisé. Du reste, cela fait plus de trente ans que la glace s’accumule en Antarctique ; et c’est également ce que l’on observe au Groenland, dont la quantité de glace a augmenté de 112 millions de kilomètres cube l’année passée[OB43] Ah bon ? La calotte glaciaire du Groenland se réduit en moyenne de 200 kilomètres cubes par an.. À[OB44] L’augmentation de la température de l’air a une répartition inégale et touche plus sévèrement la région arctique avec une hausse déjà observée de 2,5°C depuis 1980 (contre 0,7°C de moyenne sur le reste de la planète) : Les régions proches de l'Océan Arctique se réchauffent davantage que la moyenne mondiale. Cela est principalement dû à la plus grande absorption d'énergie solaire par la surface de l'océan, qui est de moins en moins recouvert de glace et de neige. l’échelle du globe, les glaciers comptant pour des cacahouètes, et la majorité des glaces se trouvant en Antarctique et sur le Groenland, force est de constater que la quantité de glace n’a quasiment pas changé depuis des centaines d’années[OB45] Ah bon ? C’est Monsieur Marko qui a mesuré tout cela, contre l’avis des milliers de climatologues et de glaciologues ?.

Bien d’autres mythes et légendes climatiques[OB46] Monsieur Marko conteste même les statisticiens ? existent. Des intempéries aux tornades, les événements extrêmes sont véritablement en diminution partout dans le monde[OB47] Et avec les assureurs ! ; et lorsqu’ils se produisent, leur ampleur est bien moindre également. Comme l’explique Richard Lindzen, physicien au MIT, la diminution du différentiel de température entre l’hémisphère nord et la partie équatoriale de notre planète rend l’énergie cyclonique beaucoup plus petite : la gravité et la fréquence des événements extrêmes diminuent donc. Mais encore une fois, la hausse des températures accuse une ampleur bien moindre par rapport à celle que l’on se figure couramment[OB48] Ah bon ? Vive la hausse de température dans l’hémisphère nord alors, pour diminuer plus encore ce différentiel. Bientôt, il n’y aura même plus besoin du Gulf Stream, et l’Europe finira par avoir froid puisque Nice est à la même latitude que Montréal, meilleure preuve que les tenants du réchauffement sont dans l’erreur, pire des menteurs..

Si vous jetez un œil sur les données satellites et les données des ballons sondes, vous constatez ainsi que l’augmentation des températures dans le monde est relativement modeste ; qu’elle est beaucoup plus faible que celle que l’on nous annonce et qui repose sur des calculs qui, faute de pouvoir prendre en compte les températures passées, sauf en ajustant des données x, y, z que l’on ne connaît pas toujours[OB49] Quelle démonstration convaincante ! C’est juste une affirmation du style : il dise des bêtises, tout ça est faux, on veut juste vous faire peur., sont autant de projections hasardeuses[OB50] Que demandent les climatosceptiques, au fond ? Que l’on attende de voir ce qui va se passer ?. Du reste, les sauts de température mesurés par les satellites et ballons sondes procèdent d’un phénomène classique que l’on appelle le phénomène El Niño[OB51] Sauf que El Nino, comme La Nina, sont eux aussi d’une ampleur supérieure pour le premier, et inférieure pour le second, à ce que l’on a enregistré depuis que les mesures sont faites.  ; et qui consiste en un retour des eaux très chaudes à la surface de l’océan Pacifique équatorial, la chaleur ainsi dégagée dans l’atmosphère tirant la température mondiale vers le haut et le CO2 ne jouant strictement aucun rôle dans ce processus[OB52] Qui a dit que tous les phénomènes climatiques étaient influencés par la concentration en CO2 ?.

Autre chose encore : les déserts actuels, bien loin d’augmenter, diminuent[OB53] Ah bon ? Même certains oiseaux migrateurs changent leurs routes pour éviter les zones arides de l’Afrique du Nord qui s’étendent ! ; et ils diminuent en raison de la plus grande quantité de CO2 disponible dans l’air. Il se trouve que les personnes cultivant des plantes sous serre injectent volontairement trois fois plus de CO2 dans la serre qu’il n’y en a dans l’atmosphère. Les effets que l’on constate sont que les plantes poussent plus vite et qu’elles sont plus grandes[OB54] Monsieur Marko se fait même agronome à l’occasion. Sait-il que l’on injecte de l’éthylène dans l’air pour faire mûrir les bananes récoltées ? ; qu’elles sont plus résistantes aux maladies et plus résistantes aux insectes ravageurs ; et surtout, que leur photosynthèse est beaucoup plus efficace et qu’elles utilisent donc beaucoup moins d’eau. De même, l’augmentation de la quantité de CO2 dans l’atmosphère fait que les plantes ont moins besoin d’eau ; et qu’elles peuvent donc se permettre de coloniser des régions arides[OB55] Cela ne mérite aucun commentaire, juste de la compassion..

En ce qui concerne les maladies et autres phénomènes étranges que l’on s’empresse d’attribuer au réchauffement climatique, il existe un site web – « globalwarminghoax.com », me semble-t-il – qui collectionne les diverses rumeurs et élucubrations entendues à ce sujet[OB56] Si un site qui collectionne les rumeurs le dit, c’est sûr que c’est vrai !. Le fait que la fertilité masculine diminue ; le fait que les ailes des oiseaux rétrécissent ; le fait qu’un requin se manifeste en mer du Nord ; tout et n’importe quoi est susceptible d’être mis en relation avec le changement climatique si l’on y met suffisamment de malhonnêteté intellectuelle. C’est là que vous journalistes honnêtes avez un rôle à jouer : celui d’enquêter sur la vraie raison des phénomènes et de démystifier le prêt-à-penser que des puissances d’argent et des forces politiques demandent aux médias de relayer servilement.

En réalité, les maladies qui dépendent du climat en tant que tel sont relativement rares ; et même la malaria ne dépend pas directement du climat, mais de la manière dont nous permettons au parasite de se reproduire et au moustique de prospérer dans l’endroit où nous nous situons. Si vous vous trouvez dans une zone marécageuse, vos chances d’attraper la malaria seront élevées ; si vous avez asséché le système et que vous n’avez plus ces zones humides, vos chances d’attraper la malaria seront très faibles. En définitive, mettre la résurgence de quelque maladie automatiquement sur le dos du réchauffement climatique revient à déresponsabiliser les gens : à nier que ce soit leur rejet des vaccins, par exemple, ou leur manque d’hygiène qui puisse être en cause[OB57] Les perturbations du climat, appelons cela comme ça, favorisent l’apparition d’espèces végétales et animales plus méridionales. Il n’y a aucune raison que cela se limite au nacré de la ronce et au torcol. Au contraire, les microorganismes se propagent beaucoup plus facilement, dont de nombreux responsables de maladies d’autant plus dangereuses que les végétaux par exemple sont affaiblis par le stress hydrique, résultat d’un modification du régime des pluies. C’est le cas avec une série de nos essences de bois… indigènes..

Grégoire Canlorbe : Dans son discours du Liechtenstein, de 1993, Alexandre Soljenitsyne[OB58] Forcément, un écrivain russe qui a travaillé sur la révolution bolchévique ne peut qu’être pendu dans un article de l’Institut Coppet. C’est risible. s’alarmait des méfaits associés au fleurissement industriel et à la consommation de masse. « Premier point négligé, redécouvert tout récemment », affirmait-il, songeant aux régimes communistes mais aussi aux économies capitalistes, « c’est qu’un Progrès illimité s’accorde mal aux ressources limitées de la planète ; que la nature doit être préservée plutôt qu’exploitée à outrance ; que nous saccageons brillamment un environnement qui est aussi notre destin commun. »

L’abondance, à bon marché, des biens de consommation, les progrès de l’industrie, la poursuite de l’aisance matérielle, tout cela a également desséché l’âme des occidentaux. « La victoire de la civilisation scientifique et technique nous a insufflé une sorte d’insécurité spirituelle. Ses dons nous enrichissent, mais nous tiennent aussi en esclavage. Tout n’est plus qu’intérêts, on nous astreint à veiller aux nôtres, tout est lutte pour les biens matériels ; mais une voix intérieure nous dit que nous y avons laissé quelque chose de pur, de supérieur et de fragile. »

Que répondez-vous à cet archipel de vues acerbes ?

István Markó : L’analyse de Soljenitsyne, qui fustige ce qu’il appelle « la civilisation scientifique et technique », me semble mâtinée d’une curieuse défiance à l’endroit de la science et du progrès technologique : cette même défiance, en fait, qui s’est répandue dans nos sociétés occidentales comme une traînée de poudre. J’imagine que le biais pessimiste de Soljenitsyne est issu de sa vie sombre et douloureuse sous le régime soviétique[OB59] Sociologue à nouveau, Monsieur Marko. En quoi les propos de Soljenitsyne concernent-ils le réchauffement climatique ? Les deux complices, Canlorbe et Marko, semblent s’être bien entendus pour faire un tour au socialisme…. Je ne sais pas s’il faut également reconnaître dans son discours des traits de pensée typiquement slavo-orthodoxes : quoi qu’il en soit, son angoisse face au développement scientifique, industriel, et matériel n’est pas sans rappeler certains passages de Dostoïevski.

Pour commencer, ceux qui colportent l’idée que le caractère fini des ressources rend impossible une croissance infinie, font l’impasse sur la capacité de l’être humain à innover dans sa technologie, à enrichir sa connaissance de la nature, et à actualiser ses stratégies d’extraction[OB60] Ca, il faut le relire 2 fois ! Et aussi la démonstration qui suit. En gros : le progrès apporte toutes les solutions à tous les problèmes et ceux qui n’y croient pas sont des mécréants.. Prenons le cas de cette ressource finie qu’est le pétrole : on constate, de un, que de nouvelles nappes sont découvertes régulièrement ; de deux, que les anciennes nappes pétrolières sont exploitées par des méthodes plus évoluées qui améliorent le rendement ; et de trois, que le pic pétrolier, dont les malthusiens n’ont de cesse de nous dire qu’il est sur le point d’être atteint, est constamment repoussé. Par ailleurs, on met au point, en tâtonnant, des méthodes de recyclage qui laissent entrevoir la possibilité, dans un futur plus ou moins surréaliste, d’asseoir la croissance sur des ressources perpétuellement et intégralement recyclées[OB61] La loi de l’entropie, ça vous dit quelque chose Monsieur Marko ? Et d’où viennent-elles ces ressources ? De la nature ! Et combien d’années a-t-il fallu pour créer les réserves de pétrole et de charbon ? Il y a de ça 20 à 350 millions d’années. Ca fait combien de générations humaines ça ?.

Je ne nie pas que nous devions préserver notre environnement ; et éviter de l’ « exploiter à outrance[OB62] » Quelle générosité !. Mais ce que nous devons aussi comprendre, c’est que la nature ne donne rien spontanément : les ressources ne s’offrent pas d’elles-mêmes ; elles sont toujours à aller chercher, extraire, au moyen de quelque technologie. Au demeurant, la nature n’est pas hospitalière par elle-même : pour survivre et prospérer, nous avons dû nous adapter à notre environnement ; et adapter notre environnement lui-même. Le bilan écologique des régimes communistes, lesquels échouent, ou ont échoué, en tout, est effectivement désastreux[OB63] A bas les rouges, le marteau et la faucille. L’idéologie du libéralisme devrait suivre dans le texte, je suppose. ; et la méfiance de Soljenitsyne à l’endroit de « la civilisation scientifique et technique » vient sans doute de là.

