C’est en 1498 qu’un habitant de Vaux-sous-Olne, Henry Dombret, achète une parcelle traversée par le ruisseau de Vaux pour y construire un « marteal » (usine à battre les métaux), à l’emplacement actuel de la Cour Monville. Cet atelier de travail du fer sera l’un des premiers d’une longue série qui, 4 siècles durant, animeront de leurs coups de marteau la vallée de la Vesdre de Goffontaine à Chaudfontaine : forges, clouteries, laminoirs, ferblanteries, platineries… et ateliers de fabrication de canons de fusils, dont la région se fera une spécialité, notamment la technique du « damas » dans la 2ème moitié du 19e siècle.   

La force hydraulique, la navigabilité de la Vesdre, le savoir-faire des artisans et, à partir de 1843, la ligne de chemin de fer de la Vesdre sont autant d’atouts dont profitera Nessonvaux qui, au fil du temps, diversifiera ses industries. En plus des usines à canon, les moulins à écorce et à farine, l’industrie lainière… assureront pendant un siècle la prospérité de la région. De quelques masures isolées au XVIe siècle, Nessonvaux deviendra très progressivement un village, avec ses commerçants, ses bistrots...


Les voitures Impéria

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C'est surtout pour l'usine d'automobiles Impéria que Nessonvaux a une place dans l'histoire industrielle belge. Derrière sa façade à l’architecture éclectique et aux nombreuses références néo-gothiques de la rue Gomélevay (N61), des générations d’ouvriers conduites par des industriels ingénieux et ambitieux ont, depuis 1848, construit des canons et des vélos, des motos puis, dès 1908, des voitures de la marque Impéria qui participeront à de nombreuses courses automobiles.

En 1928, une piste d’essai est même construire en partie sur les toits ! A partir de 1938, l’usine commence aussi à produire des machines-outils pour permettre l’équipement des véhicules automobiles… et faire face à la perte de rentabilité de cette activité historique.

D’autres marques imprègnent l’histoire de cette usine : rachat de la firme faillie Minerva en 1934, montage des voitures anglaises Vanguard en 1948, construction de motos allemandes Adler en 1949, montage de voitures Triumph à partir de 1950 et Alfa-Roméo à partir de 1953. Gravement touchée par la crise de 1930, privée des moteurs allemands Adler pendant la seconde guerre mondiale, et enfin victime de son étroitesse et de sa mauvaise accessibilité, l’usine fermera définitivement ses portes en 1958.

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Dans les premières années d’après-guerre, plus de 1.500 voitures sont produites chaque année dans l’usine qui couvre plus de 20 hectares et emploie jusqu’à 750 personnes !

 

 



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