(contact : troozinfo@gmail.com)

Pourquoi tant d'espaces publics dégradés ?

Ce 15 janvier, un article exposera la situation des principaux espaces publics de Trooz. Il y aura des + et des -

IMG_1707

La place Emile Vandervelde à Fraipont : une place qui n'a plus rien de convivial depuis belle lurette. 

.

Pour bien comprendre... et ne plus refaire les fautes du passé, il est utile de rappeler quelques prémisses et prémices.

La situation insatisfaisante de certains espaces publics de Trooz telle qu'on l'observe aujourd'hui (et que vous découvrirez demain) est le résultat de plusieurs éléments qui ont tous un point commun : le désintérêt !

Dans le chef de certains élus politiques trooziens d'avant la législature actuelle, et au vu de la situation telle que léguée aux 19 élus du Conseil mis en place fin 2012 (dont certains étaient déjà en place... sous la ou les législatures précédentes - cqfd), on peut même parler de négligence coupable.

Je vais pointer juste trois de ces négligences :

  1. le désintérêt en matière d'urbanisme et d'aménagement du territoire dont la manifestation la plus flagrante a été de ne pas doter la commune des moyens légaux qui lui auraient permis de développer une vraie politique en la matière (la majorité actuelle n'est pas blanche comme neige). Entre autres désagréments, cette attitude que je considère comme inexcusable a conduit à la dégradation de notre cadre de vie en autorisant des aménagements ou des constructions sans le moindre égard en terme de cohérence et d'intégration au bâti existant.

    Quand la Commune a - dans des cas bien particuliers - refusé certains permis tant les projets étaient néfastes, l'absence de ces compétences communales formelles a permis aux demandeurs d'obtenir gain de cause après recours auprès du Ministre wallon "compétent".


    Pour poursuivre dans cette veine, c'est aussi en se désintéressant des centres de village que les politiques - encore eux - ont encouragé les habitants qui en ont les moyens à s'installer en périphérie, avec pour conséquence une déstructuration toujours plus poussée de l'habitat. Cela ne s'est pas seulement passé en ville mais aussi "à la campagne", et donc à Trooz.

  2. le désintérêt par rapport aux programmes régionaux porteurs en terme d'aménagement d'espace de vie, de développement rural, de valorisation du patrimoine, d'urbanisme de qualité. Heureusement, le PCDR - initié à la fin de la dernière législature (rendons quand même à César ce qui lui appartient) - délivrera bientôt une série de fiches-projets qui seront réalisées dans les prochaines années, parmi lesquelles une ou deux devraient être consacrées - ne fut-ce qu'en partie - à des espaces publics.

  3. le désintérêt par rapport aux plantations, qui sont pourtant comme la garniture sur un gâteau Saint-Honoré, très largement négligées alors que notre commune dispose d'ouvriers compétents dans cette matière. Le chêne rouge d'Amérique de la Place du 11 novembre s'en rappelle encore.
    .

Exagéré ? Ouvrez les yeux, ayez un minimum de sens critique et d'objectivité. Si vous ne voyez toujours rien, contactez-moi, je vous montrerai.

.

Et la majorité actuelle ?

Elle progresse mais elle a encore bien du chemin à faire, comme on le verra demain. Car il est plus utile - et urgent - que jamais d'enfin considérer les espaces publics et de leur rendre la cohérence et l'harmonie qu'ils n'auraient jamais dû perdre.

On n'a pas fait le monde en un jour ? Non seulement on ne compte plus en jours mais en plus, il est bien légitime de s'impatienter après des années d'inertie.

La Commune de Trooz ne peut aujourd'hui plus manquer de volonté et de vision d'avenir, car :

  • il serait incorrect de dire que la Commune ne dispose d'aucune marge financière ni d'aucune liberté d'entreprendre. On ne vous parle pas de refaire nos places de village comme autant de Piazza del Campo ou del Popolo (ni de place Saint-Pierre d'ailleurs) mais d'au moins leur rendre un aspect avenant ; 
  • il serait incorrect de dire que tout aménagement coûte les yeux de la tête et n'est alors envisageable que très largement subsidié ;
  • il serait incorrect de dire que la configuration particulière de ces espaces et les difficultés de parcage empêchent toute amélioration.

C'est vrai, cela est aussi affaire de priorité. Et bien en voilà une, car il est grand temps que notre commune retrouve des espaces accueillants et qui fassent la fierté de sa population, car jusqu'à présent, ce n'est pas toujours le cas, comme on va le voir.

 

Après cette diatribe, voyons ce que l'on peut faire...

Rendez-vous demain pour un passage en revue (d'une partie) des espaces publics de Trooz.

 

Attention : ce n'est pas aux élus et / ou aux employés communaux à décider seuls comment aménager les places publiques ! Les habitants, les riverains, les usagers doivent participer aux réflexions, si c'est vraiment pour eux que des aménagements sont réalisés. Et non pas leur imposer un aménagement.

Messieurs les membres du Collège, que vous nous proposez-vous ?

 

Capture Péry 2015

Péry : tout un quartier résidentiel qui s'est construit en additionnant les maisons 4 façades les unes aux autres, totalement dénué du moindre espace public digne de ce nom. Le degré zéro en matière d'urbanisme... et ça continue (rue Biche les Prés, rue Sainry...).

 



 

.