Comment équilibrer les (prévisions de) dépenses et les recettes ?   
(partie III) 

(contact : troozinfo@gmail.com)


En les rapprochant l’une de l’autre..., à l’ordinaire comme à l’extraordinaire !

Et en faisant les bons choix, porteurs d’une plus-value et qui s’inscrivent dans une politique réfléchie sur les moyen et long termes.

Soyons honnêtes : la plupart des recettes sont très étroitement encadrées et la plupart des dépenses sont "obligatoires" ; la commune dispose donc d'une marge de manœuvre étroite.

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Diminuer les dépenses :

  • Le personnel communal pèse 54% du budget ordinaire : c’est trop ! On paie en partie les conséquences de certaines décisions malheureuses du passé. La Commune a maintenant déjà décidé de ne remplacer que le personnel strictement nécessaire ; il faut tenir le cap pour diminuer la masse salariale communale jusqu’à 50% du budget.

    Il y a des agents qui ne sont plus vraiment affectés ? Ces personnes ont des compétences et de la motivation ; la Commune a le devoir de leur confier des tâches utiles.

  • Continuer à faire attention aux dépenses en matière d’énergie ; la fermeture des 2 petites écoles de Trasenster et de Trooz, déficitaires en nombre d’élèves, permet de faire des économies (en plus de rationaliser l’organisation de l’enseignement communal fondamental) mais cela ne suffit pas ! C’est aussi les comportements de chacun qui doivent faire la différence.

  • Les charges d’emprunt vont considérablement augmenter dès la concrétisation du prêt pour la partie non subsidiée du projet de la nouvelle école El No à Fraipont. Comment le projet initial a-t-il évolué pour devenir ce mastodonte ? Plus de 4 millions d’euros ! *** Elle sera belle, fonctionnelle, confortable… cette école. Tellement attrayante qu’elle accueillera… des élèves d’autres communes ! Et je vous passe les coûts « secondaires » qui découleront tôt ou tard des difficultés (et embarras) de circulation locale… j’ai voté en faveur de la poursuite de ce projet imaginé par la précédente majorité et je ne reviendrai donc pas dessus. Heureusement, la conjoncture difficile dans la construction nous laisse espérer une vraie concurrence entre les entrepreneurs et une offre de prix intéressante : encore faudra-t-il un suivi très strict du chantier par les architectes communaux, sous peine de déconvenues financières.

    *** Erreur relevée par le Bourgmestre lors du Conseil communal du 17 novembre : le projet de nouvelle école El No à Fraipont n’est pas estimé à « plus de 4 millions d’euros » mais à 3.546.000 € TVAc. En fait, les soumissionnaires ont remis leurs offres qui sont en cours d’analyse. Les prix sont assez bien en deçà de l’estimation.

  • La dotation à la zone de police SECOVA doit être conditionnée à de nouveaux efforts en vue de réduire les prestations de week-end qui coûtent un pont (et on sait à Trooz ce que coûte un pont). Les prestations nécessaires doivent être accomplies, mais « plus de bleu » dans les rues coûte tellement cher que cela en devient impayable. Le « contrôle social », qui fait que l'adolescent qui met ses pieds sur le siège du bus se voit rappelé par l'usager assis en face de lui (vous, moi...) que ses semelles ont été conçues pour accrocher le bitume ou le pavé et non le simili cuir, participe à inculquer les comportements les plus appropriés et respectueux de la vie en société. C’est un peu simpliste mais ça a le mérite de rappeler que chacun peut aussi participer à son niveau à l’« ordre social » (non, je ne parle ni de se faire justice soi-même, ni du renforcement de la coercition).

    Autre idée : et si on dénonçait un peu plus les « fausses » vertus de l’alcool absorbé de manière exagérée en société et ailleurs ? On réduirait ainsi significativement les troubles et les violences en tous genres. La "sécurité", et donc les besoins en la matière, sont donc aussi une question de volontés… politique et individuelle.

  • Les dépenses extraordinaires (investissements dans le patrimoine communal) doivent être limitées à ce qui est vraiment nécessaire. Car de telles dépenses s’imposeront à la Commune dans un avenir plus ou moins proche (le château de La Fenderie, le bâtiment du Service des Travaux… sans compter les imprévus).

    Bien sûr, on aimerait que l’ancienne chapelle de Trooz récemment acquise (pour un euro) soit réhabilitée, ne fut-ce que partiellement ; ce n’est pas le moment, même avec de généreux subsides ! On a vu combien ont coûtés la rénovation de l’ancienne gare de Trooz et l’aménagement de la petite salle communale de Forêt. L’ancienne maison communale située dans la Grand’Rue à Prayon, occupée par le Chas et la Maison médicale notamment, devra à terme être vendue en vue de sa réhabilitation par des institutions privées offrant des services à la population : il n’est pas possible d’y investir de l’argent public. L’école de Trooz, tout récemment désaffectée, est un beau bâtiment : bien sûr, la Commune peut imaginer l’utiliser mais à nouveau, cela coûterait des sommes conséquentes. Sachant que la Commune n’a pas pour vocation de tout faire et doit aussi susciter les initiatives citoyennes et privées, et vu la localisation du bâtiment, elle peut dès à présent réfléchir à sa vente (le projet d’achat et de réhabilitation de l’école de Trasenster par les habitants du hameau est un magnifique exemple). En attendant, le bâtiment doit être préservé de toute dégradation. Même les futurs travaux d’égouttage prévus dans le plan d’investissement en cours (égouttage de la rue de Forêt et 2ème phase de l’égouttage de la rue du Thier) peuvent être mis en stand-by si la Commune estime qu’elle ne dispose pas des moyens nécessaires à leur exécution (oui, je suis pour que l’on progresse dans l’épuration collective des eaux usées, mais je regrette cet étalement urbain qui se traduit par une inflation des coûts d’équipement pour la collectivité). Le Maca à La Fenderie, les 2 bâtiments scolaires de Nessonvaux, la voie lente longeant la Vesdre de Chaudfontaine à Trooz… : tous ces projets doivent être appréhendés en tenant compte des moyens réels dont dispose la commune et, comme cela a déjà été écrit, dans le cadre d’une vision à long terme qui ne reporte pas à « plus tard » tous les efforts à consentir et qui ne sacrifie ou ne néglige pas non plus son patrimoine.

  • On ne peut pas ne pas évoquer une dépense… qu’il est urgent de faire : la relance de l'étude du schéma de structure communal réalisée aux deux tiers, et qui sera bientôt complètement perdue si la Commune de Trooz ne considère pas enfin l’urbanisme comme une matière sérieuse qui conditionne notre bien vivre à tous. Voir les articles des  25 et 29 janvier 2014 et du 13 février 2014.

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