S’en prendre à la consommation de masse et au progrès industriel en tant que tels me laisse, cependant, perplexe : ne serait-ce que parce que c’est le gaspillage, et non la consommation elle-même, qui est le vrai problème. Autant la lutte contre le gaspillage me semble donc fondée et nécessaire, autant la lutte contre « la société de consommation », qui a pu inspirer un certain terrorisme[OB64] Ce qui est excessif…, me semble hors de propos. Je rappelle que ce sont notamment la consommation de masse et, en amont, l’exploitation industrielle des ressources fossiles, qui ont libéré l’homme occidental de la pauvreté et de toute une série de tâches qui l’avilissaient[OB65] Vous n’avez pas peur qu’elle nous y replonge ? Et aujourd’hui, la consommation de masse est-elle au service de l’homme ou l’homme au service de la consommation de masse ?. Du reste, la victoire de la médecine, que l’on vante si souvent, n’aurait jamais pu voir le jour, elle non plus, sans la chimie des ressources fossiles ; et ce sont bien les progrès chimiques et industriels en matière de pesticides, d’insecticides, et de fertilisants, qui nous ont permis de maîtriser notre environnement[OB66] [OB67] Qui a contesté les bienfaits de la médecine, des pesticides et des fertilisants ? Sauf les usages excessifs des produits phytosanitaires. Savez-vous que l’on fabrique du DDT… en Belgique ? Savez-vous comment s’appelle le round up en Côte d’Ivoire, produit utilisé dans presque toutes les plantations de cacao, notamment par des enfants, sans jamais être protégés ? Savez-vous que Monsanto, aujourd’hui racheté par Bayer, a fait des études qui démontrent la dangerosité de ses produits mais les gardent secrètement, comme l’a fait avant elle l’industrie du tabac ?.

À[OB68] OK, passons à la question suivante. moins que l’on ne juge dégradant et asservissant le fait même d’améliorer nos conditions de vie, il est peu sérieux de reprocher à la science, à la technique, et à la consommation de nous tenir en esclavage. Il est vrai que la critique de Soljenitsyne semble éviter de nier les bienfaits économiques et sanitaires du « progrès » ; et qu’elle semble se focaliser sur les conséquences psychologiques. Mais même de ce point de vue, on exagère aisément les effets délétères associés au développement scientifique et technologique et, en aval, au confort matériel et à la consommation de masse. Les comportements pathologiques, tels que l’addiction, sont le fait d’une minorité de consommateurs : ils sont donc exceptionnels et accidentels ; et non une sorte de maladie congénitale des « sociétés de consommation ».

Quant à l’idée que le confort de vie nous assècherait moralement, qu’il nous rendrait cupides et sans cœur, elle ne résiste pas à l’examen, elle non plus : il suffit de constater à quel point les gens sont enclins, dans nos sociétés opulentes, à donner à des organisations caritatives de toutes sortes. Du reste, les sociétés asiatiques, qui sont restées fidèles à leurs traditions spirituelles, cultivent aujourd’hui un respect de la science et de la technique bien plus grand que celui qui règne dans l’Occident sécularisé : il est donc faux de prétendre, comme Soljenitsyne semble le faire, que la spiritualité des peuples s’atrophie à mesure que leur mode de vie s’axe davantage sur la science et sur la technique.

Cela dit, il y a bien un méfait psychologique que je pense pouvoir être légitimement imputé au confort matériel, c’est que celui-ci dispose peu à peu les gens, au fil des générations qui tiennent leur confort pour acquis, à perdre de vue le monde inhospitalier et dangereux dans lequel ils vivent. Aveuglés par l’aisance de leur niveau de vie, et les facilités permises par leur avancement scientifique, industriel, et technologique, les occidentaux ont finalement oublié une loi fondamentale : ce monde ne donne rien si on ne lui force pas la main. Encore une fois, la raison pour laquelle nous habitons cette planète dans des conditions aussi favorables à notre santé et à notre bien-être hygiénique, ainsi qu’à notre épanouissement économique et démographique, c’est que nous avons rendu hospitalier notre environnement.

Gaïa ne nous prend pas sous sa coupe ; et elle n’est pas non plus cette déesse délicate et innocente, offensée par le sang et le labeur, violée par les usines, les mines, et les groupements urbains, que les écologistes célèbrent. J’évoquais plus haut la colonisation des déserts par les plantes à la faveur de la plus grande quantité de CO2 dont elles disposent. C’est bien la nature elle-même, et non l’être humain, qui a inventé la colonisation, mais aussi l’industrie, le commerce, la guerre, ou encore les infanticides ; et nous avons seulement hérité de ces comportements. Si le lecteur ne me prend pas au sérieux sur les infanticides, qu’il songe aux ours polaires qui n’hésitent pas à tuer leurs propres rejetons et à emporter leurs têtes pour le repas du soir.

Grégoire Canlorbe : Vous semblez avoir une tendresse toute particulière pour la Chine, où vous avez beaucoup voyagé. Le nucléaire de quatrième génération chinois retient, en particulier, votre attention. Fort de votre expérience de terrain et de vos recherches, la politique environnementale de la Chine contemporaine et son mode semi-planifié d’économie capitaliste offrent-ils, à vos yeux, des résultats supérieurs à ceux obtenus en Russie et dans le monde occidental ?

István Markó : En tant que professeur invité dans deux universités chinoises, j’ai effectivement effectué de nombreux voyages en Chine ; et je dois avouer, comme vous l’écrivez, que j’ai une tendresse toute particulière pour ce pays. L’ouverture de la Russie à l’économie capitaliste a été beaucoup trop brutale et hâtive : elle a débouché sur ce que je serais tenté d’appeler un capitalisme de type mafieux. Les Chinois ont bien compris cela ; et, plutôt que de « libéraliser » à tout va, avec les conséquences fâcheuses que l’on sait, ont préféré opter pour une transition, en douceur, du totalitarisme communiste vers un capitalisme de type semi-planifié[OB69] Pour ceux qui ne le saurait pas, la Chine n’est pas une démocratie….

Les principaux membres du gouvernement chinois ont tous une formation de scientifiques ou d’ingénieurs : ce sont donc des dirigeants qui savent raisonner de manière logique, qui savent analyser et décortiquer un problème de manière scientifique ; et, n’ayant pas à se soucier d’organiser une campagne électorale tous les deux ou cinq ans, ils sont en mesure de prendre des décisions sur le long terme[OB70] … et il est (très) dangereux de s’écarter de la ligne idéologique du parti…. Ce type de production des élites est une force indubitable du capitalisme chinois ; et le développement du nucléaire de quatrième génération[OB71] Houlà, quatrième génération ! C’est forcément mieux que les 3 premières. Moins de danger d’accident ? Moins de déchets radioactifs ?, sur lequel vous faites bien d’insister, est l’un des grands succès à mettre à leur crédit.

Ayant dit cela, je me sens obligé de préciser que je ne suis pas candide sur le sort des libertés politiques et sociales là bas. Je constate, cependant, que la liberté d’expression avance à une vitesse fulgurante ; et j’ai été témoin, en particulier, de manifestations sur la place Tian’anmen[OB72] C’est sûr, Monsieur Marko n’y était pas en 1989… qui étaient dans le plus pur style européen[OB73] Y avait-il des Chinois brandissant un panneau « pour des élections pluralistes et libres » ?, et qui n’ont valu à aucun des participants d’être fusillé ou décapité. En 1993, un doctorant qui voulait venir en Belgique ne pouvait le faire que si sa famille restait, en otage, sur le sol chinois : aujourd’hui, il n’y a plus aucun problème pour que sa famille l’accompagne[OB74] Quel progrès ! Il y a des Chinois partout dans le monde, et surtout dans les états les plus faibles, vu leurs visées sur les ressources et leur volonté de puissance..

Sur la toile chinoise, la parole est décomplexée ; et près de chaque jeune possédant un, voire deux téléphones portables[OB75] Quel bonheur ! Arrêtons cette mascarade et passons au chapitre suivant., les choses se disent et se transmettent à un rythme phénoménal. Il existe certes des restrictions, mais pas plus en Chine qu’ailleurs ; et certes, Google et Facebook ont été bloqués, mais la faute en incombe aux propriétaires. Je ne prétends pas que la Chine est le paradis de la liberté : tout ce que j’entends faire remarquer, c’est que la Chine évolue vers la liberté et qu’elle respecte la science ; tandis qu’en occident, nous évoluons vers le communisme, l’atrophie de la liberté d’expression, et le mépris de la science. Donald Trump semble savoir cela ; et il semble être l’alpha naturel dont l’Amérique a besoin pour enrayer son processus de décadence, et pour maintenir son leadership face au concurrent chinois.

Deux choses méritent d’être dites sur le bilan écologique de la Chine. Contrairement à ce que suggère un certain préjugé misérabiliste, les Chinois sont de plus en plus riches : on constate l’émergence d’une véritable classe moyenne ; et à mesure qu’ils s’enrichissent, leurs préoccupations environnementales augmentent. Mais les Chinois, aussi bien les élites que les « citoyens ordinaires », se moquent du réchauffement climatique : leur souci porte sur la qualité de l’air, la préservation des forêts, la sauvegarde des espèces menacées[OB76] En Chine, des régions entières sont dévastées. Les ressources sont exploitées à outrance, ce dont les populations locales sont les premières victimes. Des infrastructures routières notamment se développent à une vitesse phénoménale, sans préoccupation pour les questions environnementales et… climatiques. Vu ses visées expansionnistes, la Chine revendique des territoires maritimes qui ne lui reviennent normalement pas, créant de vives et dangereuses tensions dans la région. Cela se traduit aussi par des destructions de territoires. ; et non sur un hypothétique réchauffement du climat qu’il conviendrait de contrecarrer. Par ailleurs, les Chinois ont compris que l’avenir de l’énergie électrique réside dans le nucléaire ou les énergies fossiles : et certainement pas dans les énergies intermittentes[OB77] La Chine est le pays qui compte le plus d’éoliennes et de surfaces de panneaux solaires….

L’industrie éolienne, devant laquelle se pâment les écologistes, produit des résultats hautement hasardeux, car dépendants de l’intensité du vent ; et même dans de bonnes conditions atmosphériques, elle délivre trop peu d’électricité pour être une industrie rentable par elle-même. Warren Buffet, qui possède l’un des plus grands parcs éoliens de l’Iowa, l’a dit sans aucune gêne : « Sur l’énergie éolienne, nous obtenons un crédit d’impôt si nous construisons beaucoup de parcs éoliens. C’est la seule raison de les construire. Ils n’ont aucun sens sans le crédit d’impôt. » Du reste, le bilan écologique est tout aussi mauvais : les éoliennes terrestres tuent des centaines de milliers, voire des millions d’oiseaux et de chauve-souris par an ; quant aux éoliennes en mer, elles tuent nombre de mammifères marins, là aussi dans l’indifférence la plus totale des écologistes.

