En 1581 fut construite ici une des plus anciennes fenderies de la région. Quelques années plus tard s’y ajoute une platinerie... Au cours des siècles, des ouvriers et artisans travailleront dans ces forges et ateliers spécialisés pour fendre les barres de fer en baguettes et vergettes, forger des clous, traiter des tôles et fers plats pour l'armurerie et les ustensiles, forger des canons de fusils… À la fin du 18e siècle, près d’une vingtaine d’usines de construction de canons travaillaient le long de la Vesdre et de ses affluents, à Nessonvaux pour la plupart mais aussi à Olne, Fraipont et Trooz.

1 avril 002 

IMG_1390

Le site classé des fenderies est le témoin de plus de quatre siècles de vie laborieuse du travail du fer dans la vallée de la Vesdre.
A gauche : le bâtiment du maca, dont la réhabilitation en une petite salle profiterait à tout le site.
A droite : une ancienne forge au pied du château.

L'essor de l'industrie armurière dans la vallée remonte à 1830. Il est lié à la découverte et au succès d'un type extraordinaire de canon, fleuron de l’armurerie liégeoise : le « damas », technique sophistiquée réservée à des fusils de luxe (armes de chasse). Le canonnier forme d'abord un paquet (la masse) constitué d’un arrangement calculé de plaques et de barres de fer et d’acier selon le dessin que l'on veut obtenir. Les masses sont ensuite corroyées (battues et soudées à chaud) dans un laminoir pour en faire des baguettes ; celles-ci sont torsadées, assemblées par 3, 4 ou 5… puis forgées en un long ruban. C'est ce ruban de fer et d'acier que le canonnier enroule transversalement sur un mandrin, formant un long ressort à spires jointives ensuite soudées à la forge. Après polissage, ces canons montraient des dessins variés et élégants, dans la masse même du métal.

La période 1880 – 1890 marque l’apogée de cette activité dans la vallée. Pour de multiples raisons liées essentiellement aux mutations industrielles de la fin du 19e siècle, l’industrie armurière dans la vallée de la Vesdre périclitera ensuite rapidement pour s’éteindre après la 1ère guerre mondiale. Quelques ateliers subsisteront cependant jusqu’à la fin des années 60.

 



.