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Ce qu'il faut retenir

Durée : 2 heures

Présences : 16 sur 19

Assistance : 4

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Dans la continuité de plusieurs points du règlement de police débattus le 26 février dernier, le Conseil communal a eu à se prononcer sur trois nouvelles propositions en matière de circulation routière ayant pour objectif principal la sécurité des personnes. Une nouvelle fois, le Commissaire Dewez est venu éclairer l’assemblée quant à ces situations précises de terrain. Un grand merci !

Le Conseil a ensuite marqué son accord sur les termes de la convention à passer entre les intervenants de la maison médicale en vue de réaliser un réseau de collaboration autour d'une action médico-psycho-sociale et formative sur notre Commune et en vallée de la Vesdre. C’est Nicolas Sools, le Président du CPAS de Trooz, qui a exposé les objectifs de l’opération qui verra tous ces acteurs privés et publics (CPAS, ONE, Commune de Trooz et son Plan de Cohésion Sociale, Maison des Jeunes…) développer de nouveaux projets. La santé n’est en effet pas qu’une question de diagnostics et de traitements : elle dépend aussi d’éléments tels que la qualité de notre environnement et de nos relations sociales qu’il y a lieu de prendre davantage en compte.

 

Les deux derniers points de la séance publique étaient consacrés à deux motions déposées… par moi-même concernant le devenir de la banque BELFIUS d’une part et des réacteurs nucléaires de Tihange 2 et Doel 3 d’autre part.

 

Point 16 : Le Conseil a voté la motion demandant le maintien de la totalité du capital de la banque Belfius dans le patrimoine public. Christophe Marck et Patrick Jamagne, 2 des 3 élus MR au Conseil, se sont abstenus.

En juillet 2017 éclatait la crise des subprimes aux Etats-Unis qui, un an plus tard, conduisait à une grave crise bancaire et financière qui allait finalement emporter la banque DEXIA, démantelée en 2011 alors que ses activités de banque et d’assurance étaient rachetées par l’Etat belge pour 4 milliards d’euros et logées dans une nouvelle entité, la banque BELFIUS. Quant au Holding communal DEXIA, détenteur des parts des communes dans le capital de la banque, il sera mis en liquidation la même année. Les Communes, dont celle de Trooz, ont donc tout perdu : leur participation historique dans DEXIA et les 500 millions d’euros injectés dans le Holding en 2009, avant l’effondrement du cours des actions de la banque.

Aujourd’hui BELFIUS se porte bien et est valorisé entre 7 et 8 milliards d’euros ; l’Etat fédéral MR - CD&V – VLD - N-VA a prévu (sans le moindre débat public) de vendre 30% de son capital à des investisseurs étrangers (des Hedge Funds) et profiter de l’opération pour prélever 400 millions d’euros afin d’indemniser à hauteur de 40% les 800.000 coopérateurs privés d’ARCO, une coopérative financière.

Cela pose une grande question : pourquoi privatiser une banque publique qui, comme ce fut le cas du Crédit Communal, représente un intérêt stratégique pour le pays, notamment en termes de prestation garantie de services stratégiques à l'économie belge et de prêts aux pouvoirs publics ?

Et une seconde question subsidiaire : en cas de privatisation partielle, pourquoi n’indemniser que la partie privée ARCO ? N’est-il pas légitime que les entités locales, qui ont une mission essentielle de service à la population et rencontrent bien des difficultés financières, soient également indemnisées ? 

17 des 19 conseillers communaux de Trooz ont considéré que ce choix de vendre la banque Belfius était mauvais et, subsidiairement, qu’en cas d’indemnisation le traitement de faveur était inacceptable *.   Motion_Belfius

 

*  Sur la même base de calcul que celle prévue pour Arco, l’indemnisation totale des communes se chiffre à 400 millions d’euros, que les communes pourraient recevoir sous la forme d’une part équivalente dans le capital de BELFIUS.

 belfius

 

 

 

Point 17 : Le Conseil n’a pas voté la motion en faveur de la fermeture immédiate des réacteurs nucléaires de Tihange 2 et Doel 3. Ch. Marck, I. Juprelle, Eric Nori, A. Degée, R. Laineri, G. Martin et M. Jamagne ont voté contre, F. Beltran, E. Vendy, N. Sools, A. Dombard, J. Deglin, O. Baltus et A. Gonzales Sanz ont voté pour, JP. Larose et G. Lallemand se sont abstenus.

Le nucléaire est un sujet complexe, technique et stratégique. La Belgique a quant à elle une difficulté consubstantielle à décider, prenant souvent des demi-décisions et s’engageant dans des demi-réformes. Sauf qu’en matière de production d’électricité et de nucléaire en particulier, cela conduit à de graves impasses. Ensemble, ces deux éléments sont détonants !

La sortie du nucléaire a été décidée par une Loi de 2003 qui la fixe à 2015 (fermeture des centrales nucléaires après 40 années de fonctionnement) ; rien n’ayant été fait pour assurer la transition (ou tout ayant été fait pour contrer la fermeture des réacteurs), elle sera modifiée en 2013 (durée de fonctionnement du réacteur de Tihange 1 prolongée de 40 à 50 ans, jusqu'en 2025) puis en 2014 (idem pour les réacteurs de Doel 1 et de  Doel 2).

Aujourd’hui, le « pacte énergétique », attendu pour fin 2015, n’est toujours pas adopté (il faut dire qu’avec 4 ministres de l’énergie dont Marie-Christine Marghem est la cheffe de file…). Le projet confirme bien la sortie du nucléaire en 2025 et son remplacement par le gaz fossile (9 nouvelles centrales au gaz) et le renouvelable (électricité produite à 40% à partir de sources renouvelables en 2030 et 100% en 2050), mais aussi la réduction de la consommation, le développement du stockage… Dans 7 ans donc, les 7 réacteurs de Tihange et de Doel, qui comptabilisent une puissance nominale de 6.000 MW et interviennent à hauteur d’un peu plus de la moitié de la production d’électricité en Belgique, devront fermer… d'un coup.

Les arguments plaidant pour la fermeture immédiate des réacteurs microfissurés sont dans le projet de Motion_sur_le_nucl_aire. Les arguments des élus qui ont voté contre la motion contestent le danger supérieur que représentent ces 2 réacteurs en particulier, et donc la nécessité de les fermer immédiatement, et font part de la difficulté de s’en passer. Le débat a été constructif et en soi, c’est la démocratie qui a gagné.

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