Nous sommes tenaillés, en Europe, par une peur bleue du nucléaire. Les Chinois, mais aussi les Russes et les Indiens, savent que cette peur est irrationnelle[OB78] Si les Chinois, les Russes et les Indiens le disent… ; et que les énergies intermittentes, de toute manière, ne sont pas une alternative viable. Ils développent leur industrie nucléaire à vive allure et expérimentent déjà la génération suivante au thorium. Quant aux Allemands et aux Français, et bientôt les Belges, hélas, ils régressent : horrifiés par l’accident de Fukushima, encouragés par des élites idiotes, ils détruisent leurs fleurons énergétiques ; et deviennent ainsi la risée des pays émergents. Je rappelle que le séisme et le tsunami de 2011 ont certes fait de très nombreuses victimes : environ 20 000 morts ; mais que personne n’est mort des suites de l’accident industriel nucléaire en tant que tel[OB79] Ouf, ça me rassure. Surtout quand les trois réacteurs nucléaires ont explosés, en direct à la télé. Passons à la question suivante….

Aux États-Unis, il se produit actuellement une recrudescence dans le financement de ce que l’on appelle les petites unités modulables. Mais la Chine possède assurément le leadership dans l’industrie nucléaire : en première position devant les Russes et les Indiens, les Chinois construisent régulièrement des centrales nucléaires ; et passés maîtres dans ce domaine, ils le font de plus en plus vite. Ils sont en train, aujourd’hui, de mettre au point deux pilotes nucléaires au thorium : ils savent que sa combustion aboutit à des produits hautement radioactifs, et avec une longue durée de vie ; mais ils sont arrivés à résoudre ce problème et à trouver un moyen d’obtenir des produits ultimes qui soient très peu radioactifs.

Du reste, les Chinois sont en passe de devenir leaders dans la conquête spatiale : ils ont construit leurs propres plateformes, qu’ils ont réussi à envoyer dans l’espace ; ils ont également leurs propres lanceurs, qui sont extrêmement fiables, et qui sont bien moins chers, par exemple, que les lanceurs Ariane. Si les Chinois sont aussi performants et innovants, c’est parce qu’à l’instar des Indiens et des Russes, ils ont foi en la science : ils ont foi en la capacité de la science à embellir leur futur et à bâtir un monde meilleur. En Europe, il fut un temps où nous aussi, nous avions foi en la science ; et foi en une évolution de nos sociétés qui repose sur la science. Aujourd’hui, nous n’avons pas seulement tourné le dos à la science : nous sommes étouffés et infantilisés par des bureaucrates qui sucent les forces vives du vieux continent.

Grégoire Canlorbe : Selon une affirmation récurrente de votre part, le panda (naguère en voie de disparition) constitue une « erreur de la nature » : une créature trop inadaptée à son environnement et trop alambiquée en termes de stratégie de survie ou de reproduction. Pourriez-vous nous en dire plus ? En définitive, où s’arrête la responsabilité des êtres humains et où commence celle de Mère Nature en personne dans l’extinction de ses enfants ?

István Markó : Il m’est arrivé, effectivement, de lâcher l’expression « erreur de la nature » pour qualifier le panda. Appartenant à la famille des ursidés, il est normalement un herbivore ; et il se nourrit presque exclusivement de bambous : un certain type de bambou, en fait, dont la capacité énergétique varie en fonction du moment de l’année. Par ailleurs, c’est un animal solitaire, qui évite de chercher la compagnie de ses congénères ; et qui quitte donc rarement son territoire. Ces deux faits concourent à rendre la reproduction du panda hautement hasardeuse, d’autant que le temps de fertilité d’une femelle panda est seulement de trois jours environ[OB80] Le panda s’est débrouillé sans l’homme et ses zoos pendant des centaines de milliers d’années pourtant. Monsieur Marko est-il aussi biologiste, spécialiste des ursidés ? Passons à la question suivante...

De un, lorsqu’elle est fertile, la femelle doit se mettre en route pour rencontrer un mâle disposé à la saillir ; et elle doit faire vite. De deux, lorsqu’elle tombe sur un mâle, celui-ci décline la proposition dans neuf cas sur dix ; et ce, parce qu’à cette période de l’année, le bambou a une très mauvaise qualité énergétique. Le mâle panda préfère donc se reposer, d’autant que son taux de testostérone, à cette période de l’année, est également très bas. En outre, les pandas s’occupent très peu de leurs enfants. Pour toutes ces raisons, je pense que le panda est une espèce naturellement en voie d’extinction : une espèce condamnée par la nature et sauvée par l’être humain.

Parmi les espèces qui disparaissent chaque année, certaines le font pour des raisons naturelles, d’autres doivent leur extinction à l’activité de l’être humain ; mais ce second cas de figure est, en réalité, minoritaire. À l’image du dodo, les espèces qui disparaissent, ou ont disparu, par la faute de l’être humain sont généralement insulaires : leur biotope étant réduit, elles ont peu de possibilités de se défendre. Il est tout à fait vrai qu’il y a environ 800 espèces, sur les 600 dernières années, qui ont disparu ; mais les chiffres que l’on nous martèle ad nauseam, les dizaines de milliers d’espèces censées disparaître chaque année, sont sortis du chapeau.

Un jour, j’ai écrit un e-mail à WWF pour leur demander d’énumérer, de préférence en latin, le nom des espèces disparues lors de l’année en cours ; ainsi que d’indiquer l’emplacement des cadavres concernés. Je suis sans réponse de leur part, encore à ce jour ; et pour une raison très simple : les ONG veulent nous effrayer et nous culpabiliser avec des allégations sans fondements. En outre, il arrive régulièrement que des espèces que l’on croyait disparues refassent surface : le coelacanthe, par exemple, mais aussi le loup de Guinée.

Grégoire Canlorbe : L’utopie du califat[OB81] Où comment faire volontairement peur aux gens, en faisant appel à leur côté irrationnel et à leurs émotions décriées ci-dessus ! Je passe cette question grotesque. mondial, ravivée à l’ère de l’information et de la mise en réseau instantanée et globalisée, est d’autant moins anachronique qu’elle fait écho au rêve gaïaniste et « réchauffiste » de confier à un gouvernement mondial les rênes du développement durable. Voyez-vous une convergence des luttes se dessiner entre écologisme totalitaire et Islam ?

István Markó : De nombreuses personnes, généralement issues de l’ancien bloc de l’est, se laissent séduire par l’idée de confier la résolution de nos problèmes environnementaux à une gouvernance mondiale. À bien des égards, l’écologisme est lui aussi le communisme du XXIème siècle : au même titre que l’Islam, il occupe la place laissée vacante par le déclin du marxisme-léninisme. Je ne sais pas si une convergence des luttes entre islamistes et écologistes va effectivement se dessiner ; en revanche, je constate que nous avons d’ores et déjà l’équivalent, à plus petite échelle, du califat écologique mondial. Je songe à l’Union Européenne, laquelle nous donne un avant-goût de la gouvernance bureaucratique, mondiale, et totalitaire que l’ONU s’efforce manifestement d’instaurer.

Puisque nous parlons de la mondialisation, envisagée dans son aspect politique : la perspective d’un gouvernement mondial ; mais aussi dans son aspect économique et disons informationnel – la mise en réseau, parfois instantanée, des hommes, des marchandises, et des idées – je voudrais faire remarquer un possible effet pervers. À mesure que les cultures et les mentalités se mélangent, la religion écologiste (ou gaïaniste) des occidentaux, ainsi que leur penchant pour le repentir, semblent finalement gagner certains des peuples asiatiques. Le Japon, qui est sorti émasculé, au plan spirituel, de la Seconde Guerre mondiale, est d’autant plus propice à se laisser envahir par cette sanctification occidentale du déni de soi.

Grégoire Canlorbe : À l’occasion de l’Austrian World Summit, en juin 2017, Arnold Schwarzenegger décrivait en ces termes le sort qu’il réserverait à un climato-sceptique dans un scénario. « Dans un film, ça aurait été plus simple. On aurait dit : « Qui pense que les gaz à effet de serre ne sont pas des polluants ? » Et celui qui aurait répondu « Oui, moi », je lui aurais encastré la bouche sur un tuyau d’échappement [et] j’aurais démarré le moteur[OB82] Ce n’est plus ridicule, c’est lamentable et pathétique. J’ai de la peine pour Monsieur Canlorbe. Passons à la question suivante... »

Quant à vous, quel traitement apprécieriez-vous de voir un fidèle du réchauffement anthropique subir à l’écran ?

István Markó : Ayant moi-même pratiqué le bodybuilding dans ma jeunesse, je suis un grand admirateur d’Arnold Schwarzenegger : l’homme et sa cinématographie. Mais je suspecte ses connaissances chimiques, du moins ce qu’il en laisse entrevoir, d’être un peu légères, ne serait-ce que par rapport à celles d’un Dolph Lundgren diplômé en génie chimique ; et pour ce qui est d’obtenir un avis éclairé en politique ou en philosophie, je ferais davantage confiance à Jean-Claude Van Damme.

Arnold s’exprime ici comme s’il ignorait tout bonnement que tous les gaz à effet de serre ne sont pas des poisons ; et qu’encastrer la bouche de quelqu’un sur un tuyau d’échappement et démarrer le moteur n’aura jamais pour seul effet que de faire exploser les poumons de la personne, ce qui n’a pas grand chose à voir avec l’effet de serre. Pour ma part, la pire des situations que je souhaiterais à un fidèle du réchauffement anthropique d’avoir à endurer, à l’écran ou dans la réalité, c’est d’être confronté à des informations honnêtes, des données et chiffres non manipulés, qui l’obligent à reconnaître la vacuité de son dogme.

À savoir que, parmi les gaz qui sortent d’un moteur mis en marche, on en trouve effectivement certains qui sont des polluants – par exemple, le monoxyde de carbone, l’oxyde d’azote, ou l’ozone – mais que le dioxyde de carbone n’en fait pas partie ; et que parmi ces gaz polluants, tous n’ont pas un effet de serre. Ou encore que dans de très nombreux endroits, notamment en Europe, le niveau de la terre monte par rapport à celui des eaux : phénomène classique que l’on appelle un rebond ; et qui est dû au fait qu’au sortir de la dernière glaciation, les énormes quantités de glace qui recouvraient le continent européen et nord-américain ont fondu, permettant à la terre qui était poussée vers le bas de remonter petit à petit.

On nous annonce que le niveau des eaux va augmenter partout dans le monde et augmenter au point de submerger une large partie de nos continents ; mais comme l’a bien montré Hans von Storch, l’un des plus grands climatologues modélisateurs, les modèles à l’appui de ces prévisions sont, pour 98% d’entre eux, totalement faux. On nous annonce que l’air que nous respirons dans les grandes villes n’a jamais été aussi pollué ; mais il suffit de se documenter sur l’air que les gens respiraient à Londres dans les années 1960 pour réaliser à quel point la pollution urbaine a diminué. À Pékin, souvent pointé du doigt, il se produit de temps à autre un brouillard réminiscent du smog londonien ; mais même la pollution de ces jours-là est loin de rivaliser avec celle qui régnait naguère à Londres.

