Compte-rendu... des 7 différences

Durée : 60 minutes

Présences : 16 sur 19

Assistance : 4, dont la Bourgmestre honoraire, Madame Laurent (en parfaite santé). Par contre, 2 mandataires politiques de 1er plan étaient absents : Jacques Gobert, certainement retenu par un de ses très (très) nombreux mandats - rémunérés ou non - , et Jean-Pierre Hupkens, tellement indélicat avec les participants à la manifestation citoyenne avant le Conseil communal de Liège le 2 octobre dernier.

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Les points 11, 12 et 13 concernant  la réfection de la Rue du Thier (phase 2), la réfection de la Rue Grihanster et la réfection de la Place de Forêt-Village sont retirés.

Après les 3 habituels points d’introduction de séance du Bourgmestre et du Directeur Général, Nicolas Sools nous expose les principaux chiffres du compte 2016 du CPAS, à l'ordinaire et à l'extraordinaire. L'occasion de faire rapidement le point quant au fonctionnement de cette importante institution : 113 RIS (personnes qui émargent au Revenu d'Intégration Sociale) au 1er août 2017, 8 articles 60 (RIS remis au travail dans des conditions avantageuses pour l'employeur, avec récupération de leurs droits à l'allocation de chômage), les demandeurs d'asile du Centre de la Croix Rouge à Trasenster qui ne coutent rien à la Commune, le service de repas à domicile qui s'autofinance... Nicolas termine par la 1ère (et dernière) modification budgétaire du CPAS pour l’exercice 2017.

C’est ensuite Isabelle Juprelle qui expose le compte de fin de gestion de Marc Renard, notre Directeur Financier parti à la retraite le 31 août dernier, et qui reçoit quittance pour sa gestion des finances communales (pendant plus de 24 ans). Au point suivant, elle propose au Conseil d’emprunter 450.000 € chez Belfius, dont l’offre un peu plus chère que celle d’ING est néanmoins retenue en raison des services annexes – mais indépendants du marché d’emprunt – que rend la banque (établissement du profil financier et opérations d'encodage dans la comptabilité intégrées de "meilleure façon"). L'appel au marché s'est fait légalement... hors marché public mais après mise en concurrence. Le Bourgmestre Fabien Beltran vient à la rescousse de son échevine et explique que tout considéré, l’offre de Belfius est « moins chère ».

Ils s’en sortent bien les banquiers de chez Belfius. Belfius est le successeur de la banque des communes Dexia, sauvée in-extremis en 2008 de la faillite par les Etats belges et français… avant de sombrer en 2011. Des milliards d’euros d’argent public ont été perdus, dont le bas de laine de nombreuses communes wallonnes parmi lesquelles Trooz. Tout cela en raison de l'avidité, la folie des grandeurs et la prise de risques inconsidérée de ses dirigeants, jamais inquiétés après le scandale malgré l'ardoise monumentale présentée à la population. La Commune de Trooz ayant d’autres emprunts chez Belfius, plusieurs questions se posent : ces services d' "encodage" sont-ils chaque fois remis en cause ? Si oui, cette rente de situation dont bénéficie Belfius est est-elle compatible avec la libre concurrence ? Toutes les autres banques proposent-elles une "intégration" des données incompatible avec la comptabilité communale ? Ironie : après l’avoir sauvée puis rachetée en 2011 pour 4 milliards d’euros, la banque Belfius rapporte de l’argent et... l’Etat belge envisage de la privatiser via une entrée en Bourse et la vente de 30% de ses parts.

Eric Nori présente le projet de modification du PASH au niveau des rues Lonhienne et Boultay. En clair, la zone passera d’un régime d’assainissement autonome à collectif, ce qui signifie que les futures habitations devront rejeter leurs eaux usées dans l’égout et non plus les épurer à la parcelle. Ce sont les futurs lotisseurs qui financeront cet égout jusqu’au carrefour avec la rue Sainry. En attendant la réalisation de cet égout qui ne sera pas construit avant de nombreuses années, le futur lotissement du Boultay traitera ses eaux usées dans une station d’épuration qui, à terme, sera by-passée.

Eric Nori poursuit avec le projet de remplacement de la station d'épuration du Clos Bois Lemoine, reprise en 2011 par la Commune aujourd’hui tenue… de la remettre en état. Justement, vu son état d’épave, une nouvelle station sera construite avant d’être rétrocédée à la SPGE (organisme chargé de coordonner et de financer l’épuration collective des eaux usées en Wallonie) et exploitée par l’AIDE (organisme d’assainissement agréé en Province de Liège). La zone changera donc elle aussi de régime d’assainissement au PASH.

Retour à Isabelle Juprelle qui présente le point ajouté à l’ordre du jour sur la situation de l’enseignement communal au 30 septembre 2017. 434 élèves répartis dans les groupes A et B... Et puis, en bonne communicatrice, Isabelle lit sa longue page de présentation de l'organisation de l'enseignement communal subventionné pour l'année scolaire 2017-2018, sous les yeux immobiles de Mathilde et Philippe.

Le huis clos ne participera pas à rapprocher la majorité de l’opposition (ce n’est pas le but, direz-vous), les points de vue n’étant manifestement pas conciliables. Tout cela masque un peu l'essentiel, mais il me revient effectivement d'envoyer cette lettre ouverte au Bourgmestre pour lui donner l'occasion de nous dire s'il pourra reprendre en mains le PCDR et l'engager dans la voie de meilleures pratiques. Pour cela comme pour beaucoup d'autres choses, la balle est dans le camp des socialistes, ici et ailleurs. L'allusion à une belle illusion ?

Pour rappel : quiconque peut bien entendu toujours réagir sur ce blog aux articles qui y paraissent. Continuez aussi à m'écrire pour partager vos observations et réflexions.     Et de 7.

 

 



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