La Commune doit-elle être présente sur tous les fronts ?   

(contact : troozinfo@gmail.com)



Pour rappel, cet article s’intéresse à la communication communale via le Bulletin (semestriel tant qu’à présent…), et non aux activités elles-mêmes.

Et pourtant… Une chose me frappe dans ce programme d’activités rapportées dans les rubriques "Jeunesse, Plan de cohésion sociale et Sports" du Bulletin communal : leur diversité, leur très grand nombre et… le rôle central et direct joué par la Commune.

Au niveau social et culturel, mais aussi sportif et vis-à-vis de la jeunesse, comment et pourquoi la Commune de Trooz s’investit-elle tant dans l’organisation de toutes ces activités, parfois indépendamment des professionnels, de l’enseignement (officiel ou libre) et du monde associatif ?

Pour retisser des liens sociaux, faciliter les rencontres et les échanges entre les générations, aider les personnes précarisées…, répondrez-vous. C’est vrai mais on ne peut pas ne pas penser que si les pouvoirs publics – à tous les niveaux de pouvoir – réalisent tant d’efforts pour cela, c’est que notre société génère bien des exclusions, de la solitude et des souffrances !

Pour promouvoir les activités physiques et une hygiène de vie saine aussi.  

Enfin, pour offrir à plusieurs jeunes des possibilités supplémentaires et encadrées de découverte, d'apprentissage et d'évasion.

La Commune est le niveau de pouvoir le plus proche des citoyens ; elle a donc un rôle particulier à jouer. Mais...

  • l’école, au sein de laquelle les enfants passent tout de même des dizaines d’heures par semaine, ne peut-elle pas / plus éveiller et divertir les enfants en plus de transmettre du savoir ? L’enseignement n’est-il pas en soi source d’éveil et de divertissement, ou dit autrement, l’éveil et le divertissement en tant que vecteurs de savoirs ne sont-ils pas déjà bien présents dans les écoles ?
  • le monde associatif n’est-il plus à même de proposer suffisamment d'activités motivantes aux divers publics ?
  • les professionnels (qu'ils soient institutionnels ou non) de la recherche d'emploi, de la formation, du divertissement... ne peuvent-ils plus répondre aux besoins ?
  • les citoyens (vous, eux, moi) n’ont-ils pas une responsabilité directe et un rôle personnel à jouer, notamment via nos relations "aux autres" ?

La réflexion pose encore bien d’autres questions…

  • quel rôle jouent certains parents dans l’éducation et l’éveil de leurs enfants… ? Et quel rôle leur laisse-t-on encore jouer ?
  • ces activités ne sont-elles pas pour certains une manière de faire garder leurs enfants ?
  • le monde associatif, animé le plus souvent par des bénévoles, peut-il encore trouver sa place ?
  • est-ce bien à la Commune de proposer de telles activités ? Ne doit-elle pas aussi encourager plus vigoureusement les initiatives associatives et citoyennes ?
  • est-ce vraiment pertinent de proposer des activités d’éveil et de divertissement des enfants (petits et grands) si diverses (et si régulièrement hors de la Commune), au risque… de n’aborder que superficiellement tous ces sujets ?  
  • les enfants et familles qui rencontrent les plus grands besoins dans le contexte exposé ci-dessus, sont-ils suffisamment représentés parmi le public participant aux activités ?
  • les activités qui sont suivies pas un nombre restreint de personnes doivent-elles être maintenues ?
  • certaines activités ne sont-elles pas redondantes, et leurs résultats sont-ils évalués ?
  • quelle est la plus-value de l'assistance communale en matière de recherche d'emploi par rapport aux organismes professionnels ?
  • la charge de travail pour les employés communaux est-elle acceptable au regard des autres missions et priorités ?

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Mais deux questions plus fondamentales demeurent :

  1. au niveau social : qu’est-ce qui génère tant d’incohésion sociale ?

    Il n’y a pas de réponse facile, mais certainement est-elle liée à notre mode de vie « moderne » qui accorde beaucoup d’importance à la performance, l’ambition, l’épanouissement personnel, la possession, l’immédiateté…

    La situation d’aujourd’hui montre à l’évidence que notre système de sécurité sociale (tant vanté) et tous les programmes mis en œuvre par les pouvoirs publics ne permettent pas de se passer des relations humaines et de l’entraide directe entre les personnes. Il serait simplement bon de ne jamais l’oublier.

    A noter 2 facteurs parmi d’autres qui, au niveau local, affectent les liens sociaux entre les gens :

    -   la dispersion de l’habitat sur le territoire et les difficultés de déplacement ;
    -   la communication insuffisante concernant les activités locales (combien de fois n’ai-je pas entendu qu’il ne se passait rien à Trooz, ce qui est évidemment complètement faux).

  2. au niveau décisionnel et organisationnel : les citoyens, auxquels sont destinées toutes ces activités, participent-ils d'une manière ou d'une autre à leur programmation.

    Plusieurs structures pourraient être sollicitées : le conseil des aînés (attendu de longue date), les associations de parents, les Conseils d'Enfants et de Jeunes (dans une certaine mesure)...

Pour revenir… à la communication dans le Bulletin communal…, on aimerait trouver quelques réponses à ces questions, sinon une ligne de conduite un peu plus claire de la politique communale.

Tout ce programme d'activités mériterait aussi d'être mieux connu des Trooziens, tous susceptibles d'en bénéficier.  

 

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