On nous met en garde contre le glyphosate, on nous somme de le bannir ; mais je suis prêt à boire dix grammes de glyphosate devant vous. La vérité est que le glyphosate est un produit deux fois moins toxique que le sel ; et qu’en pratique, il n’est pas plus polluant pour notre environnement qu’il n’est cancérigène pour notre organisme. Derrière la campagne anti-glyphosate, vous retrouvez toutes sortes d’ONG que je qualifie d’éco-terroristes ; et qui se montrent prêtes à tout, y compris à bannir la vérité scientifique elle-même, pour avoir la peau de Monsanto. Je ne suis ni un partisan ni un ennemi de cette firme ; mais je déplore l’animosité injustifiée qui entoure un produit véritablement génial, alimentée par une propagande honteuse de la part des Avaaz et autres Greenpeace.

Grégoire Canlorbe : Merci pour votre temps. Voudriez-vous ajouter une chose ou deux[OB83] « Entendues entre-nous… » ?

István Markó : Je voudrais vous remercier pour la pertinence de vos questions. J’étais dernièrement à Santa Barbara, en Californie, où j’ai eu l’occasion de manger avec des assiettes et couverts faits en maïs, et donc biodégradables ; c’est une initiative que je salue, et qui n’a rien à voir avec la lutte vaine, dispendieuse, et mortifère contre les émissions de CO2[OB84] Vive les couverts en maïs. A bas les tenants du réchauffement climatique, ces idiots qui ne comprennent rien et qui sont manipulés par les méchants, les socialistes et les liberticides (à moins que ce ne soit les mêmes).. S’il y a bien un dernier message que j’aimerais faire passer, c’est que nous devons nous soucier des véritables problèmes écologiques ; et cesser de nous laisser manipuler par des causes qui prétendent avoir en vue le bien de notre planète, mais qui sont autant de prétextes pour asservir et ligoter l’humanité[OB85] En clair : arrêtez de nous emmerder avec le réchauffement climatique..

Dieu sait s’il y a des choses abominables qui arrivent à notre planète ! Pensez à la pollution des océans et au « septième continent » ; pensez à l’extinction en cours de certaines espèces maritimes comme le cabillaud, lequel est victime, non seulement d’un excès de pêche, mais de la prolifération des phoques dont on a interdit la chasse[OB86] Monsieur Marko est aussi un spécialiste des écosystèmes marins. C’est simple : plus assez de lapins parce qu’on a laissé proliférer le renard. Si c’était si simple…. Nous devons préserver notre environnement, cela va de soi ; mais nous devons aussi exercer notre esprit critique[OB87] Voilà, j’ai compris : cet article n’est qu’une supercherie ! Il n’existe que pour tester notre esprit critique ! Tout est faux, Monsieur Marko n’est pas un climato sceptique, c’est un gars bien, raisonnable… et non pas un colporteur comme je l’avais cru ! et identifier les véritables problèmes, ce sans quoi nos bons sentiments ne sont que des larmes insolentes et stupides, parfois même hypocrites.

L’accord de la COP 21 de Paris n’a pas été signé pour sauver la planète et pour éviter que nous ne rôtissions avec une augmentation de température imaginaire de +2°C. Derrière toute cette mascarade se cache, comme toujours, le visage hideux du pouvoir, de la cupidité, et du profit : tous les industriels qui sont favorables à cet engagement, qui va ruiner l’Europe et appauvrir immensément ses citoyens, le font pour la bonne raison qu’ils y trouvent une source de revenus énorme et facile[OB88] Les industriels, des méchants ?. Quant aux ONG[OB89] Les ONG, des méchantes ?, lorsqu’elles ne sont pas simplement motivées par la cupidité, leur mobile tient en une idéologie résolument malthusienne : revenir à une population mondiale très petite, de l’ordre de quelques centaines de millions d’individus ; et pour ce faire, appauvrir le monde, supprimer les énergies fossiles, et faire en sorte d’augmenter le nombre de décès.

 


Grégoire Canlorbe, journaliste politique et scientifique[OB90] C'est une blaque ?, a mené de nombreuses interviews pour des journaux tels que Man and the Economy, fondé par le lauréat du Prix Nobel d’économie Ronald Coase, Arguments, ou encore Agefi Magazine ; et des think-tanks tels que Gatestone Institute et Mises Institute. Il compte plusieurs articles et passages radio, comme analyste politique, à son actif. Et il collabore avec le sociologue et philosophe Howard Bloom sur un ouvrage de conversations, traitant du comportement de masse dans l’univers, des atomes aux humains.


 

Fin de la plaisanterie !

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Posté par infotrooz à 20:06 - - Permalien [#]

19 février 2019

La Commune de Trooz ne décide de rien

 

(contact : troozinfo@gmail.com)

Alors peu importe ce qu'elle décide... 

Ce 18 février est une nouvelle triste date pour Trooz, son Conseil communal, sa démocratie et son avenir.

13 des 19 élus ont voté en faveur du PUM (Plan Urbain de Mobilité) de l’arrondissement de Liège. C’est la seule chose que l’on retiendra demain de cette séance, le reste n’est que billevesées.

Ce Plan est censé définir une politique visionnaire à l’échelle supracommunale ; les 24 communes votent pour ou contre, peu importe ce qu’elles inscrivent dans leurs avis. D’autant plus lorsqu’on entend dire de chaque formation politique représentée que de toute façon, ce n’est pas la commune qui décide mais bien la Région wallonne. Ceux-là doivent arrêter d’urgence de faire de la politique et s’adonner à une autre activité… moins sérieuse.  

Parce que le PUM, c’est CHB (la liaison autoroutière Cerexhe-Heuseux – Beaufays) et rien d’autre, 500 millions d’euros (minimum) pour 12,5 km d’une autoroute qui aura avant tout pour effet d’accroître encore les transports routiers, comme toute nouvelle infrastructure routière. En ce sens, dire que CHB pourrait demain être aussi utile que ne l’est aujourd’hui le tunnel sous Cointe est malhonnête ; forcément, les gens adapteront leurs habitudes de déplacements - mais aussi leurs choix d’habiter à tel endroit ou de mettre leurs enfants dans telles écoles - en fonction des moyens de transport publics qui seront mis en œuvre. C’est donc un choix politique que de décider d’investir dans la route ou le tram, dans la perpétuation d’un modèle qui a montré ses limites ou de s’engager dans la voie de la transition, de faire de l’habitat groupé ou de multiplier à l’infini les 4 façades. Pire, CHB ne soulagera pas les quais de la Dérivation à Liège puisque 80% du trafic y est entrant dans ou sortant de la ville ! A-t-on besoin d’un PUM pour savoir qu’il est urgent de développer des alternatives crédibles à la voiture soliste ? Des cheminements pédestres efficaces qui relient tous les points d’activités de la ville, des pistes cyclables sécurisées qui relient tous les quartiers au centre et à la périphérie, une fréquence accrue sur les lignes ferroviaires et des trains confortables… ? Et une seconde ligne de tram d’Ans à Chênée pour poser les bases d’un transport public urbain véritablement maillé ?

A l’énumération des mesures préconisées par le PUM, on se rend compte qu’il ne vise qu’à accroître les infrastructures de transport, sans traiter sérieusement de la question de la prévention de cette croissance exponentielle des besoins, due à la périurbanisation qui se poursuit, appauvrissant la ville et détruisant la campagne. Voyez juste à la périphérie directe de Trooz le projet Matexi rue Monchamps à Beaufays, en enquête publique actuellement,  qui prévoit 52 parcelles à lotir (50 maisons et 2 blocs d’appartements) sur 8 ha, celui d’Etienne Piron rue Cochetay à Sprimont qui prévoit 44 lots (43 maisons et 1 bloc d’appartements) sur 5 ha… Autant de terres agricoles définitivement détruites et de familles qui seront toute leur vie inféodées à la voiture. Due aussi aux zones d’activités économiques qui se multiplient ou s’accroissent en périphérie. Due aux choix d’accueillir des entreprises actives dans la logistique et l’e-commerce industriel (Alibaba et consorts), pourvoyeuses de mauvais emplois, accroissant la concurrence au made in Wallonia et génératrices d’un immense trafic supplémentaire de marchandises. Pour Trooz, CHB serait d’autant plus une catastrophe que personne ne remet en cause la sinueuse bretelle qui devrait permettre un accès direct à l’étroite vallée de la Vesdre, bretelle qualifiée en son temps de « compensation » par Denise Laurent, bourgmestre de Trooz pendant 24 ans. Les habitants des communes voisines viendront-ils acheter de la mercerie ou des pâtisseries à Prayon ou à Nessonvaux ou sont-ce les Trooziens qui iront faire leurs courses dans les grands centres commerciaux périphériques ?

Entendre des conseillers dire que CHB est une solution aux problèmes locaux de mobilité est non seulement une absurdité mais surtout une démission, 2 mois après la prestation de serment !

Comme cela a été dit, CHB fera partie des négociations lors de la formation du gouvernement régional… si les Ecolo y participent. Ils paieront une nouvelle fois, et nous aussi, cette mise au frigo et cet espoir que le temps permette un retour à la raison. Les 10 dernières années n’auront pas suffit.

L’urgence climatique nous est rappelée chaque jour, par les manifestations des jeunes qui vont hériter d’une planète malade et pas les températures à nouveau très anormalement élevées. La concentration de CO2 dans l’air n’a jamais été aussi importante. Elle était semblable il y a 4 millions d’années ; à l’époque, la température était de 2 à 3°C plus chaude et le niveau de la mer était… de 10 à 20 mètres plus haut qu’aujourd’hui. A par ça, le Conseil communal de Trooz a voté pour le PUM, sans trop se poser de questions.

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Posté par infotrooz à 05:42 - - Permalien [#]

27 janvier 2019

Développer notre territoire ?

 

(contact : troozinfo@gmail.com)

Et si on tentait une vision d'avenir ? 

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Séance spéciale du conseil communal ce lundi 28 janvier consacrée à l’analyse du « schéma de développement du territoire ». RV à 18h à la salle des mariages.

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Le territoire est une ressource rare et précieuse soumise à de nombreuses sollicitations concurrentes, parfois même opposées. Il est donc indispensable de planifier son aménagement afin d’assurer… son utilisation la plus appropriée et aussi sa préservation. Pensons aux prochaines générations !

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L’exemple des terres agricoles est éloquent : chaque année, des centaines d’hectares sont construits et définitivement soustraits à la culture et à l’élevage ! La localisation des diverses affectations telles que l’habitat, les centres commerciaux, les écoles, les maisons de repos… induisent des conséquences en termes de besoins, de moyens et d’infrastructures de mobilité, de sécurité, de liens de sociaux, d’équipements communautaires, d’accès aux services publics…

Notre territoire, au travers de son histoire, de son patrimoine bâti et de ses paysages, participe aussi à notre identité. Réfléchir à son devenir est donc une nécessité absolue pour pouvoir en maîtriser son évolution.

Dans les zones destinées à l’urbanisation, l’aménagement du territoire doit aussi se décliner en termes… d’urbanisme. Prenons le lotissement Lamy à Nessonvaux comme exemple.

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Ce projet prévu sur un espace de plus de 2 hectares à l’emplacement de l’ancienne usine Impéria à Nessonvaux vient d’être présenté à la population, dans le cadre d’une Etude d’Incidence sur l’Environnement actuellement en cours. Son esquisse montre un terrain entièrement divisé en une multitude de parcelles bâties avec une dizaine d’ensembles de 3 ou 4 maisons (semi-)mitoyennes avec jardinets et quelques blocs d’appartements. Il s’agit manifestement là d’une vision ancienne sans vraie plus-value et très éloignée de la logique d’un quartier « durable » qui voudrait une prise en compte simultanée d’une série d’éléments : implantations, connexion au réseau de transports en commun, utilisation des ressources naturelles, aménagements paysagers, gestion des déchets, mixité de fonctions, aspects énergétiques, espaces communautaires et partagés…

Sous prétexte de densité de l’habitat, on va concentrer une population assez homogène dans un quartier sans lui offrir un cadre de vie de qualité.

Une fois encore, la construction d’un habitat groupé quelque peu en retrait de la route et totalisant le même nombre d’unités de logements que le projet actuel tout en assurant une mixité sociale permettrait de répondre à la plupart des défis qui s’imposent aujourd’hui, tout en préservant un vaste espace communautaire au bénéfice du quartier et de la population en général. Cette configuration a aussi l’énorme avantage d’économiser les aménagements de voirie et les autres équipements au cœur de la zone. Dans ce cas, l’étroite zone réservée en bordure de Vesdre pour y faire passer une voie lente pourrait également être fortement élargie afin de conserver un cordon écologique fonctionnel.

C’est ce genre d’approche que doit permettre une vision affirmée et progressiste de l’aménagement de notre territoire.

 



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Posté par infotrooz à 19:07 - - Permalien [#]

25 janvier 2019

Trooz : Déclaration de politique générale

 

(contact : troozinfo@gmail.com)

Des engagements politiques à la hauteur ?

Vous avez aimé le programme de gestion volontaire, cohérent et réaliste de 2012 ? Vous aimerez le programme de gestion ambitieux, réaliste et plaçant le citoyen au cœur des préoccupations des élus de 2018 !

« Participation active des citoyens » est l’antienne de la Déclaration de Politique Générale lue par le Bourgmestre Fabien Beltran lors du Conseil communal d’installation et de prestation de serment du 3 décembre dernier. Cette déclaration scelle le pacte de la nouvelle majorité « ancrée à gauche » formée par « Ensemble avec le Bourgmestre * » et « EcoVa » (16 sièges sur 19). Le MR et ses 3 élus passent dans l’opposition. Quant à moi, je suis redevenu un simple citoyen actif et… critique et me permets donc ces quelques commentaires sur le projet 2018-2024. 

La politique est l’art de gouverner, et donc de prévoir. Qu’a prévu cette DPG au travers de ses 3 « objectifs fondamentaux » ? Et que n’a-t-elle pas prévu ?                                                                                       

* qu’on appellera PS par simplification

1. La participation citoyenne

La nouvelle majorité PS – EcoVa fait le pari de la participation citoyenne et elle a raison ! Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Informer des décisions et orientations prises, rencontrer les citoyens mais aussi leur permettre de participer activement à la vie de leur commune ne peut que dynamiser la démocratie. C’est écrit, noir sur blanc, il va maintenant falloir le faire réellement.

La communication lors de la précédente législature aura largement fait défaut jusqu’en septembre 2017 et le renouvellement complet du site internet. Dans ce domaine, la commune a aujourd’hui un devoir de résultats ; c’est aussi une question de bonne gouvernance et de démocratie locale. Dans une commune de 8.000 habitants, les fêtes locales, les événements culturels et sportifs, les commémorations… sont autant d’occasions pour les élus et (une partie de) la population de se rencontrer mais certainement pas d’échanger et de débattre dans de bonnes conditions ; organiser des réunions de quartier dotées d’un ordre du jour, bien préparées et animées de manière professionnelle (et neutre) est sans nul doute une avancée. Quant à la participation citoyenne via les budgets participatifs encadrés à l’échelle des (comités de) quartiers, mais aussi la possibilité de formuler des propositions directement auprès du conseil communal ainsi que des amendements aux projets en cours, on ne peut qu’espérer qu’elles réconcilient les citoyens et leurs élus et rendent enfin attrayants ces conseils communaux mensuels désertés par la population. Pour chacune de ces mesures, un rôle proactif de la commune sera nécessaire sinon… il ne se passera rien. La leçon doit aussi être tirée des errements du PCDR (plan de développement rural), projet participatif initié en mai 2010 (sous l’ère Denise Laurent) dont on attend les principales réalisations concrètes.   

Cela suffira-t-il à ramener un public aux réunions des Conseils ? Probablement pas. Je ne partage pas l’idée selon laquelle la retransmission sur internet des séances du conseil communal (comme à Jalhay, Durbuy…) pousserait les élus dans une forme de théâtralité néfaste à la qualité et à la sérénité des travaux. Et encore moins que cette retransmission encouragerait les gens à « rester chez eux ». Le constat est là : un public de 3 habitants en moyenne lors des séances du conseil communal révèle un vrai problème de démocratie qui devrait questionner davantage nos représentants. Si les Trooziens ne vont pas au Conseil, pourquoi le Conseil ne va-t-il pas chez les Trooziens ? Les débats seront réellement démocratiques s’ils sont publics et en l’absence de la presse (contrairement à la mandature 2012 – 2018), on ne peut raisonnablement se satisfaire du seul compte-rendu de la majorité. Dans le même ordre d’idées, la majorité PS-EcoVa de Trooz pourrait réserver un espace du bulletin communal à l’opposition, aux associations et aux comités de quartier.

Quant au « baromètre périodique des attentes et de la satisfaction des usagers des services communaux », il fait grandement penser au comité de monitoring de la DPG de 2012 chargé auprès du Collège du suivi régulier des dossiers : on n’en aura pas vu la queue…

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2. Les valeurs essentielles

Intérêt général, respect des valeurs universelles, bonne gouvernance, service public de qualité, bon usage des moyens financiers disponibles, maillage social, solidarité intergénérationnelle, soutien des écoles fondamentales communales ouvertes à tous… On ne peut qu’être d’accord avec ces principes. La Commune de Trooz s’enorgueillit de longue date de veiller sur celles et ceux qui, pour toutes sortes de raisons, font face à la précarité. Trooz n’est pas épargnée même si les villes sont bien davantage concernées. Plus de 1% des Trooziens reçoivent un RIS (revenu d’intégration sociale), plus de 5% à Liège ! Cent personnes à Trooz, 100 fois plus à Liège pour une ville 25 fois plus peuplée. Ce qui doit nous inquiéter, et nous faire réagir, c’est que ces situations parfois dramatiques sont de plus en plus nombreuses et qu’elles touchent jusqu’à des gens qui travaillent ! Le CPAS, pourtant l’acteur principal de l’action sociale, est juste cité à 3 reprises dans la DPG.

La nouvelle majorité place aussi la réduction de l’empreinte écologique de la commune parmi ses engagements, mais « dans la mesure du possible ». Dans la mesure du possible ! ?

Elle est où la prétendue ambition de cette DPG ? Elle est où la volonté politique ? Il est où l’Echevin du climat et de la transition écologique ? Ce n’est pas du possible dont on a besoin, même plus du nécessaire mais de l’obligatoire. Vos enfants sont peut-être allés manifester jeudi dernier pour sauver le climat. Et vous, vous serez à Bruxelles dimanche ? L’urgence n’est plus à trier les PMC et à faire du compost dans son jardin ; on doit réduire de moitié les rejets de gaz à effet de serre d’ici 2030…, 90% à l’horizon 2050 à l’échelle de la planète pour limiter la hausse de température à 1,5 C° (déjà synonyme de conséquences catastrophiques) ! Et à Trooz, on serait trop petit pour prendre ses responsabilités ? On a au moins trente ans de retard pour éviter le pire et vous nous proposez d’attendre 6 nouvelles années ? Parmi d’autres témoignages, un jeune manifestant de Rixensart, 17 ans, - et parmi 30.000 autres - met en avant la responsabilité individuelle de chacun mais regrette que rien ne soit fait pour nous extraire du système (consumériste, comme chacun sait). « C’est aux politiques de nous orienter vers une consommation globale plus responsable ». Vous aussi, vous avez remarqué toutes ces hypocrisies et ces paradoxes ? Vous trouvez normal que la radio publique Classic 21 promotionne le salon de l’auto pendant toute sa durée et que la SNCB n’offre pas de billets de train à prix réduit pour aller manifester en faveur du climat ? Vous trouvez normal que le kérosène ne soit pas taxé, que les gafam paient moins d’impôts que les PME, que les politiques régionaux et fédéraux décident volontairement de réduire les recettes financières et ce faisant d’anémier les services publics, que Philippe Dodrimont défende la liaison autoroutière CHB estimée à 500 millions d'euros pour faciliter l’accès de la vallée de l’Amblève et à la commune d'Aywaille aux potentiels touristes allemands et hollandais ? Désolé de vous le rappeler mais le moment approche où il faudra rendre des comptes, et les élus seront alors en première ligne.

Un mot encore au sujet de cette empreinte écologique : un nombre croissant de personnes est prêt à faire sa part pour nous laisser peut-être encore une chance de transmettre une planète viable à nos / vos enfants. A qui doit-on répondre : à ceux qui se fichent de l’avenir et participent à l’inertie ou à ceux qui ouvrent le champ des possibles et s’engagent pour le bien commun ? Bien sûr que la dimension sociale est également centrale dans ce processus évolutif mais ce qui est sûr aussi, c’est que les difficultés sociales nombreuses et variées, largement produites par notre modèle de « développement », trouveront plus de réponses dans un lien repensé entre les gens et avec notre Terre qu’en poursuivant dans la voie de la croissance à tous prix, de la compétition et du chacun pour soi.

Dans le détail des propositions pratiques de la DPG, on parle de propreté, de dépôts clandestins, d’éducation, de prévention, d’embellissement et de verdissement, d’utilisation rationnelle de l’énergie… Comme souvent, l’environnement est principalement ramené au cadre de vie et à la propreté. Les enjeux de préservation et d’utilisation durable des ressources (eaux, forêts, espace, air, biodiversité…) doivent eux aussi être pris en compte. Sous peine de passer à côté de ses responsabilités dans ces matières, la commune de Trooz doit en faire bien davantage et de manière proactive pour faire face aux principaux enjeux. Sinon de nouveau, il ne se passera rien. Or, ce ne sont pas les défis qui manquent. Le bassin technique de la future station d’épuration de Fraipont (qui englobe aussi tout Nessonvaux) compte zéro mètre d’égouts dignes de ce nom. Le taux de recyclage des déchets à Trooz stagne aux environs des 51% alors que le « plan wallon des déchets-ressources » prévoit des taux de réemploi et de recyclage (y compris des déchets produits par les commerçants ) de minimum 55, 60 et 65% en 2025, 2030 et 2035. Les terres agricoles sont chaque année rognées et le bocage appauvri par de nouveaux développements urbanistiques. Le transport automobile est en augmentation et avec lui une dégradation inévitable de la qualité de l’air. Plus largement, les nouvelles infrastructures routières ont avant tout pour effet de créer un effet d’appel et… d’accroître les besoins et les distances parcourues, l’e commerce génère des besoins en stockage et en transports décuplés… 

La DPG reprend tout de même, parmi d’autres, de belles promesses et perspectives : alimentation de qualité et produits régionaux dans les écoles, l’aménagement des cours d’école, l’aide des commerçants en matière de gestion des déchets, la promotion de la santé via la prise en compte de tous ses déterminants, la mise en place de services administratifs décentralisés (doit-on comprendre la création d’une antenne administrative à Nessonvaux ?), le souhait de créer quelque chose autour de la riche histoire automobile de Trooz…

Bref, il est grand temps d’imaginer un nouveau monde, ce qui passera par la transition, mot cité 0 (zéro) fois dans la DPG, sinon la révolution !

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3. Trooz attractive pour tous

Une commune accueillante, chaleureuse et solidaire. Tout le monde souscrit, évidemment. Parmi les engagements, la majorité PS-EcoVa veut développer une vision durable et ambitieuse dans les politiques d’aménagement du territoire (AT) local. « Trooz doit rester une commune à taille humaine, à l’architecture et à l’environnement préservés ». Comment fait-on ?

L’aménagement du territoire (AT), c’est-à-dire la localisation, la conception et l’organisation des diverses fonctions telles que le logement, les commerces, les zones d’activités économiques, les écoles ou bien encore les maisons de repos…,  conditionne grandement le mode de fonctionnement de notre société : les besoins en mobilité et les modes de transports privilégiés, les investissements dans les réseaux de distribution énergétique, le régime d’assainissement des eaux usées, la sécurité, les liens sociaux au sein des quartiers, la préservation des ressources, les paysages… Mais aussi ses impacts sur notre environnement ! Dans son point technique n°7 consacré au logement et à l’AT, le chapitre d’introduction pose les bonnes questions, même s'il minimise une fois encore la marge de manœuvre communale quant à sa vision à long terme : quel avenir pour le bâti, quelle place pour les zones économiques, quels espaces de convivialité promouvoir, comment conserver le caractère rural de nos villages… ? Par contre, les 8 priorités qui suivent sont tout à fait insatisfaisantes et ne valident nullement cette nécessaire vision de l’avenir, pourtant demandée et attendue de longue date.

Aucune mention supracommunale non plus de l’aménagement du territoire, de la mobilité, du financement et de la gestion d’équipements communautaires (piscines par exemple), de la fiscalité… L’asbl Liège Métropole restera donc encore un temps cet outil créé au bénéfice des projets publics souhaités par quelques élus avant tout préoccupés par ce qui se passe dans les seules limites administratives de leurs communes. Dommage.

La Commune de Trooz vient pourtant de prendre une excellente initiative : vu les enjeux pour le développement de notre région et de notre commune, les conseillers ont décidé de consacrer une séance spéciale le lundi 28 janvier (18H à la salle des mariages) à l’analyse de l’outil de planification stratégique qu’est le schéma de développement du territoire (de 2013 à 2015, c'est le "schéma de structure communal et le Règlement communal d'urbanisme que l'on nous a fait miroiter). Ce premier pas est nécessaire pour, à terme, édifier cette politique ambitieuse, maîtrisée et responsable de l’aménagement de notre territoire. A nouveau quelques enjeux parmi d’autres : anticiper les aménagements nécessaires aux endroits stratégiques de la commune (carrefour de Prayon, proximité des monuments, lignes de crête…), fixer par d’avance les règles et les orientations que devront suivre les projets d’urbanisme, stopper les lotissements qui se limitent à diviser le terrain en un nombre maximum de parcelles et imaginer une conception moderne de ces développements qui privilégie l’habitat groupé, les espaces partagés et la préservation des ressources, prévenir puis directement réagir face aux infractions caractérisées qui portent atteinte à la qualité des ensembles bâtis ou défigurent les paysages… La commission consultative d’AT et de la mobilité (CCATM) doit elle aussi adopter cette vision d’avenir et éclairer le Collège en ce sens. 

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La DPG mentionne enfin la nécessité de réhabiliter nos espaces publics, dont beaucoup sont effectivement gravement dégradés : la Place Teixeira à La Brouck et la Place Emile Vandervelde à Fraipont sont citées. Tant mieux si la majorité PS-EcoVa a l’ambition de prendre cette question à bras le corps. Mais il faudra faire bien mieux que les réalisations de 2018 à Trasenster et à Prayon, deux vrais contre-exemples ! Pour que les places publiques puissent retrouver leurs fonctions sociales et qu’une juste place soit rendue aux habitants et aux riverains, l’assistance par un bureau d’étude compétent paraît indispensable.

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Une vision d’avenir

Les priorités de la DPG sont autant d’engagements de la coalition PS-EcoVa aux affaires pour les 6 années à venir ; leur réalisation nécessitera un travail collégial, malgré la répartition « calculée » des responsabilités entre les deux partenaires qui confine l’Echevin EcoVa dans la fonction périphérique, même si importante, de Président du CPAS. L’opposition aura aussi un rôle fondamental à jouer pour vivifier la démocratie locale. Comme la population, invitée elle aussi à y participer.

Tout reste à faire, absolument tout.

Bonne chance à cette DPG et à tous les acteurs qui se sont engagés à la mettre en œuvre.

 



 

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Posté par infotrooz à 22:28 - - Permalien [#]

07 novembre 2018

Cerexhe-Heuseux-Beaufays

(contact : troozinfo@gmail.com)

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Toujours plus de voitures (60.000 en 2017), toujours moins de mobilité.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, il y a une certaine logique !

60 ans consacrés aux infrastructures routières : ça suffit

Gardons notre souffle pour l'essentiel et pour l'avenir
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INSCRIPTION aux trails de 12 et 30 km : https://www.chbtrailnature.be/ 

(2 x 250 coureurs maximum)

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Posté par infotrooz à 07:51 - - Permalien [#]

26 octobre 2018

Conseil communal du 5 novembre 2018

(contact : troozinfo@gmail.com)

 logo Vega


7  POINTS à mettre en évidence :

 

4.    Plan de Cohésion Sociale – Evaluation 2014-2019

5.    Modification budgétaire n°3 pour l’exercice 2018
      – Services ordinaire et extraordinaire

6.    Taxe sur les immeubles bâtis inoccupés – Exercice 2019

7.    Enseignement communal – Situation au 30 septembre 2018

8.    Dispositif de pilotage des établissements scolaires 
      – Convention d’accompagnement et de suivi

9.    Plans de pilotage – Désignation du référent du Pouvoir Organisateur
      – Décision à prendre

13.  Déclassement du bus Iveco

 

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Posté par infotrooz à 12:51 - - Permalien [#]

20 octobre 2018

Le 14 octobre, c'était il y a déjà 11 jours...

 contact : troozinfo@gmail.com)   

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Toujours aucune annonce
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Reste deux questions :

  1. qui décide à / pour Trooz ?
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  2. lequel de l'intérêt général ou de l'intérêt politique l'emportera ?  
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Les votes

Résultats Trooz 1 Votes

Les sièges
Résultats Trooz 3 Sièges
 
Les 10 premiers

10 premiers



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Posté par infotrooz à 10:49 - - Permalien [#]

13 octobre 2018

Demain dimanche 14 octobre...

 contact : troozinfo@gmail.com)   

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...les citoyens électeurs décideront

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Pas seulement qui, mais aussi quoi et comment.
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VEGA présente 49 candidats à la Ville de Liège et 32 dans les 5 districts de l’arrondissement. Nous sommes tous déjà impliqués dans notre communauté, au travers de projets de toutes sortes qui ont en commun l’intérêt et l’attention portés aux autres et aussi à notre cadre de vie et notre environnement. Nous avons tous en nous le vert et le rouge de VEGA, mais nous voulons porter plus loin notre engagement.
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Ensemble, nous avons élaboré un projet qui repose sur nos valeurs de l’écologie, du socialisme et de la démocratie. Il comprend 170 propositions pour la Ville et son agglomération, dans les domaines de la citoyenneté, de la culture, de l’école, de la mobilité, du logement et de la santé, entre autres.
https://vega.coop/elections-communales/programme/
https://vega.coop/elections-provinciales/programme/
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Ensemble, nous l’avons exposé et défendu sur les tracts, via les réseaux sociaux, dans des débats, et au contact direct des habitants.
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Ensemble, nous voulons le mettre en œuvre pour plus de participation citoyenne, une ville plus agréable à vivre et des campagnes préservées de l’urbanisation anarchique, des espaces publics réinventés, une place pour chacun et plus de justice sociale, un développement et une mobilité durables.
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Je suis élu à Trooz depuis 6 ans où j’ai mené une opposition critique mais constructive, mois après mois, réunion après réunion, article après article ; mon adhésion à VEGA début 2016 et mon cheminement au sein de la coopérative politique jusqu’à cette campagne qui se termine ont élargi mes horizons mais surtout renforcé ma conviction que se mobiliser pour l’intérêt général – de quelque manière que ce soit – n’est pas seulement un besoin mais un devoir.
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A Liège, François Schreuer a travaillé avec intelligence et opiniâtreté sur des dizaines de dossiers ; le résultat de son travail, ce sont des avancées concrètes en matière de bio dans les cantines de la Ville, d’espaces verts dans les quartiers, d’urbanisme, d’aménagement d’espaces publics et de reconsidération de la place centrale que doivent occuper les transports en commun et la mobilité douce dans une ville de (presque) 200.000 habitants.
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Lui et moi n’avons pas travaillé seuls ! Nous avons bénéficié de l’apport de centaines de personnes, de collectifs et d’associations qui sont impliqués et connaissent le terrain, les enjeux, les aspects techniques ; c’est ensemble que nous avons fait des propositions et imaginé des solutions.
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Demain dimanche 14 octobre, nous irons voter et de la sorte, nous nous mobiliserons tous… pour l’intérêt général.
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Demain, c’est vous qui déciderez si VEGA poursuivra son engagement
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7 photos candidats Fléron

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Liège

Seraing

St-Nicolas

 



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Posté par infotrooz à 08:32 - - Permalien [#]

10 octobre 2018

On dira ce qu’on veut mais...

 

contact : troozinfo@gmail.com)   

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...il y a tout de même des alliances

plus naturelles et souhaitables que d’autres

 

VEGA se présente à Liège et à la Province

Pour nous, les choses sont claires et annoncées depuis le début : nous voulons une

               coalition progressiste de gauche

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Progressiste et de gauche, c'est une économie qui a du sens, qui répond à de vrais besoins, qui profite à tout le monde, qui respecte les travailleurs où qu'ils se trouvent, qui n' "exploite" pas la terre mais utilise les ressources de manière durable et responsable. C'est une justice sociale, une fiscalité équitable, une participation solidaire de tous les acteurs économiques, ce qui n'empêche pas la - juste - récompense de l'entreprenariat. Ce sont des services publics de qualité et accessibles à tous, leur gestion transparente et démocratique par des opérateurs publics. C'est aussi une place pour tous, quelque soit les hasards de l'existence.

Caricatural ? Regardez autour de vous !

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Posté par infotrooz à 18:08 - - Permalien [#]

09 octobre 2018

Le vocabulaire...

 (contact : troozinfo@gmail.com)   

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... du candidat politique

Boîtage, tractage... : des opérations communes en période de campagne.

Et le district communal de Fléron au sein duquel je me présente est vaste !

Aujourd'hui, j'ai fait quelques maisons sur Fléron, une belle série sur Trooz (Rue Haute à Fraipont, bas de la rue Noirivaux, bas de la rue de Forêt, lotissement du Bois Lemoine, lotissement de la rue du Bocage, quelques maisons au centre de Péry).

Sans même aller jusque votre boîte voici ce tract_VEGA_du_district_de_Fleron

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tract 1

tract 2

tract 3

Il y a comme un intrus...


Et deux heures de boîtage sur Liège, pour aider mes acolytes (Vennes et Lhonneux).

 



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Posté par infotrooz à 21:29 - Permalien [#]

06 octobre 2018

Inondations de Prayon et Fonds-de-Forêt le 1er juin 2018

   (contact : troozinfo@gmail.com)   

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il y a comme une incohérence

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En 1998, suite aux inondations de la Magne et de la Vesdre, les eaux envahissent les rues et les maisons de Prayon village et de la rue Noirivaux.

Le 1er juin 2018, de très importantes inondations touchent des dizaines de maisons à Fonds-de-Forêt et Prayon.

Grand Rue - 01-06-18

Trooz - 01-06-18

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 5 juin, j'écris un article argumenté sur la question des inondations et de leur prévention. http://www.infotrooz.be/archives/2018/06/05/36457575.html

Le 22 août, la commune organise une réunion d'information pour les dizaines de sinistrés, en présence de tous les services concernés.

Le 31 août, un point ajouté à ma demande et intitulé " inondations du 1er juin 2018 – mesures de prévention "est discuté en conseil communal.

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Fin septembre, des dizaines de tas de terre sont déposés dans la dernière zone non bâtie où la rivière peut sortir de son lit sans faire de dégâts.

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VEGA demande une réaction rapide des autorités.

 

Monsieur le Bourgmestre,

Le 1er juin 2018, les importantes précipitations ont conduit la Magne à sortir de son lit, créant d’importantes inondations qui ont gravement affecté des dizaines d’habitations et au moins autant de personnes à Fond-de-Forêt et Prayon Centre. Plusieurs services communaux mais aussi les pompiers ont réalisé de nombreuses prestations le jour même mais aussi pendant les semaines qui ont suivi, engendrant des coûts supplémentaires.

A ma demande, un point traitant du sujet a été ajouté à l’ordre du jour du conseil communal le 31 août. A cette occasion, nous avons parlé de la prévention des inondations, d’autant plus nécessaire que ce phénomène naturel, exacerbé dans la vallée de la Magne en raison des aménagements de la rivière, est susceptible de se reproduire plus souvent suite au réchauffement climatique et aux événements météorologiques plus intenses qu’il induit. Dans ce cadre, il est apparu l’impérieuse nécessité de préserver les derniers espaces libres permettant de temporiser les eaux en cas de crue. Nous avons aussi évoqué la possibilité de recréer de telles zones.

Or, il apparaît que dans la dernière zone non bâtie de la plaine de la Magne dont la topographie est restée relativement naturelle, située en rive gauche à hauteur de la pêcherie, des dizaines de tas de terre ont été déversés. Ces dépôts en zone inondable étant susceptibles d’aggraver les conséquences de nouvelles inondations, qui pourraient évidemment intervenir n'importe quand, pourriez-vous m’indiquer l’attitude que compte prendre le Collège dans ce dossier ?

Avec mes salutations les meilleures,

Olivier Baltus
Conseiller communal

 



 

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Posté par infotrooz à 13:16 - - Permalien [#]

04 octobre 2018

Déchets ménagers : l'exemple de Trooz

(contact : troozinfo@gmail.com)
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Pourquoi ne pas diminuer la quantité produite ?

 

En 2017, le taux de recyclage des déchets ménagers à Trooz était de 51%.

Il stagne depuis 2011 et l'instauration des conteneurs à puce !

Le nouveau « plan wallon des déchets-ressources » prévoit des taux de réemploi et de recyclage s’élevant...

...au minimum à 55, 60 et 65% en 2025, 2030 et 2035.

Cela vous donne une idée du travail et de l’effort à faire…

 

Déchets Trooz - 2009-2017

 

Logique : la Commune de Trooz n'a pas de politique de prévention des déchets.  

La Déclaration de Politique Générale PS-MR-EcoVa de pour la législature 2012-2018 dit ceci : « Des initiatives seront menées et des projets développés afin d’encourager les comportements responsables et d’accroître la propreté et la sécurité. On peut ainsi citer : la sensibilisation et la prévention active en matière de déchets ménagers (…). »

Rien de concret dans les programmes des partis qui se présentent aux communales à Trooz. C'est dingue !
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Il est temps de prendre cette question au sérieux.

Il faut exiger qu'Intradel adapte son budget en vue de prévenir la production des déchets à la source. Trop lui demander ? Avec une production de 200 kg / an. habitant à Trooz, la marge de progression est énorme.

On nous dit que le déchet est une ressource et qu'il doit s’inscrire dans une logique d’économie circulaire. Et bien allons-y ! 

La démarche préventive ne doit-elle pas être prioritaire ? Le gaspillage alimentaire, une aide accrue aux ressourceries, l'écoconception des produits… Pensez globalement, agir localement !

 

 

Il est grand temps de mettre en place... une politique concertée en matière de déchets ménagers, en s’appuyant sur INTRADEL et son département « communication et prévention » ; elle doit avoir comme objectif de réduire la production de déchets. Les communes doivent montrer l’exemple en toutes circonstances. Commençons par utiliser les outils d'information qui existent (Bulletins communalux sites internet) ; profitons aussi de tous les événements publics et autres qui ont lieu sur notre territoire, tout au long de l’année. Et ne négligeons pas la fiscalité qui est un des outils d’une politique de prévention.

 

Graphique : les déchets verts (tontes…), les encombrants, les inertes, le bois, les métaux et les « autres déchets » déposés dans le recyparc de Trooz ne sont pas comptabilisés pour le calcul du taux de recyclage car ils ne sont pas considérés comme des déchets ménagers.

Le taux de recyclage n’exprime que ce qui est engagé dans des filières de recyclage qui incluent des pertes parfois importantes tout au long des processus de retraitement ; on est donc encore loin d’un développement soutenable.

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En 2017, 817 tonnes d'ordures ménagères de Trooz ont encore été incinérées (conteneurs noirs). En 2013, on en était à 730 tonnes.

Quelques infos sur les déchets à Trooz ?

Etre informé et chacun jouer son rôle

http://www.infotrooz.be/archives/2017/11/27/35493432.html

Composter les déchets organiques

http://www.infotrooz.be/archives/2017/11/25/35900323.html

Le coût-vérité

http://www.infotrooz.be/archives/2017/06/19/35394785.html

Quelques chiffres

http://www.infotrooz.be/archives/2016/06/24/33270327.html

 

 



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Posté par infotrooz à 05:52 - Permalien [#]

02 octobre 2018

Faire une place à l'art urbain...

   (contact : troozinfo@gmail.com)

...à Prayon et Nessonvaux

Plusieurs pignons aveugles de bâtiments de la Grand'Rue et environs sont très visibles et forcément peu esthétiques. Ils offrent une image peu flatteuse de notre commune à ceux qui ne font que la traverser et ne se sont peut-être jamais arrêtés.

De plus en plus, des villes - et des propriétaires particuliers - commandent une fresque pour orner ces espaces qui acquièrent ainsi un intérêt et modifient complètement leur environnement. L’art urbain embellit et revitalise les espaces (le Street Art est plutôt clandestin). 

Et pourquoi pas chez nous ?

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Un autre pignon qui pourrait être réhabilité. Avec une représentation d'une ancienne photo par exemple, pour rappeler cette époque durant laquelle des centaines de personnes étaient occupées dans des ateliers puis dans des industries.
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photo pignon et photo patrimoine

 

 

 

 

 

 

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Quelques exemples d'art urbain à Liège

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 "Christal Flowers" sur la façade de l'ancien musée BAM, rue Saint Georges.


 

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pignon aveugme Liège

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Très connue, cette œuvre "Future Birds" de Sozy-One Gonzales, rue Nagelmakers

 

Le seul exemple d'art urbain à Trooz ; en fait une ancienne "réclame" magnifiquement restaurée par l'asbl Damas.

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Posté par infotrooz à 16:23 - Permalien [#]

29 septembre 2018

Ouvrir une antenne administrative...

  (contact : troozinfo@gmail.com)

 ...à Nessonvaux

 

De 2012 à aujourd'hui, les infrastructures scolaires communales ont beaucoup évolué. Le projet le plus important est évidemment la construction de l'école fondamentale de Fraipont qui accueillera 250 enfants. Son ouverture initialement prévue en janvier de cette année a été reportée en raison de difficultés rencontrées lors du chantier ; on espère qu'elle pourra ouvrir ses portes en janvier prochain.

Au cœur du village de Nessonvaux se trouvent l'école gardienne et l'école primaire. Située rue Large, le bâtiment de cette dernière est ancien et vétuste et mériterait d'importants travaux de rénovation. Tout à fait naturellement, les autorités attendront de voir comment se répartissent les enfants entre les divers établissements présents sur Trooz avant de décider de ce qu'il y a lieu de faire avec cette école et son bâtiment.

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Pour faciliter la vie des habitants de Nessonvaux dont certains ne se déplacent pas facilement, il pourrait être intéressant d'étudier l'opportunité d'y ouvrir une antenne administrative qui offrirait les "services à la population" une après-midi par semaine ou par quinzaine de jours. Ceci que l'école primaire soit ou non maintenue.

 



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Posté par infotrooz à 18:46 - - Permalien [#]

24 septembre 2018

stop aux pesticides... dans les cantines

contact : troozinfo@gmail.com) 

 

FICHES n°5 et 6    https://vega.coop/elections-provinciales/programme/  .

PROVINCIALES 14 octobre – district de Fléron

Aywaille, Beyne-Heusay, Blegny, Chaudfontaine, Comblain-au-Pont, Esneux, Fléron, Soumagne, Sprimont et Trooz

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Les réseaux d'enseignements provincial et communal comptent de nombreuses cantines.

Ces dernières années, les producteurs en fruits, légumes, viandes ou produits laitiers bio n’ont cessé de se développer dans notre Province, favorisant ainsi la mise en place de circuits-courts.

VEGA propose de soutenir ce formidable élan et d’en doubler le bénéfice en créant des menus locaux « sans pesticides » dans les écoles et les crèches provinciales. https://vega.coop/elections-provinciales/programme/proposer-une-nourriture-de-meilleure-qualite-dans-les-cantines.html

On propose également que la Province encourage et accompagne la mise en place et le développement de nouveaux potagers communautaires. Améliorer l'autonomie alimentaire, recréer du lien, développer la convivialité et l'entraide au sein des quartiers et des villages... Des choses simples mais tellement essentielles ! https://vega.coop/elections-provinciales/programme/nouvel-article-no-823.html 

        

Comment ?

Grâce à l’Institut provincial Malvoz (analyse de sols), des potagers collectifs, son expertise (institut d'enseignement agricole et horticole, ferme expérimentale, centre de recherches).

La où c’est nécessaire, nous demandons que la Province investisse et mette à disposition les terrains nécessaires à la création de ces potagers communautaires, mais aussi des vergers partagés.

 

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Posté par infotrooz à 07:40 - - Permalien [#]

21 septembre 2018

Conseil communal du 1er octobre 2018

(contact : troozinfo@gmail.com)

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17  POINTS à mettre en évidence :

4.    Enseignement communal – Situation au 30 septembre 2018

Redevances

7 à 10.    Redevances pour la délivrance d’informations et de documents

11.    Redevances pour l’implantation de bâtiments – Exercice 2019

12.    Redevances sur les demandes d’autorisation d’activités (en relation avec les permis
         d’environnement) – Exercice 2019

13.    Redevances sur les exhumations – Exercice 2019

Taxes

 

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14.    Taxe de séjour – Exercice 2019

15.    Taxe sur la distribution à domicile de feuilles et de cartes publicitaires ainsi que de
         catalogues et de journaux lorsque ces imprimés sont non-adressés – Exercice 2019

16.    Taxe sur les agences bancaires – Exercice 2019

17.    Taxe sur les inhumations, dispersions des cendres et mises en columbarium –
         Exercice 2019

18.    Taxe sur les panneaux d’affichage – Exercice 2019

19.    Taxe sur les parcelles non bâties dans un lotissement non périmé – Exercice 2019

20.    Taxe sur les secondes résidences – Exercice 2019

Autres

23.    Réfection de la route de Banneux – Approbation des conditions et du mode de passation

24.    Achat d’un tractopelle – Approbation des conditions et du mode de passation

26.    Publifin – assemblée générale extraordinaire

 



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Posté par infotrooz à 10:49 - - Permalien [#]

16 septembre 2018

Les pistes cyclables c’est bien, mais ça ne suffit pas

 

 (contact : troozinfo@gmail.com)

FICHE n°16    https://vega.coop/elections-provinciales/programme/  .

PROVINCIALES 14 octobre – district de Fléron

Aywaille, Beyne-Heusay, Blegny, Chaudfontaine, Comblain-au-Pont, Esneux, Fléron, Soumagne, Sprimont et Trooz

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Il faut aussi :

  • doter le réseau des équipements nécessaires aux usagers tels que bornes de gonflage et d’entretien, points d’eau potable, signalisation…
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  • des aménagements spécifiques pour les cyclistes à tous les points d’arrêt du train situés à proximité d’un RAVeL existant ou à venir : Chaudfontaine (nouvel arrêt depuis le 1er septembre), Trooz, Comblain, Aywaille, Liers, Ans, Visé, Seraing…

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Et pour améliorer l’accès du vélo auprès d’un plus large public et renforcer le réseau structurant dans l’agglomération liégeoise, VEGA demande :

  • la création de quatre nouveaux points vélo à Seraing, Visé, Fléron et Rivage (Sprimont) et un cinquième Place Vivegnis dans le quartier Saint-Léonard à Liège.

Pourquoi des points vélo ? Parce que ce sont des têtes de pont qui accroissent les possibilités de pratiquer le vélo et étend son rayon d’action ! Il n’existe aujourd’hui qu’un seul point de ralliement, d’information et de services adaptés : celui de la gare Guillemins, qui rencontre un gros succès.

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carte RAVeL

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Dernière chose, importante dans nos communes : le RAVeL doit aussi être le support d’un développement touristique et d’opportunités en termes d’emplois, via le développement d’une offre d’hébergements et de restauration, la promotion des attraits touristiques locaux, des services dédicacés aux cyclistes…

Que du positif !

 



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Posté par infotrooz à 06:34 - - Permalien [#]

15 septembre 2018

Rendre au vélo la place qu’il mérite

 (contact : troozinfo@gmail.com)

FICHE n°16    https://vega.coop/elections-provinciales/programme/ 
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PROVINCIALES 14 octobre – district de Fléron

Aywaille, Beyne-Heusay, Blegny, Chaudfontaine, Comblain-au-Pont, Esneux,
Fléron, Soumagne, Sprimont et Trooz

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Avec la rentrée, on est nombreux à avoir repris ses horaires et… ses habitudes de mobilité : voiture le plus souvent, bus et train pour quelques-uns.

VEGA vous propose d’y ajouter le vélo, pour ceux qui veulent... Une condition pointée par toutes les études pour augmenter significativement la part de celles et ceux qui se rendent au travail à vélo : une infrastructure sécurisée !

Le RAVeL et les voies lentes constituent des alternatives crédibles aux transports motorisés, contribuant à désengorger les routes et à améliorer le cadre et la qualité de vie de la population.

Pour VEGA, compléter ces réseaux est une priorité ; il est urgent de rééquilibrer les moyens consacrés aux infrastructures routières et cyclables.

Dans ou traversant les 10 communes du district de Fléron, VEGA met en évidence 2 projets :

  • le tronçon de la Vesdre prévu pour relier Liège à Verviers (en travaux entre Vaux-sous-Chèvremont et Chênée), itinéraire incomplet et localement très dangereux ;
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  • le tronçon de l’Amblève entre Comblain et Aywaille, attendu depuis longtemps.

Nous proposons également un nouveau tronçon entre Esneux et Clavier via Anthisnes.

A plus long terme, VEGA propose de créer une grande transversale entre Aywaille et Micheroux qui desservirait une série de sites touristiques (grottes de Remouchamps, Monde sauvage d’Aywaille, site de Banneux, le futur musée Impéria en projet à Nessonvaux, le parc provincial de Wégimont).
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Et la province dans tout ça ? Elle dispose de moyens en vue de la transcommunalité mais doit aussi évoluer vers des structures démocratiquement élues en phase avec les bassins de vie, dont la Métropole de Liège et ses 24 communes.
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12 septembre 2018

Elections provinciales

 

 

VEGA dépose des listes dans les

5 districts de l’arrondissement de Liège 

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Communiqué de presse - mercredi 12 septembre 2018
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Après la Ville de Liège, l’arrondissement de Liège. Un mois après avoir présenté la liste de ses 49 candidats aux élections communales de Liège, VEGA déposera ce jeudi des listes complètes de candidats provinciaux dans les districts de Fléron, Liège, Saint-Nicolas, Seraing et Visé.

Depuis 2012, notre coopérative verte et à gauche travaille sur de nombreux dossiers ayant une portée supracommunale, sinon métropolitaine : le Réseau Express Liégeois, le parc du Ry-Ponet, les alternatives au projet de liaison autoroutière CHB (Cerexhe-Heuseux/Beaufays), le réseau structurant de transports publics dans l’agglomération liégeoise… Il est donc naturel de nous présenter au suffrage provincial. Toutes les voix récoltées dans les 24 communes seront utiles ; nos 32 candidats y présenteront un programme en 20 points accessible sur notre site internet www.vega.coop.

Au niveau des établissements scolaires du réseau provincial, de son implication directe ou via les communes dans la gestion des éléments du paysage (cours d’eau de 2e et 3e catégorie, haie bordant la voirie vicinale…), des possibilités d’accompagnement des communes au niveau de projets d’aménagements des espaces publics et de promotion des modes de développement doux…, nous avons des propositions concrètes à faire.

La force de travail que développe VEGA à Liège, couronnée de solides victoires dans les domaines de l’alimentation bio et locale dans les cantines scolaires, la création de nouveaux espaces verts, la réappropriation d’espaces en faveur des piétons…, nous voulons la mettre au profit des habitants de la Province. L’institution est appelée à évoluer progressivement mais ses compétences très complémentaires à celles des communes concernent directement la vie des gens. Il nous paraît donc essentiel qu’elle travaille de manière plus ouverte et plus transparente. La Province est aussi représentée dans de nombreuses intercommunales et elle a donc une responsabilité directe à assumer en matière de contrôle et de rapportage de leur gestion et de la qualité des services publics rendus à la population.

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que les membres et les sympathisant.es de VEGA poursuivent l’aventure politique entamée à Liège en 2012 et l’étendent aux 24 communes de l’arrondissement. Sans disposer du moindre financement public, et donc avec des moyens modestes, notre campagne provinciale sera à l’image de la Coopérative : sans esbroufe mais déterminée. Cette force propositionnelle notoire au sein du Conseil communal de Liège, nous voulons l’incarner au Conseil provincial. Ce sont 427.000 électeurs qui, le 14 octobre, auront la possibilité de nous y conduire.

 

District de Fléron

1. BALTUS Olivier (fonctionnaire et conseiller communal, Trooz)

2. BAIBAY Géraldine (employée, Blegny)

3. DARCIS Damien (professeur d'université, Esneux)

4. QUIRINY Marie-Anne (enseignante retraitée, Stoumont)

5. LEGROS Benjamin (avocat, Soumagne)

6. ROMUS Michèle (gynécologue, Aywaille)

7. FASTRÉ Julien (informaticien dans le logiciel libre, Beyne-Heusay)

 

Pour consulter les candidats des 5 districts de Fléron, Liège, Saint-Nicolas, Seraing et Visé  -->  ici

 



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Posté par infotrooz à 16:22 - - Permalien [#]

09 septembre 2018

Trooz : l'identité de ses territoires

(contact : troozinfo@gmail.com) 

 

. c'est aussi la nôtre

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(extrait)

Les questions d’aménagement du territoire et d’urbanisme méritent une politique volontariste et respectueuse de l’identité de nos territoires. Cela me paraît fondamental, pour une multitude de raisons.

Il est dans notre intérêt à tous que la Commune s’investisse en ce sens, encadre et maîtrise le développement bâti et travaille à l’amélioration du cadre de vie dans la vallée où l’habitat est ancien et le cadre de vie localement très dégradé.

Des espaces comme cette friche privée au carrefour avec la rue Noirivaux à Prayon ou les terrains propriété de la société Lamy à Nessonvaux font ou feront l'objet de projets d'urbanisme qui doivent être évalués au regard des nombreux enjeux urbanistiques mais aussi économiques, sociaux et environnementaux qu'ils portent.

Quelques photos pour s'en convaincre (dans le désordre).
 

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Chemin Trooz - 2ème partie 084

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